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L'UE va fournir une nouvelle aide militaire de 500 millions d'euros à l'Ukraine

- L'Union européenne va fournir une aide militaire supplémentaire de 500 millions d'euros à l'Ukraine pour l'aider à se défendre contre l'invasion russe, a déclaré vendredi le chef de la diplomatie de l'Union européenne Josep Borrell.

- Le premier procès pour crime de guerre depuis l'invasion russe de l'Ukraine débutera le 18 mai à Kiev, un jeune soldat russe se trouvant sur le banc des accusés, suspecté d'avoir tué un homme de 62 ans.

- Les Etats-Unis ont accusé l'armée russe d'avoir transféré "de force" en Russie "plusieurs milliers" d'Ukrainiens depuis le début de la guerre fin février, souvent en passant par des "camps de filtration" où ils sont soumis à un traitement "brutal". Kiev a avancé le nombre de 1,2 million de personnes déportées par Moscou en Russie.

- Un rapport des autorités suédoises a ouvert la voie à une adhésion du pays à l'Otan, en multipliant les conclusions favorables avant la décision du pays nordique attendue dans les prochains jours.

- Des images satellites de la société américaine Maxar montrent un navire de ravitaillement russe en feu au large de Snake Island, en mer Noire. Selon un porte-parole des forces armées ukrainiennes, le navire russe "Vsevolod Bobrov" a été touché et incendié par les forces ukrainiennes.

Suivi assuré par la rédaction RTSinfo

00h00

La suite des événements

Retrouvez ici en détail la suite des événements: Le premier procès pour crime de guerre débutera le 18 mai à Kiev

23h40

Washington accuse Moscou du transfert "de force" d'Ukrainiens en Russie

Les Etats-Unis ont accusé jeudi l'armée russe d'avoir transféré "de force" en Russie "plusieurs milliers" d'Ukrainiens depuis le début de la guerre fin février, souvent en passant par des "camps de filtration" où ils sont soumis à un traitement "brutal".

Kiev a avancé le nombre de 1,2 million de personnes déportées par Moscou en Russie. Les autorités ukrainiennes dénoncent aussi l'existence de "camps de filtration" russes, souvent dans les territoires contrôlés par la Russie dans l'est de l'Ukraine, par où passent ces "déportés".

"Les Etats-Unis estiment que les forces russes ont transféré au moins plusieurs milliers d'Ukrainiens dans ces camps de filtration, et évacué au moins plusieurs dizaines de milliers d'autres en Russie ou dans des territoires contrôlés par la Russie, parfois sans dire aux évacués quelle était leur destination finale", a déclaré jeudi l'ambassadeur américain auprès de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) Michael Carpenter.

20h35

De nombreux habitants de Kiev sont déjà rentrés

Alors que les combats s'intensifient dans le Donbass (est de l'Ukraine) et que l'étau se resserre autour des combattants retranchés dans l'usine Azovstal à Marioupol, la ville de Kiev est pour l'instant libérée de la menace d'une nouvelle attaque russe.

Conséquence: les deux tiers des habitants de la capitale ukrainienne sont rentrés en espérant retrouver une vie normale. "Maintenant nous sommes en sécurité, rien à voir avec la situation d'il y a un mois", témoigne une jeune femme dans le 19h30.

Mais tous ne peuvent pas rentrer chez eux. "Nous sommes en train de réfléchir", souligne une autre habitante dont l'appartement se situe dans l'un des premiers quartiers bombardés par les forces russes le 24 février. "Vous savez, tout peut basculer à nouveau et ils peuvent encore bombarder la ville".

>> Voir le sujet d'Annabelle Durand:

Désormais éloignée de la menace russe, Kiev retrouve peu à peu ses habitants qui avaient fui. [RTS]
Désormais éloignée de la menace russe, Kiev retrouve peu à peu ses habitants qui avaient fui. / 19h30 / 2 min. / le 12 mai 2022

19h15

Kiev discute avec Moscou de l'évacuation de 38 soldats ukrainiens blessés

Kiev mène des "pourparlers difficiles" avec la Russie sur l'évacuation de 38 militaires ukrainiens grièvement blessés, qui se trouvent dans les sous-sols de l'aciérie Azovstal, dernière poche de résistance ukrainienne à Marioupol assiégée par les forces russes.

"Aujourd'hui les pourparlers ne portent que sur 38 soldats grièvement blessés. Nous travaillons étape par étape", a déclaré la vice-Première ministre ukrainienne Iryna Verechtchouk sur Telegram, réfutant le chiffre de 500 à 600 personnes avancé par certains médias.

"Nous menons des négociations très difficiles sur l'évacuation des combattants grièvement blessés d'Azovstal en échange des Russes capturés", a-t-elle ajouté. Iryna Verechtchouk avait indiqué mardi que "plus d'un millier" de militaires ukrainiens dont "des centaines de blessés" se trouvaient toujours dans l'immense complexe d'Azovstal.

18h45

La Finlande toute proche d'une candidature "historique" à l'Otan

Le président et la Première ministre de la Finlande se disent favorables à une adhésion "sans délai" à l'Otan, un immense pas vers une décision qui devrait être officialisée dimanche.

Conséquence directe de l'invasion de l'Ukraine par Moscou, la candidature finlandaise devrait aller de pair avec une demande d'adhésion suédoise, attendue elle aussi dans les prochains jours.

Après ce communiqué de l’exécutif finlandais, un mot revient partout dans les médias et parmi les acteurs politiques à Helsinki: il s'agit d'un pas "historique".

