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Visite stratégique en Chine de représentants de quatre pays du Golfe

Une rencontre stratégique entre les pays exportateurs et le principal importateur mondial de pétrole. [Ji Chunpeng - Xinhua via AFP]
Visite en Chine de quatre pays du Golfe en pleine crise de l'énergie / La Matinale / 1 min. / le 14 janvier 2022
Des représentants de quatre pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG) se sont rendus en Chine cette semaine. Aucune information n'a filtré sur l'objectif de cette visite, qui se tient toutefois en marge d'une flambée des prix du pétrole.

Des délégations de l'Arabie saoudite, du Koweït, d'Oman et de Bahreïn étaient présentes en Chine jusqu'à vendredi. Quatre monarchies productrices de pétrole, dont la Chine est le premier importateur mondial.

Il s'agit d'une visite inédite de la part de ces représentants du CCG, qui compte six membres au total (avec les Émirats arabes unis et le Qatar).

Cette visite s'aligne parfaitement dans la stratégie de Pékin, qui, depuis plusieurs années déjà, se rapproche du Moyen-Orient, région qui pèse pour près de la moitié des importations pétrolières chinoises.

Jeu stratégique subtil des pétromonarchies

Mais malgré l'intérêt économique évident, les pays du CCG doivent jouer un jeu très subtil pour se rapprocher de la Chine tout en restant proches des Etats-Unis, qui leur servent de protecteur.

"Ces pays voient la montée en puissance de la Chine, donc ils tiennent à avoir des relations développées sur le plan économique, commercial et politique avec cette puissance montante", estime Francis Perrin, directeur de recherche au sein du think tank IRIS (Institut de Relations Internationales et Stratégiques).

Toutefois, "il n'y aura pas d'équilibre, il y aura toujours plus de proximité avec le grand partenaire stratégique et le grand protecteur américain, mais les marchés de ces pays du CCG seront de plus en plus en Asie, et notamment - mais pas uniquement - en Chine", précise-t-il.

Quant aux Etats-Unis, ils doivent maintenir leur influence au Moyen-Orient et limiter la marge de manoeuvre des pays de la région pour tenter de mieux contrôler la Chine.

Katia Schaer/jop

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