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En France, la vaccination des moins de 12 ans pourrait démarrer en janvier – Le suivi de la pandémie dans le monde

Une fille de 11 ans reçoit une injection du vaccin contre le Covid-19. (image d'illustration) [Oilafur Steinar - EPA/Keystone]
Une fille de 11 ans reçoit une injection du vaccin contre le Covid-19. (image d'illustration) [Oilafur Steinar - EPA/Keystone]
La vaccination contre le Covid-19 des enfants âgés de moins de 12 ans et ne présentant aucune comorbidité pourrait démarrer en janvier sur la base du volontariat, a déclaré le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, dans une interview publiée dimanche par Le Parisien.

L'élargissement de la vaccination à ce public devra toutefois être en premier lieu approuvée par la Haute autorité de santé et par les pouvoirs publics, a rappelé Gabriel Attal.

"Pour les enfants de moins de 12 ans, sans comorbidités, la Haute Autorité de santé ne s'est pas encore prononcée. Si elle devait le faire positivement, et qu'une décision politique était prise en ce sens, les vaccinations pourraient démarrer au début du mois de janvier sur la base du volontariat", a-t-il dit.

>> Le suivi de l'évolution de la pandémie: Le coronavirus en chiffres et en cartes

ALLEMAGNE – Le futur gouvernement envisage l'obligation vaccinale pour les personnels soignants

Selon un avant-projet de loi, consulté dimanche par Reuters, les personnels soignants, les personnels des résidences pour personnes âgées et d'autres professions médicales seront soumis à une obligation vaccinale. Longtemps défavorable à l'idée d'imposer la vaccination, l'exécutif allemand, sous l'impulsion du chancelier-désigné Olaf Scholz, a changé de cap face à la flambée des contaminations dans le pays.

Le Parti social-démocrate (SPD), les Verts et le parti libéral (FDP), qui prévoient la formation d'un gouvernement mercredi, devraient soumettre cette semaine un projet de loi en ce sens au Parlement.

Les personnels concernés devront attester d'ici au 15 mars 2022 d'un schéma vaccinal complet ou présenter un certificat de rétablissement après une infection au Covid-19. Si la vaccination leur est contre-indiquée pour des raisons médicales, toutes et tous devront présenter un certificat médical.

Le projet de loi autorise également les dentistes, vétérinaires et pharmacies à procéder à des vaccinations à titre temporaire.

NORVÈGE – Une fête d'entreprise à Oslo se mue en foyer du variant Omicron

Sur 120 convives, tous étaient vaccinés. Pourtant, plus de la moitié d'entre eux ont ensuite été testés positifs au Covid-19. Une soirée festive à Oslo s'est transformée en foyer probable d'infection au variant Omicron, renforçant les craintes sur sa forte transmissibilité et sa résistance aux vaccins.

Tout a commencé avec une fête d'entreprise le 26 novembre dans la capitale norvégienne. A l'invitation du producteur d'énergie solaire Scatec, 120 personnes, dont une récemment revenue d'Afrique du Sud où le variant Omicron a d'abord été détecté, se retrouvent au restaurant Louise pour fêter Noël avant l'heure.Le restaurant Louise à Oslo où un foyer de contamination au Covid-19 s'est déclaré dans une assemblée pourtant entièrement vaccinée. [Ole Berg-Rusten - AP/Keystone]Le restaurant Louise à Oslo où un foyer de contamination au Covid-19 s'est déclaré dans une assemblée pourtant entièrement vaccinée. [Ole Berg-Rusten - AP/Keystone]

"Toutes avaient été vaccinées. Aucune ne présentait de symptômes et elles avaient toutes réalisé un autotest" avant le repas, a indiqué vendredi à l'AFP une responsable des autorités sanitaires municipales, Tine Ravlo. "Tout avait été fait en règle et aucune règle n'a été violée", a-t-elle souligné.

Pas de forme grave

Pourtant, une semaine plus tard, l'ambiance n'est plus à la fête: 64 convives, soit une grosse moitié des participants, ont été testés positif au Covid-19. Un cas d'Omicron est pour l'instant confirmé et 17 autres sont suspectés. Encore provisoires, ces chiffres sont susceptibles d'augmenter à mesure que les analyses des tests progressent.

Parmi les convives contaminés, aucun n'a pour l'instant développé de forme grave de la maladie, la plupart présentant des symptômes légers sous forme de maux de tête, inflammation de la gorge et de toux, selon Tine Ravlo.

DANEMARK – Bond "préoccupant" à 183 cas confirmés du variant Omicron

Au dernier pointage de vendredi, le Danemark n'avait que 18 cas confirmés et 42 cas suspects du nouveau variant Omicron, selon les données de l'institut public SSI. Dimanche, le nombre de cas confirmés a bondi à 183, ce qui signifie que le nombre de cas a au moins triplé en 48 heures. Pour les autorités sanitaires danoises, cette évolution est qualifiée de "préoccupantes".

Avant cette annonce, le Centre européen de contrôle et de prévention des maladies (ECDC) totalisait 182 cas dans toute l'Union européenne, plus la Norvège et l'Islande.

Le pays nordique est un des plus équipés en Europe en matière de séquençage, lui permettant de détecter davantage de cas et plus rapidement, sans que cela signifie que la contagion y soit plus forte qu'ailleurs. "Il y a désormais des chaînes de contagion où le variant est détecté chez des gens qui ne sont pas partis en voyage ou été en contact avec des voyageurs", souligne le directeur du SSI, Henrik Ullum, dans un communiqué.