>> Les précisions de Frédéric Faux dans Forum:

L'exécutif finlandais plaide pour une adhésion sans délai à l'OTAN [RTS]
L'exécutif finlandais plaide pour une adhésion sans délai à l'OTAN / Forum / 3 min. / le 12 mai 2022

>> Voir aussi le sujet du 19h30:

Après l'invasion russe de l'Ukraine, la Finlande veut entrer à l'OTAN. La Suède pourrait suivre la même voie. [RTS]
Après l'invasion russe de l'Ukraine, la Finlande veut entrer à l'OTAN. La Suède pourrait suivre la même voie. / 19h30 / 2 min. / le 12 mai 2022

Le secrétaire général de l'Otan, Jens Stoltenberg, a salué la volonté des dirigeants finlandais d'intégrer l'Alliance, en promettant un processus "sans heurts" qui se déroulera "rapidement".

Le Kremlin, par la voix de son porte-parole Dmitri Peskov, a lui aussi immédiatement réagi à la déclaration finlandaise en affirmant qu'une adhésion du pays nordique à l'alliance militaire occidentale constituerait "assurément" une menace contre la Russie.

>> Les explications de Jean-Didier Revoin dans Forum:

La Russie réagit à l'adhésion de la Finlande à l'OTAN [RTS]
La Russie réagit à l'adhésion de la Finlande à l'OTAN / Forum / 2 min. / le 12 mai 2022

>> L'analyse de Tristan Dessert dans le 19h30:

Tristan Dessert analyse le possible élargissement de l'OTAN à la Finlande et à la Suède. [RTS]
Tristan Dessert analyse le possible élargissement de l'OTAN à la Finlande et à la Suède. / 19h30 / 1 min. / le 12 mai 2022

18h10

L'ONU réclame l'arrêt des bombardements d'écoles

Lors d'une réunion du Conseil de sécurité convoquée à la demande de la France et du Mexique, l'ONU a réclamé l'arrêt des bombardements d'écoles en Ukraine tout en dénonçant leur utilisation à des fins militaires.

"Ces attaques (d'écoles) doivent cesser", a souligné un haut responsable du Fonds des Nations Unies pour l'enfance (Unicef), Omar Abdi. "Jusqu'à la semaine dernière, au moins 15 des 89 écoles soutenues par l'Unicef dans l'est de l'Ukraine avaient été endommagées ou détruites depuis le début de la guerre" le 24 février, a-t-il déploré.

Lors du débat, le Mexique et la France ont rappelé que les attaques d'écoles étaient une violation flagrante du droit humanitaire.

17h30

La phase critique de l'accueil des réfugiés est derrière en Suisse

Les Ukrainiennes et Ukrainiens sont désormais moins nombreux à entrer en Suisse et leur hébergement est assuré, affirme le Secrétariat d'Etat aux migrations (SEM). Le principal défi est désormais de les prendre en charge correctement.

Ils ne sont désormais plus que 300 à 500 réfugiés à entrer quotidiennement en Suisse, a rapporté le directeur de l'état-major de crise pour l'asile au SEM David Keller.

La moitié des 9000 lits disponibles dans les centres d'asile fédéraux sont libres. Et les structures cantonales et communales disposent d'au moins 7600 places, a précisé la secrétaire générale de la Conférence des directeurs cantonaux des affaires sociales (CDAS).

Avenir du statut S en suspens

Gaby Szöllösy a également appelé à réfléchir à l'avenir du statut S. "Il semble que les personnes en bénéficiant resteront plutôt longtemps en Suisse", a-t-elle estimé.

Depuis le début de la guerre en Ukraine, 48'717 réfugiés de ce pays se sont enregistrés en Suisse. Ils sont 46'203 à avoir obtenu le statut de protection S, a indiqué le SEM sur Twitter.

17h10

L'ONU lance une enquête sur les exactions dans plusieurs régions

Le Conseil des droits de l'homme de l'ONU a mandaté la Commission d'enquête internationale sur l'Ukraine pour une investigation spéciale sur les violations dans plusieurs régions.

Dans une résolution approuvée par 33 pays (avec les oppositions de la Chine et de l'Erythée et 12 abstentions), il demande à la Commission d'enquête internationale qu'il avait lancée en mars dernier une investigation spéciale sur les exactions dans les régions de Kiev, Tcherniguiv, Kharkiv et Soumy. Un rapport devra être rendu en février prochain.

De son côté, la Haute commissaire aux droits de l'homme Michelle Bachelet devra évaluer les violations à Marioupol lors d'un discours devant le Conseil lors de la session qui démarre mi-juin à Genève.

Cette 34e session spéciale a été organisée près de trois mois après le début urgent qui avait abouti au lancement de la Commission d'enquête internationale. Elle a été soutenue par plus de 50 pays, dont la Suisse.

16h55

La barre des 6 millions de réfugiés ukrainiens a été franchie

Environ 48'000 personnes supplémentaires ont quitté l'Ukraine durant les dernières 24 heures, selon les données du Haut-Commissariat pour les réfugiés (HCR). Le seuil des 6 millions d'Ukrainiennes et d'Ukrainiens exilés depuis le début de l'invasion russe a ainsi été franchi.

Avec près de 3,3 millions de réfugiés, la Pologne reste le premier pays à recevoir ceux qui arrivent depuis son voisin. Suivent la Roumanie (près de 900'000), la Russie (près de 790'000), la Hongrie (plus de 580'000), la Moldavie (plus de 450'000) et la Slovaquie (plus de 400'000).

A ces chiffres s'ajoutent un peu plus de 100'000 personnes qui ont rejoint la Russie depuis les républiques autoproclamées de Donetsk et Lougansk dans les jours qui ont précédé la guerre.

