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Marc Ferracci, témoin de mariage d'Emmanuel Macron, candidat pour représenter les Français de Suisse

Marc Ferracci, le candidat d'Emmanuel Macron pour les français de Suisse aux législatives: son interview [RTS]
Marc Ferracci, le candidat d'Emmanuel Macron pour les français de Suisse aux législatives: son interview / Forum / 5 min. / le 9 mai 2022
Marc Ferracci, ami proche d'Emmanuel Macron, sera le candidat du parti présidentielle, Renaissance, pour la circonscription Suisse-Liechtenstein aux législatives de juin. N'ayant aucun lien avec la Suisse, il est accusé d'avoir été "parachuté".

Samedi, la majorité présidentielle a désigné Marc Ferracci comme candidat pour la 6e circonscription des Français de l'étranger. Marc Ferracci, économiste de 44 ans et professeur à Sciences Po Paris, aura la mission de récupérer ce siège perdu après la défection de l'ex-député de La République en marche Joachim Son-Forget, désormais rallié à Eric Zemmour, mais qui n'a pas été choisi comme candidat par son parti Reconquête! (lire encadré).

Joachim Son-Forget, député La République en marche, membre du Parlement français. [Jean-Christophe Bott - Keystone]Joachim Son-Forget, député La République en marche, membre du Parlement français. [Jean-Christophe Bott - Keystone]

Marc Ferracci est un ami proche du président réélu Emmanuel Macron. Tous deux ont été témoins de leurs mariages respectifs. L'épouse de Marc Ferracci, avocate d'affaires, avait été en 2017 cheffe de cabinet du candidat d'En Marche. Son père, Pierre Ferracci, patron du groupe de conseil Alpha, est un entrepreneur souvent consulté par le président.

Accusation de "parachutage"

Plusieurs voix se sont élevées pour dénoncer le "parachutage" par le parti Renaissance d'un candidat qui ne réside pas sur le sol helvétique.

L'ancienne députée représentant les Français de Suisse, Claudine Schmid (Les Républicains), a regretté un "parachutage (...) écœurant. C'est un non-respect pour notre démocratie, une humiliation pour les Français de Suisse et du Liechstenstein", a-t-elle écrit sur Twitter.

Une critique "légitime"

Interrogé lundi dans l'émission de la RTS Forum, Marc Ferracci juge la critique "légitime". Il ne cache pas ses "liens anciens" avec Emmanuel Macron. Il estime que la "confiance" accordée par le parti présidentiel et le président est le signe de "l'importance" qu'il accorde aux liens entre la Suisse et la France.

S'il reconnaît qu'il n'a jamais vécu en Suisse, il met en avant le travail d'équipe avec sa colistière, Marie-Ange Rousselot, et son expérience au plus haut sommet de l'Etat. "Je sais à quelles portes frapper pour faire avancer les dossiers dans les ministères", dit-il.

Marc Ferracci a en effet été conseiller de la ministre du Travail Muriel Pénicaud, puis du Premier ministre Jean Castex. "Je suis d'abord candidat pour porter le projet du président de la République.". Il explique qu'il sera sensible à un certain nombre de dossiers qui concernent les Français de Suisse et du Liechtenstein: les retraites, la fiscalité et la transition énergétique.

>> Ecouter aussi le sujet de La Matinale sur le mandat de député des Français de l'étranger

Un homme glisse un bulletin dans une urne lors de élections législatives en France en juin 2017. [EPA/GUILLAUME HORCAJUELO - Keystone]EPA/GUILLAUME HORCAJUELO - Keystone
180'000 Français installés en Suisse et au Liechtenstein sont appelés aux urnes / La Matinale / 1 min. / le 11 mai 2022

vajo avec ats

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Plusieurs candidats face à Marc Ferracci

Marc Ferracci devra affronter notamment deux femmes: Magali Mangin, candidate de l'Union populaire rassemblée derrière Jean-Luc Mélenchon, et Régine Mazloum-Martin, qui défendra les couleurs des Républicains (Les Républicains).

Du côté de Reconquête!, c'est Philippe Tissot qui a été choisi comme candidat. Le parti d'Eric Zemmour n'a en effet jamais eu aucun contact en Suisse avec l'actuel député Joachim Son-Forget.

Le premier tour aura lieu le dimanche 5 juin, une semaine avant le vote en France, le second le 19 juin.

A noter que lors du premier tour de l'élection présidentielle, le 10 avril dernier, Emmanuel Macron était arrivé largement en tête auprès des électrices et électeurs français domiciliés en Suisse, avec près de 46% des suffrages exprimés.