Modifié

Retour sur les principaux événements après un mois de guerre en Ukraine

Vladimir Poutine photographié ici lors d'une vidéo conférence avec des membres du Parlement le 23 mars 2022, un mois après le début de l'invasion russe en Ukraine. [Mikhail Klimentyev - Reuters]
Vladimir Poutine photographié ici lors d'une vidéo conférence avec des membres du Parlement le 23 mars 2022, un mois après le début de l'invasion russe en Ukraine. [Mikhail Klimentyev - Reuters]
Il y a un mois jour pour jour, les forces russes commençaient leur invasion de l'Ukraine. Retour sur les principales étapes de cette guerre qui a déjà tué des centaines de civils, des milliers de militaires et poussé 10 millions d'Ukrainiens à fuir leur foyer.

24 février - début de "l'opération militaire spéciale"

Le 24 février à l'aube, le président russe Vladimir Poutine, qui avait massé plus de 150'000 soldats autour de l'Ukraine selon Washington, annonce une "opération militaire spéciale" pour défendre les "républiques" séparatistes de l'Est dont il avait reconnu l'indépendance trois jours auparavant.

De fortes explosions retentissent dans plusieurs villes ukrainiennes, dont Kiev, et dans la matinée, les forces terrestres russes pénètrent sur le territoire ukrainien depuis la Russie et la Biélorussie. Elles occupent la centrale nucléaire de Tchernobyl. L'offensive suscite un tollé international.

>> Le reportage du 19h30:

Retour sur les bombardements et l'invasion russe de l'Ukraine, annoncée jeudi matin par le président russe Vladimir Poutine. [RTS]
Retour sur les bombardements et l'invasion russe de l'Ukraine, annoncée jeudi matin par le président russe Vladimir Poutine. / 19h30 / 2 min. / le 24 février 2022

26 - 27 février - sanctions et "force de dissuasion en alerte"

Le 26 février, l'armée russe reçoit l'ordre d'élargir son offensive sur l'Ukraine. Le lendemain, Vladimir Poutine annonce mettre en alerte sa "force de dissuasion" qui peut comprendre une composante nucléaire. La Maison Blanche dénonce une escalade "inacceptable".

De son côté, l'Union européenne annonce l'achat et la livraison d'armes à l'Ukraine, une première. En parallèle, les Occidentaux infligent à la Russie des sanctions économiques et financières de plus en plus sévères y compris à l'encontre de Vladimir Poutine et d'oligarques proches du Kremlin, entraînant l'effondrement du rouble.

Les espaces aériens sont fermés, de grandes entreprises coupent leurs liens avec la Russie qui se voit exclue d'événements sportifs et culturels. Des médias d'État russes sont interdits en Europe.

>> Réécouter le reportage de La Matinale sur les premières sanctions importantes:

Les drapeaux ukrainien et russe. [Vasily Fedosenko - Reuters]Vasily Fedosenko - Reuters
Avec les sanctions européennes, l’économie russe est touchée, mais pas coulée / La Matinale / 1 min. / le 25 février 2022

28 février - des premiers pourparlers entre Kiev et Moscou

Le 28 débutent des pourparlers entre la Russie et l'Ukraine à la frontière ukraino-biélorusse. Vladimir Poutine exige la reconnaissance de la Crimée comme territoire russe, la "dénazification" de l'Ukraine et que ce pays se dote d'un "statut neutre". Moscou veut depuis plusieurs mois la garantie que Kiev n'entrera jamais dans l'Otan.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky, salué pour son courage dans le monde entier, exhorte l'UE à intégrer "sans délai" son pays.

Les pourparlers entre la Russie et l'Ukraine se sont terminés en fin de journée sans aboutir à un cessez-le-feu. [RTS]
Les pourparlers entre la Russie et l'Ukraine se sont terminés en fin de journée sans aboutir à un cessez-le-feu. / 19h30 / 1 min. / le 28 février 2022

2 -3 mars - Kherson, première grande ville aux mains des russes

Le 2 mars, des troupes aéroportées russes arrivent à Kharkiv (nord), deuxième ville du pays, proche de la frontière avec la Russie. Au sud, Kherson, proche de la Crimée, subit d'intenses bombardements avant de tomber aux mains des Russes.