Depuis le début du conflit, plus de 1,5 million de mouvements vers l'Ukraine ont aussi été observés.

16h35

Kiev saisit les avoirs de Sberbank en Ukraine

L'Ukraine a donné son feu vert à la saisie des actifs de la filiale locale de la principale banque russe, Sberbank.

Concrètement, le Conseil de sécurité ukrainien a approuvé la saisie de 100% des actions de la banque de réserve internationale appartenant à Sberbank Russie, décision validée par un décret présidentiel et approuvée par la Rada (parlement ukrainien).

Sont également nationalisées 99,8% des actions de Prominvestbank, banque basée à Kiev et détenue par un organisme de l'Etat russe, la banque de développement Vnesheconombank (VEB).

Les autorités ukrainiennes ont également décidé de saisir les actifs financiers des deux banques, sans en préciser le montant.

16h05

Gazprom ferme un gazoduc clé traversant la Pologne

Le géant gazier russe Gazprom a annoncé jeudi cesser d'utiliser un gazoduc clé pour le transit de gaz à l'Europe via la Pologne, en réplique aux sanctions occidentales imposées à la Russie à cause de son offensive en Ukraine.

L'adoption des contre-sanctions russes "signifie une interdiction d'utiliser un gazoduc appartenant à EuRoPol GAZ (qui exploite la partie polonaise du gazoduc Yamal-Europe) pour transporter du gaz russe à travers la Pologne", a indiqué Gazprom dans un communiqué sur Telegram.

15h40

Kiev appelle à couper "l'oxygène énergétique" de la Russie

L'Europe doit couper "l'oxygène énergétique" de la Russie et mettre un terme définitif à sa dépendance envers le gaz russe, a réclamé le ministre ukrainien des Affaires étrangères lors d'une visite à Berlin.

"La Russie a montré (...) qu'elle n'était pas un partenaire fiable, et l'Europe ne peut pas se permettre" dans ces conditions de continuer à traiter avec Moscou, a fait valoir Dmytro Kouleba lors d'une conférence de presse avec le vice-chancelier et ministre allemand de l'Economie Robert Habeck.

15h20

L'Occident souffre plus des sanctions que la Russie, assure Vladimir Poutine

Le président russe estime que l'Occident souffre davantage que la Russie des sanctions imposées à Moscou. "Nous le voyons avant tout en regardant une forte hausse de l'inflation en Europe, qui frôle 20% dans certains pays", a-t-il affirmé lors d'une réunion consacrée aux questions économiques.

Vladimir Poutine se vante en revanche d'une grande résistance de l'économie russe face aux "défis extérieurs". Il se félicite du ralentissement "progressif" de l'inflation après son envolée à 16,7% en mars, ainsi que du renforcement du rouble, qui fait preuve jeudi d'une remontée en puissance record depuis le début de l'année 2020.

15h05

Le total des fonds russes bloqués en Suisse est en recul

La Suisse a bloqué 6,3 milliards de francs de fonds russes, a indiqué l'ambassadeur Erwin Bollinger devant les médias. C'est moins que début avril, car certains fonds ont depuis été débloqués.

Début avril, 7,5 milliards de francs étaient bloqués, a-t-il rappelé. Depuis, 2,2 milliards supplémentaires ont encore été bloqués mais 3,4 milliards ont été débloqués. Les banques ont été proactives et ont gelé des avoirs par précaution, a-t-il expliqué.

>> Les précisions de Marc Menichini dans Forum:

La Suisse débloque une partie des fonds russes gelés [RTS]
La Suisse débloque une partie des fonds russes gelés / Forum / 2 min. / le 12 mai 2022

>> Lire aussi: La Suisse débloque plus de trois milliards de francs d'avoirs russes

14h50

La répartition des réfugiés entre cantons sera un peu plus flexible

Les cantons ont décidé d'affiner la clé de répartition des réfugiés. De nouvelles exceptions ont été décidées, a indiqué jeudi Gaby Szöllösy, secrétaire générale de la Conférence des directeurs cantonaux des affaires sociales, devant les médias.

Depuis fin avril, la clé de répartition habituelle, proportionnelle à la population, est de nouveau appliquée. Des exceptions sont toutefois prévues pour les familles nucléaires ou les personnes vulnérables.

Eviter le désenclassement des enfants

Des cas de rigueur ne sont toutefois pas couverts par ces exceptions. Dans certaines conditions, ces personnes pourront rester dans un canton qui accueille déjà plus de réfugiés que prévu, a-t-elle précisé. Il faut notamment que le canton soit d'accord. Cela permettra d'éviter des déplacements de familles qui ont déjà mis leurs enfants à l'école.

Gaby Szöllösy a assuré que les cantons seraient "généreux" pour les cas de rigueur. "Mais ce n'est pas un droit. " Et d'appeler tous les requérants à s'enregistrer pour faciliter le travail des cantons, permettre une bonne répartition de la prise en charge des réfugiés, ainsi qu'un meilleur accompagnement de ces derniers.

14h30

Aide de l'UE pour débloquer les exportations de céréales de l'Ukraine

La Commission européenne va aider l'Urkaine à débloquer ses exportations de céréales en créant une plateforme pour mobiliser des capacités de fret accrues et coordonner leur stockage avec les Etats membres, selon un plan annoncé jeudi.

Alors que la Russie impose un blocus aux ports ukrainiens, "20 millions de tonnes de céréales stockées dans les silos doivent quitter l'Ukraine dans les trois mois (d'ici les prochaines récoltes) via les infrastructures de l'UE (...) Il faut optimiser les chaînes logistiques, éviter les goulots d'étranglement" aux frontières, a expliqué la commissaire aux Transports, Adinea Valean.

