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En France, suspension surprise de l'examen du projet de loi sur le pass vaccinal à l'Assemblée

En France, l'examen du projet de "pass vaccinal" a été suspendu lundi soir à l'Assemblée. [Xose Bouzas / Hans Lucas - AFP]
En France, suspension surprise de l'examen du projet de loi sur le pass vaccinal à l'Assemblée / Le Journal horaire / 28 sec. / le 4 janvier 2022
L'examen du projet de loi transformant le pass sanitaire en pass vaccinal a fait l'objet d'une suspension surprise par l'Assemblée lundi soir, une majorité de députés ayant voté à main levée contre la poursuite des débats après minuit.

Il reviendra à la conférence des présidents de groupes parlementaires du Palais Bourbon d'inscrire la suite de l'examen du texte à l'agenda de l'Assemblée, mais ce coup de théâtre va faire dérailler le calendrier d'adoption définitif du texte par le Parlement.

Cette décision rarissime a provoqué la joie bruyante des députés de l'opposition, en particulier sur les bancs LR tandis que la majorité interpellait la présidente de la séance, à l'image du président des députés, Christophe Castaner et du ministre de la Santé, Olivier Véran. Le ministre avait préalablement sollicité l'accord de l'hémicycle pour poursuivre les débats après l'heure normale de clôture de l'Assemblée prévue à minuit.

Débats tendus

Jusqu'ici, les débats autour du projet de loi transformant le pass sanitaire en pass vaccinal, avançaient à pas comptés en raison de l'hostilité de députés de plusieurs groupes politiques. "On échappe à la nuit blanche. Véran reçoit une correction", a tweeté le chef de file des "insoumis", Jean-Luc Mélenchon.

"On a vu des oppositions qui, sur force plateaux TV et tweets, nous disent qu'elles sont favorables au pass vaccinal et soutiennent ce projet de loi et qui dans l'hémicycle, ont fait complètement l'inverse, ont joué l'obstruction et ont voté de façon massive pour que les débats cessent", a dénoncé la présidente LREM de la commission des lois.

"Malheureusement nous qui comptions terminer le texte ce soir pour qu'il puisse être transmis au Sénat et donc s'appliquer le plus rapidement possible, cela est contrarié par le jeu des oppositions, a-t-elle poursuivi.

afp/br

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Menaces et agressions contre les élus se multiplient

Garage et voitures incendiés, courriels ou tweets intimidants et insultants: les agressions et menaces visant les députés se multiplient alors que le pass vaccinal est arrivé à l'Assemblée à trois mois de la présidentielle, suscitant la préoccupation des partis, des élus et de leurs associations.

Au cours des dernières semaines, les menaces ont essentiellement ciblé des députés de la majorité présidentielle. Ces élus demandent une "condamnation unanime " de tweets comme celui du candidat pro-Frexit à la présidentielle Florian Philippot qui a promis de "communiquer abondamment sur les noms des coupables", en d'autres termes les députés qui approuveront le pass sanitaire.