Au sud-est, l'artillerie russe pilonne Marioupol, port stratégique de la mer d'Azov bientôt assiégé, après avoir pris la veille le port de Berdiansk. Les prix des hydrocarbures, du blé et de l'aluminium, dont la Russie est une grosse exportatrice, flambent. Les Bourses tanguent.

Le 3, l'Assemblée générale des Nations unies vote massivement une résolution exigeant la fin de l'offensive russe.

Moscou punit sévèrement la diffusion "d'informations mensongères sur l'armée" et bloque l'accès à certains réseaux sociaux et médias indépendants.

Ukraine: Kherson prise d'assaut, Kharkiv assiégée, Kiev entourée... "Le pire est à venir" selon Emmanuel Macron [RTS]
Ukraine: Kherson prise d'assaut, Kharkiv assiégée, Kiev entourée... "Le pire est à venir" selon Emmanuel Macron / 19h30 / 2 min. / le 3 mars 2022

8 mars - embargo américain sur le gaz et le pétrole russe

Le 8 débute l'évacuation via des "couloirs humanitaires" de civils des villes assiégées de Soumy (nord-est) et des environs de Kiev. D'autres convois sont organisés les jours suivants dans des conditions difficiles depuis Mykolaïv (sud) et Marioupol.

>> Lire aussi: La fin du calvaire pour les étudiants internationaux piégés dans la ville de Soumy

Le président américain, Joe Biden, décrète un embargo sur le gaz et le pétrole russe. De leur côté, les dirigeants des 27 excluent toute adhésion rapide de l'Ukraine à l'UE, tout en ouvrant la porte à des liens plus étroits.

>> Revoir les explications de Gaspard Kühn:

Les USA décrètent un embargo total sur le pétrole russe. Les explications de Gaspard Kühn, correspondant de la RTS aux États-Unis [RTS]
Les USA décrètent un embargo total sur le pétrole russe. Les explications de Gaspard Kühn, correspondant de la RTS aux États-Unis / 19h30 / 1 min. / le 8 mars 2022

16 - 18 mars - Joe Biden: "Poutine est un criminel de guerre"

Le 16, la Russie est officiellement exclue du Conseil de l'Europe. Joe Biden qualifie quant à lui Vladimir Poutine de "criminel de guerre" peu après avoir confirmé une aide militaire supplémentaire à Kiev de 800 millions de dollars.

Le 18, Moscou évoque un "rapprochement" des positions sur la question d'un statut neutre de l'Ukraine et la démilitarisation du pays. L'Ukraine refuse, elle, un simple statut de neutralité et exige des "garanties de sécurité absolues".

>> Revoir le reportage de Geopolitis:

19 - 22 mars - la situation à Marioupol continue à se dégrader

Le 19, Moscou, dont l'armée progresse peu sur le terrain notamment autour de Kiev, affirme avoir utilisé, pour la première fois, un missile hypersonique "Kinjal" pour détruire un entrepôt souterrain d'armements.

>> Lire aussi: Barricadée, Odessa retient son souffle dans l'attente d'un assaut russe

Le 21, l'UE dénonce "un crime de guerre majeur" à Marioupol. Des dizaines de milliers d'habitants, manquant de tout, sont bloqués dans la ville dévastée, où une maternité, puis un théâtre où s'abritaient des femmes et des enfants, ont été bombardés.

Le 22, le président ukrainien se dit prêt à discuter avec son homologue russe d'un "compromis" sur le Donbass et la Crimée. Le Kremlin juge que les pourparlers avec Kiev ne sont pas assez "substantiels".

>> Réécouter Tout un monde sur le blocus de Marioupol:

Une femme se déplace dans une rue de Marioupol, en Ukraine, après un bombardement russe le 13 mars 2022. [AP Photo/Evgeniy Maloletk - Keystone]AP Photo/Evgeniy Maloletk - Keystone
Journal de guerre en Ukraine: le blocus de Marioupol / Tout un monde / 3 min. / le 21 mars 2022

>> Lire également: Le nombre de soldats russes morts, entre énigme et enjeu politique

ther avec afp

Publié Modifié