L'exécutif européen va créer "une plateforme de mise en relation" associant services de la Commission, entreprises de transport et négociants pour faire correspondre offre et demande.

13h45

Dans le métro de Kharkiv, les rescapés se façonnent un semblant de quotidien

Dans l’est de l’Ukraine, la vie reprend peu à peu après les violents bombardements de l'invasion. A Kharkiv, ville du nord-est du pays, les familles dont les logements ont été détruits recréent un semblant de quotidien dans le métro de la ville où elles ont trouvé refuge.

Dans la station Studentska, Tatiana et son mari Dmitry prépare un borscht dans le coin cuisine aménagé dans un couloir du métro. Fin février, ils ont quitté leur appartement de Saltivka , endommagé par une explosion sur l’immeuble voisin. Leur fils Misha a sept mois, dont déjà deux passés ici.

Un semblant d'intimité

"Déjà en temps de paix, ça paraissait difficile d’avoir un bébé. Mais finalement on réalise maintenant que c’était facile. Ici, il y a tout le temps de la lumière, beaucoup de gens, il faisait froid et beaucoup de gens sont malades", témoigne Dmitry, 32 ans.

Tatiana, son épouse, est championne régionale d’échecs. Elle s’entraîne dans le métro. Des douches ont été improvisées. L’aide alimentaire est directement livrée dans les stations.

Les conditions sont spartiates pour les habitants et habitantes du métro. Chacun tente malgré tout de se créer un petit espace, un semblant d’intimité malgré tout.

>> Le reportage du 12h45:

À Kharkiv, sous siège russe, la vie des habitants qui n'ont pas fui s'organise dans les stations de métro [RTS]
À Kharkiv, sous siège russe, la vie des habitants qui n'ont pas fui s'organise dans les stations de métro / 12h45 / 2 min. / le 12 mai 2022

13h10

Berlin accuse la Russie d'utiliser l'énergie "comme une arme"

Le ministre allemand de l'Energie a accusé la Russie d'utiliser désormais l'énergie "comme une arme" après les sanctions imposées par Moscou à plus de 30 sociétés énergétiques occidentales et la réduction observée des flux de gaz vers l'Europe.

"La situation s'aggrave car l'énergie est désormais utilisée comme une arme de plusieurs manières", a indiqué Robert Habeck lors d'une conférence de presse, alors que le transit de gaz russe via l'Ukraine vers la première économie européenne a baissé de près de 40% en deux jours selon les données des opérateurs.

12h30

Construction d'un village de conteneurs pour réfugiés à Berne

Un village de conteneurs appelés à héberger des réfugiés ukrainiens est en train de sortir de terre sur un grand terrain de la ville de Berne. Il devrait accueillir ses premiers habitants d'ici deux à trois semaines.

Environ 200 personnes sont attendues dans un premier temps. A terme, cette infrastructure temporaire pourrait héberger jusqu'à un millier de réfugiés ukrainiens. Ce lotissement, qui comptera cinq modules d'habitation, sera achevé par étapes.

En plus des unités d'habitation, qui sont dotées d'une cuisine et d'installations sanitaires, il y aura des locaux pour accueillir une école et des activités sociales, a souligné la Ville de Berne. L'accès à internet est aussi garanti.

Le complexe de conteneurs type Portakabin érigé à Berne pour pouvoir accueillir jusqu'à mille réfugiés ukrainiens. [Peter Klaunzer - Keystone]Le complexe de conteneurs type Portakabin érigé à Berne pour pouvoir accueillir jusqu'à mille réfugiés ukrainiens. [Peter Klaunzer - Keystone]

Les habitants de ce village auront accès à des offres de formation, des activités de loisirs, des services de placement d'emploi ainsi qu'à des services médicaux. L'exploitation du site est assurée par l'Armée du Salut.

Pour les autorités municipales bernoises, les réfugiés doivent mener une vie de façon autonome et être coresponsables du logement et s'impliquer dans la gestion du site. Ce lotissement est conçu pour un séjour de courte durée.

12h15

La Berd lève un milliard d'euros auprès de ses donateurs

La présidente de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (Berd), Odile Renaud-Basso, a déclaré que son institution avait levé un milliard d'euros cette semaine pendant son assemblée générale annuelle pour aider l'Ukraine.

Ces fonds seront déployés en plus des 2 milliards d'euros d'un "fonds de résilience" qui avaient déjà été débloqués au début de l'invasion russe en Ukraine.

12h10

Près de 260 foyers neuchâtelois accueillent des réfugiés

Plus de 80% des 848 réfugiés en provenance d'Ukraine et vivant dans le canton de Neuchâtel sont hébergés chez des personnes ou familles d’accueil. Au total, près de 260 foyers ont ouvert leur porte.

Pour faciliter la cohabitation, une rencontre en visio-conférence est organisée le 30 mai à l’attention des personnes et familles accueillantes, a indiqué jeudi le canton. Une adresse de courriel spécifique (fah.ukraine@ne.ch) est disponible pour récolter toutes les questions.

12h05

L'Ukraine dénonce à l'ONU "la liste interminable" des exactions russes

L'Ukraine et ses alliés ont dénoncé à l'ONU "la liste interminable" des exactions commises par la Russie depuis l'invasion du 24 février, lors d'une session extraordinaire du Conseil des droits de l'homme que Moscou a boycottée.

A l'issue de la réunion, demandée par Kiev, les 47 Etats membres du Conseil doivent se prononcer sur un projet de résolution demandant une "enquête" de la commission internationale de l'ONU sur l'Ukraine à propos de graves violations des droits de l'homme, reprochées aux troupes d'occupation russes  dans les régions de Kiev, Tcherniguiv, Kharkiv et Soumy à la fin de février et en mars 2022, "en vue de demander des comptes aux responsables".

>> Les précisions du 12h30:

La salle du Conseil des droits de l'homme des Nations unies au Palais des Nations à Genève, en février 2020 [Denis Balibouse - Reuters]Denis Balibouse - Reuters
Le Conseil des Droits de l’Homme réuni à Genève suite à la guerre en Ukraine / Le 12h30 / 1 min. / le 12 mai 2022

"Des milliers de personnes dans mon pays ont perdu la vie. Les bombardements et les tirs russes font partie de notre vie quotidienne", a déclaré la Première vice-ministre des Affaires étrangères de l'Ukraine, Emine Dzhaparova, à l'ouverture des débats, dans une allocution vidéo.

"Torture et disparitions forcées, violences sexuelles et de genre, la liste des crimes russes est interminable", a-t-elle dénoncé, avant de brandir une feuille sur laquelle un petit garçon violé devant sa mère a dessiné un tourbillon de lignes noires.

Durant les débats, de nombreux diplomates alliés de Kiev, mais également l'ONU, ont fait part de leur horreur et indignation face aux souffrances endurées par les Ukrainiens.

12h00

Un commandant assiégé à Marioupol demande l'aide d'Elon Musk

Un commandant ukrainien faisant partie des combattants assiégés par les forces russes dans l'usine Azovstal à Marioupol a lancé mercredi un appel à l'aide adressé directement au milliardaire américain Elon Musk pour qu'il intervienne afin de les sauver.

"Les gens disent que vous venez d'une autre planète pour apprendre aux gens à croire en l'impossible. (...) A l'endroit où je vis, il est presque impossible de survivre", a tweeté Sergueï Volyna, commandant de la 36e Brigade des Marines de Marioupol.

"Aidez-nous à quitter Azovstal pour un pays tiers. Si ce n'est pas vous, qui d'autre? Donnez-moi une piste", a-t-il poursuivi, indiquant avoir créé un compte sur Twitter spécifiquement pour interpeller directement l'homme le plus riche du monde qui essaie d'acheter le réseau social pour 44 milliards de dollars.

Le militaire a demandé "à chaque personne de la planète Terre" d'aider à faire en sorte qu'Elon Musk soit au courant de son appel.

11h50

L'adhésion de la Finlande à l'Otan se déroulera "sans heurts et rapidement"

Le secrétaire général de l'Otan, le Norvégien Jens Stoltenberg, a salué jeudi la volonté des dirigeants finlandais d'intégrer l'Alliance atlantique et leur a promis un processus d'adhésion "sans heurts" et rapide.

"Il s'agit d'une décision souveraine de la Finlande (...) Si la Finlande décidait de postuler, elle serait chaleureusement accueillie au sein de l'Otan et le processus d'adhésion se déroulerait sans heurts et rapidement", a-t-il assuré dans une déclaration.

11h30

Pour le Kremlin, la Finlande dans l'Otan serait "assurément" une menace

L'adhésion de la Finlande à l'Otan serait "assurément" une menace pour la Russie, a estimé le porte-parole du Kremlin.

"L'élargissement de l'Otan et le rapprochement de l'Alliance de nos frontières ne rend pas le monde et notre continent plus stable et plus sûr", a déclaré Dmitri Peskov à la presse, répondant "assurément" à la question de savoir si la Russie considérerait une entrée de la Finlande dans l'Otan comme une menace.

11h20

Les exportations de céréales de l'Ukraine en forte baisse en mai

Les exportations de céréales de l'Ukraine ont chuté de plus de moitié depuis le début du mois de mai par rapport à l'an dernier, montrent les statistiques publiées par le ministère de l'Agriculture.

Elles sont revenues à moins de 300'000 tonnes contre 667'000 tonnes sur la période correspondante en mai 2021, un volume qui dépasse néanmoins celui enregistré sur l'ensemble du mois de mars, le premier mois complet après l'invasion du pays par l'armée russe.

L'Ukraine exportait jusqu'à six millions de tonnes de céréales par mois avant cette invasion.

11h00

Conséquences drastiques sur l'économie

La guerre en Ukraine a également des conséquences drastiques sur les entreprises et les emplois dans le pays.

Selon l'Organisation internationale du travail, qui articule des chiffres officiels, près de 5 millions d’emplois auraient déjà été perdus en Ukraine depuis le début de la guerre, soit 30% du total. Un chiffre qui pourrait continuer à enfler si le conflit s’enlise, mais qui pourrait tout aussi bien retomber considérablement si les hostilités cessent rapidement.

Dans l’hypothèse de ce scénario optimiste, l’économie fait preuve d’une surprenante résilience, en récupérant plus de deux tiers des emplois initialement biffés, ce qui de facto limiterait à 10% l’impact des emplois disparus.

>> Les explications dans La Matinale:

Alter Eco (vidéo) - Les pertes d'emplois dues à la guerre en Ukraine [RTS]
Alter Eco (vidéo) - Les pertes d'emplois dues à la guerre en Ukraine / Alter Eco / 3 min. / le 12 mai 2022

Au-delà des répercussions économiques en Ukraine, ce sont aussi les pays limitrophes qui souffrent. Ces pays pourraient se retrouver avec un marché du travail sous pression et assister à une recrudescence du chômage face à l’afflux de réfugiés.

Quant aux sites de production d’Europe de l’Est, ils sont particulièrement exposés aux conséquences de la guerre, selon l’institut BAK, de par leur proximité géographique, mais également en raison de leur forte densité industrielle et de leur dépendance aux énergies fossiles.

10h50

Le transit de gaz russe via l'Ukraine en baisse de près d'un tiers

Le transit du gaz russe vers l'Europe via l'Ukraine va connaître une baisse de près du tiers jeudi par rapport à la veille, selon le géant russe Gazprom, les approvisionnements étant affectés pour la deuxième journée consécutive par le conflit.

Quelque 50,6 millions de m3 doivent transiter via la Station de Soudja jeudi contre 72 millions la veille, selon Gazprom, cité par les agences russes. L'Ukraine dit depuis deux jours ne plus pouvoir faire transiter de gaz via les installations de la station près de Sokhranivka dans la région de Lougansk, en raison de la présence des forces armées russes, entraînant une baisse des approvisionnements, car Moscou affirme ne pas pouvoir augmenter les volumes sur un autre gazoduc.

10h30

Appel de l'ONU pour les combattants de Marioupol

L'ONU est "choquée par l'étendue des destructions à Marioupol", largement contrôlée par les Russes. La Haute commissaire aux droits de l'homme Michelle Bachelet a appelé à évacuer les combattants hors d'état de nuire encore retranchés dans la ville ukrainienne.

Au début d'une session spéciale du Conseil des droits de l'homme à Genève, elle a relevé par vidéo les souffrances subies par les habitants de Marioupol. Elle s'est dite "soulagée" que des centaines de civils aient pu quitter le complexe industriel où ont lieu les affrontements, grâce aux efforts du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et de l'ONU.

Michelle Bachelet, Haute commissaire aux droits de l'homme, dans son allocution devant l'ONU. [Martial Trezzini - Keystone]Michelle Bachelet, Haute commissaire aux droits de l'homme, dans son allocution devant l'ONU. [Martial Trezzini - Keystone]

Au moment où elle s'exprimait, des dizaines de personnes manifestaient sur la Place des nations en faveur des "défenseurs de Marioupol". Selon les estimations de l'ONU, qui n'a pas accès à la ville, les affrontements ont fait des milliers de victimes seulement dans celle-ci.

De son côté, le président de la Commission d'enquête internationale sur l'Ukraine, le juge norvégien Erik Møse, a relevé que son instance avait déjà multiplié les dialogues. En revanche, Moscou n'a pas répondu à ses demandes.

10h15

Trois morts et douze blessés dans une frappe

Une frappe aérienne russe sur la ville de Novgorod-Siverskiï, dans le nord-est de l'Ukraine, a fait au moins trois morts et douze blessés dans la nuit de mercredi à jeudi, ont annoncé les services de secours locaux.

"Aujourd'hui, vers 00h10 et 00h23, l'ennemi a effectué une frappe aérienne, probablement à partir d'un (chasseur) Su-30SM", ont précisé les forces ukrainiennes.

"Les (Russes) ont frappé des infrastructures critiques, dont des écoles. D'autres bâtiments administratifs et des maisons résidentielles ont également été endommagés", a de son côté indiqué le gouverneur de la région de Tcherniguiv.

Celui-ci a accompagné son message de plusieurs photos, sur lesquelles on voyait des bâtiments complètement détruits, des voitures calcinées et un nuage de fumée émergeant des décombres.

09h15

La Finlande en faveur d'une adhésion "sans délai" à l'Otan

Le président et la Première ministre de la Finlande se sont dit favorables à une adhésion "sans délai" à l'Otan, précisant que la décision du pays nordique serait annoncée dimanche à l'organisation.

"Etre membre de l'Otan renforcerait la sécurité de la Finlande. En tant que membre de l'Otan, la Finlande renforcerait l'alliance dans son ensemble. La Finlande doit être candidate à l'adhésion à l'Otan sans délai", ont affirmé le président Sauli Niinistö et la Première ministre Sanna Marin dans un communiqué commun.

Une conférence de presse du tandem exécutif sur les "décisions concernant la politique de sécurité de la Finlande" est prévue dimanche, indique la présidence.

>> Les précisions dans le 12h30:

Le drapeau finlandais flotte sur un brise-glace de cette nation. [David Goldman - AP Photo/Keystone]David Goldman - AP Photo/Keystone
La guerre en Ukraine pousse la Finlande à demander une adhésion sans délai à l’Otan / Le 12h30 / 1 min. / le 12 mai 2022

"Nous espérons que les étapes nationales encore nécessaires à cette décision seront prises rapidement dans les tout prochains jours", indiquent Sauli Niinistö, interlocuteur régulier de Vladimir Poutine ces dernières années, et Sanna Marin, plus jeune Première ministre d'Europe.

La prise de position officielle de l'exécutif marque la bascule de la ligne finlandaise, qui partage une frontière de 1300 kilomètres avec la Russie et un passé douloureux avec son puissant voisin.

>> Lire: Le gouvernement finlandais favorable à une adhésion "sans délai" à l'Otan

09h00

L'Ukraine demande qu'on lui "réserve" une place dans l'Union européenne

Le chef de la diplomatie ukrainienne Dmytro Kouleba a demandé qu'une place soit "réservée" pour son pays dans l'Union européenne, même si les négociations d'adhésion doivent durer longtemps.

"On entend très souvent que l'Ukraine appartient à la famille européenne et à présent il importe de réserver cette place" pour le pays dans l'Union européenne, a-t-il déclaré à la télévision publique allemande au début d'une visite dans le pays.

"Nous ne parlons pas vraiment de l'adhésion de l'Ukraine à l'UE le plus rapidement possible, mais il est très important pour nous de réserver cette place à l'Ukraine", a martelé Dmytro Kouleba sur ARD.

Le ministre ukrainien des Affaires étrangères Dmytro Kouleba. [John McDougall - Pool/AFP]Le ministre ukrainien des Affaires étrangères Dmytro Kouleba. [John McDougall - Pool/AFP]

Kiev a présenté sa candidature à l'adhésion à l'UE le 28 février, quelques jours après le début de l'invasion russe, mais certains pays membres occidentaux sont réservés, y compris sur l'octroi du statut de candidat à l'Ukraine, cherchant à éviter une procédure d'adhésion accélérée.

Le président français Emmanuel Macron a estimé lundi à Berlin qu'il faudrait "des décennies" à un pays comme l'Ukraine pour rejoindre l'UE, et a suggéré qu'en attendant elle fasse partie d'une "communauté politique européenne" pouvant inclure également la Grande-Bretagne, sortie de l'UE en 2020. Une idée soutenue également par le chancelier allemand Olaf Scholz.

08h00

Volodymyr Zelensky a échangé avec des étudiants de Sciences Po Paris

Volodymyr Zelensky s’est adressé pour la première fois mercredi à des étudiants étrangers. Le président ukrainien a échangé pendant plus d’une heure avec des élèves de l’Institut de Sciences politiques à Paris par visioconférence. Un moment fort pour les étudiants qui ont pu lui poser directement des questions.

Le grand amphithéâtre de Sciences Po Paris était bondé. Sur l’écran, Volodymir Zelensky, dans son habituel t-shirt kaki, a pris le temps de répondre aux questions des étudiants et a même dépassé le temps qui lui était imparti.

Pas de message d’optimisme de la part du président ukrainien, pour qui chaque atrocité commise contre son pays éloigne la perspective de la paix. La salle, acquise à sa cause, a longuement ovationné le président.

>> Les précisions dans La Matinale:

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a dialogué avec des étudiants et étudiantes de Sciences Po Paris. [Yoan Valat - EPa/Keystone]Yoan Valat - EPa/Keystone
Voldymyr Zelensky a échangé avec des étudiants et étudiantes de Science Po Paris / La Matinale / 1 min. / le 12 mai 2022

07h30

L'économie revit peu à peu à Boutcha, ville martyre

A l'ouest de l'Ukraine, d'où les forces russes se sont retirées il y a trois semaines, la vie reprend doucement son cours. Dans la ville martyre de Boutcha, en banlieue de Kiev, l'économie se remet en route.

>> Le reportage dans La Matinale:

Immeuble dévasté dans la ville ukrainienne de Boutcha, 05.04.2022. [Maurine Mercier - RTS]Maurine Mercier - RTS
L'économie revit peu à peu à Boutcha, ville martyre / La Matinale / 1 min. / le 12 mai 2022

07h00

La ville de Kherson sera-t-elle bientôt russe?

La ville ukrainienne de Kherson, dans le sud-est du pays, pourrait devenir russe. C’est du moins le souhait des autorités pro-russes de cette région occupée depuis le mois de mars. Elles ont clairement exprimé le souhait d’être annexées par la Russie mercredi, huit ans après la Crimée.

Tous les documents nécessaires à cette intégration seront prêts avant la fin de l’année. C’est ce qu’a fait savoir l’administration militaro-civile de la région de Kherson. Elle ne prévoit pas d’organiser de référendum, ce qui suscite des aigreurs au Kremlin.

>> Les précisions de La Matinale:

Les habitants de Kherson manifestent le 20 mars 2022. [Reuters]Reuters
La ville ukrainienne de Kherson pourrait bientôt devenir russe / La Matinale / 1 min. / le 11 mai 2022

Son porte-parole a tenu à préciser qu’il appartenait à la population de la région de choisir son destin, soulignant que des décisions aussi importantes devaient s’appuyer sur une base juridique claire et légitime, comme il pense que ce fut le cas pour la Crimée.

Un propos qui augure de ce qui pourrait se passer dans les territoires du sud de l’Ukraine si l'invasion par l'armée russe atteint ses objectifs. Au-delà des républiques autoproclamées de Donetsk et de Lougansk, c’est tout ou partie du littoral ukrainien qui pourrait demander à rejoindre la Fédération de Russie, à l’instar de la Crimée.

06h30

L'agriculture ukrainienne entravée par le l'immense travail de déminage

La guerre en Ukraine a créé des scènes apocalyptiques, avec des villes et des villages entièrement détruits. Les conflits laissent aussi la place à un territoire truffé de mines et de restes d’explosifs de guerre. Les agriculteurs ukrainiens se retrouvent en première ligne face à cette menace dont l’ampleur est peut-être sans précédent.

Les autorités ukrainiennes estiment que près de la moitié du territoire est contaminé par des engins explosifs. Déminer prend du temps. Mais il y a urgence au moment où les agriculteurs doivent ensemencer leurs champs de blé et de céréales.

"Il y a une contamination massive de mines, qui impacte l’économie du pays, mais aussi toute la chaîne d’approvisionnement mondiale", explique Olena Kryvova, directrice adjointe pour l’Ukraine au sein de la Fondation suisse de déminage. "Quand les fermiers vont dans les champs avec leur tracteur et leurs machines, ils peuvent déclencher une mine qui va détruire leur équipement et aussi causer des morts. La situation sera encore plus dangereuse lorsque le blé et les céréales auront poussé et que ça deviendra difficile de localiser les mines", souligne-t-elle.

>> Les précisions de La Matinale:

La guerre en Ukraine déstabilise tout un pan de l'agriculture mondiale. [Genya Savilov - AFP]Genya Savilov - AFP
Les agriculteurs urkainiens en grande difficulté à causes des bombes abandonnées sur leurs champs / La Matinale / 1 min. / le 11 mai 2022

Plusieurs agriculteurs ont déjà perdu la vie alors qu’ils travaillaient sur leurs champs. Il y a les mines, mais aussi de nombreux engins explosifs disséminés sur le territoire. Dans cette Ukraine considérée comme le grenier de l’Europe, les opérations de déminages ne font que commencer.

"Le nombre de roquettes, de missiles utilisés en Ukraine est bien plus important que dans d’autres conflits, comme en Syrie ou au Moyen-Orient", indique Olena Kryvova. "Le niveau de contamination des sols par des engins explosifs est inimaginable. On ne peut pas nettoyer tout ça immédiatement. Les Ukrainiens vont devoir apprendre à vivre avec les mines pendant des décennies."

Le conflit, toujours en cours, complique aussi les opérations. La Fondation suisse de déminage a d’ailleurs dû suspendre temporairement ses activités sur le terrain en Ukraine.

04h00

La Finlande et la Suède seraient assurées d'adhérer à l'Otan en cas de candidature

La Finlande et la Suède pourraient déposer leurs candidatures à l'Otan dans les prochains jours. Selon cinq diplomates et responsables de l'organisation, les membres de l'alliance militaire devraient rapidement approuver leur adhésion, possiblement lors du sommet de Madrid prévu du 28 au 30 juin.

Les membres de l'Otan s'attendent à ce que la Finlande et la Suède déposent leurs candidatures pour adhérer à l'organisation, ont déclaré ces cinq personnes, citées sous couvert d'anonymat par l'agence Reuters. Si tel devait être le cas, ils ont assuré que ces deux candidatures seraient acceptées. "Il n'y a pas de calendrier fixé. Nous n'attendrons pas le sommet de Madrid si cela peut être fait avant", a déclaré un responsable de l'Otan.

Toutefois, la Finlande et la Suède ne bénéficieront pas de la clause de défense collective de l'Otan, selon laquelle une attaque contre un allié est une attaque contre tous, tant que les Parlements des 30 Etats membres n'auront pas ratifié la décision.

"Moment béni"

Le président finlandais Sauli Niinisto doit annoncer officiellement jeudi sa position sur la question. Une posture favorable sera considérée comme une candidature officielle d'Helsinki. En Suède, les sociaux-démocrates au pouvoir devraient trancher dimanche pour savoir s'ils décident ou non de rompre avec des décennies d'opposition à une adhésion à l'Otan.

Le président finlandais Sauli Niinisto et la Première ministre Suédoise Magdalena Andersson doivent décider dans les prochains jours s'ils décident d'adhérer à l'Otan en marge de la guerre en Ukraine. [Frank Augstein/Ritzau Scanpix - AFP]Le président finlandais Sauli Niinisto et la Première ministre Suédoise Magdalena Andersson doivent décider dans les prochains jours s'ils décident d'adhérer à l'Otan en marge de la guerre en Ukraine. [Frank Augstein/Ritzau Scanpix - AFP]

"S'ils ne le font pas maintenant, quand le feront-ils?", a déclaré l'un des diplomates, cité par Reuters. "C'est un moment béni: la Russie n'est pas en mesure d'attaquer" les pays nordiques, a estimé un autre.

De son côté, le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov s'est abstenu mercredi de faire un commentaire sur la manière dont la Russie pourrait réagir.  "Nous observons avec la plus grande attention tout ce qui serait susceptible de modifier la configuration de l'alliance près de nos frontières", a-t-il déclaré. "C'est un sujet d'analyse très minutieux. Pour l'instant, nous ne pouvons pas en dire plus."

03h00

Un premier procès pour crimes de guerre à Kiev

Un soldat russe de 21 ans va être jugé pour crime de guerre en Ukraine. Ce sera le premier procès de ce type depuis le début de l'invasion, a annoncé mercredi la procureure générale de Kiev.

Le soldat russe est accusé d'avoir tiré avec une kalachnikov par la fenêtre d'une voiture dans laquelle il circulait, le 28 février, abattant un civil de 62 ans qui n'était pas armé. Selon un communiqué du bureau de la procureure, il a agi pour empêcher l'homme de témoigner dans une affaire de vol de voiture.Des corps enterrés dans la région de Boutcha où se sont produits de nombreuses exactions contre la population civile.  [Oleg Petrasyuk - Keystone]Des corps enterrés dans la région de Boutcha où se sont produits de nombreuses exactions contre la population civile. [Oleg Petrasyuk - Keystone]

L'accusé se déplaçait avec quatre autres militaires après l'attaque de leur convoi. Ils ont volé une voiture près du village de Chupakhivka. "L'un des soldats a ordonné à l'accusé de tuer un civil afin qu'il ne les dénonce pas", a expliqué la justice. "L'homme est mort sur place, à quelques dizaines de mètres seulement de chez lui".

Le soldat, placé en détention, risque un emprisonnement à vie s'il est reconnu coupable de crime de guerre et de meurtre avec préméditation. Le bureau du procureur a rendu publique une photo de l'accusé mais n'a pas indiqué les circonstances ayant conduit à son arrestation, ni ce qu'il était advenu des autres soldats présents au moment des faits présumés.

La Russie a été accusée à maintes reprises de commettre des crimes de guerre en Ukraine depuis le début de son offensive. Et parmi les près de six millions de réfugiés et les rescapés sur place, beaucoup racontent des faits de tortures, de viols ou d'agressions sexuelles et de destructions sans discernement.

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Le déroulé de la journée de mercredi

>> Le détail des événements lors de la journée de mercredi: L'Ukraine demande qu'on lui "réserve" une place dans l'Union européenne