L'institut travaille "intensément" pour accélérer encore les résultats rapides de tests de laboratoire, afin que les institutions sanitaires puissent tracer les chaînes de contamination "le plus vite possible", ajoute le responsable sanitaire: "Le temps que nous gagnons, nous devons l'utiliser pour vacciner le plus de nombre de gens possible. Une immunité importante donne plus de solidité à notre société, si la contamination à l'Omicron se poursuit", plaide-t-il.

ROYAUME-UNI – Test négatif obligatoire pour entrer dans le pays

Les voyageurs se rendant au Royaume-Uni devront présenter un test négatif avant leur départ pour freiner la propagation du nouveau variant Omicron du coronavirus, a annoncé le gouvernement britannique, une mesure qui a provoqué l'ire du secteur du voyage.

L'entrée d'un centre de test PCR à Londres. [Andy Rain - EPA/Keystone]L'entrée d'un centre de test PCR à Londres. [Andy Rain - EPA/Keystone]Dès mardi à 4h00 (locales et GMT), "toute personne âgée de 12 ans et plus désirant se rendre au Royaume-Uni devra présenter un test négatif (antigénique ou PCR)" effectué maximum 48 heures avant le départ "afin de ralentir l'importation du nouveau variant", a précisé l'exécutif dans un communiqué samedi soir.

Voyageurs et voyageuses arrivant au Royaume-Uni doivent déjà faire un test PCR au plus tard deux jours après leur arrivée, et s'isoler jusqu'aux résultats. Cette nouvelle obligation a été très mal accueillie par l'industrie du voyage, qui commençait tout juste à se remettre après le choc de la pandémie.

"Je sais que c'est un fardeau pour l'industrie du voyage mais nous avons fait d'énormes progrès dans ce pays", avec près de 81% des plus de 12 ans vaccinés et un rappel administré à 34% de la population éligible, a rétorqué le vice-Premier ministre Dominic Raab, dimanche sur Sky News. "Nous devons prendre des mesures ciblées afin d'empêcher ce nouveau variant de s'implanter dans le pays et créer un problème plus grand encore."

BELGIQUE – Heurts à Bruxelles lors d'une manifestation contre les mesures anti-Covid

Quelques heurts ont opposé manifestantes et manifestants aux forces de l'ordre dimanche à Bruxelles, ont constaté des journalistes de l'AFP lors d'un rassemblement d'opposants aux mesures anti-Covid qui a réuni 8000 personnes selon la police.

Pris pour cible par un groupe qui lançait des cannettes, pétards et tirait des feux d'artifice dans leur direction, la police a répliqué avec des canons à eau et des gaz lacrymogènes.

Alors que le cortège avait achevé son itinéraire, la police a appelé à sa dislocation, afin de mieux contrôler les dérapages violents. La dispersion était en cours en milieu d'après-midi.

ÉTATS-UNIS – Dix cas sur un paquebot de croisière avec 3200 personnes à bord

Dix cas de Covid-19 ont été détectés parmi les membres d'équipage et les passagers d'un paquebot de la compagnie Norwegian Cruise Line rentrant à la Nouvelle-Orléans dimanche avec des milliers de personnes à bord, ont fait savoir les autorités sanitaires américaines.

Le navire Norwegian Breakaway "est parti de la Nouvelle-Orléans le 28 novembre et s'est arrêté au Bélize, au Honduras et au Mexique lors de son voyage", a indiqué samedi sur Twitter le département de la Santé de Louisiane, précisant qu'"il y a plus de 3200 personnes à bord".

Le département de la Santé a ajouté que toutes les personnes à bord devraient se soumettre à un test Covid avant de débarquer.

ARABIE SAOUDITE – Personnes vaccinées avec le Sputnik V bientôt accueillies

L'Arabie saoudite va accepter à partir du 1er janvier 2022 voyageurs et voyageuses vaccinées contre le SARS-CoV-2 avec le Spoutnik V russe, a annoncé dimanche Moscou, une mesure qui pourrait faciliter le pèlerinage des musulmans à La Mecque.

Une personne reçoit le vaccin russe Sputnik V dans un centre de vaccination de Moscou, le 19 novembre 2021. [Pavel Golovkin - Keystone/AP photo]Une personne reçoit le vaccin russe Sputnik V dans un centre de vaccination de Moscou, le 19 novembre 2021. [Pavel Golovkin - Keystone/AP photo]Le royaume saoudien rejoint ainsi une centaine d'autres pays, a déclaré le Fonds souverain russe, qui a financé la conception du sérum phare de Moscou. Il faudra toutefois se soumettre à un test PCR et un confinement de 48 heures, a-t-il précisé dans un communiqué.

Le pèlerinage annuel à La Mecque, ou hajj, a été fortement marqué depuis deux ans par la pandémie de nouveau coronavirus.

Seuls 60'000 Saoudiennes, Saoudiens et personnes et étrangères résidant dans le royaume et vaccinées ont ainsi été autorisées à participer au grand pèlerinage cette année. Ils étaient quelque 2,5 millions de fidèles à le faire en 2019, avant la pandémie.

Annoncé en grande pompe par le président Vladimir Poutine l'an dernier, le Spoutnik V est utilisé par plusieurs dizaines de pays et sa fiabilité a été validée par la revue médicale The Lancet. Mais, pour l'heure, il n'a été homologué ni par l'Organisation mondiale de la santé, ni par les autorités médicales de l'Union européenne et des Etats-Unis.

MEXIQUE – Bientôt une dose de rappel pour les plus de 65 ans

Une dose de rappel du vaccin contre le Covid-19 sera administrée dès les prochains jours aux personnes âgées de plus de 65 ans au Mexique, a annoncé samedi le chef de l'Etat. Le pays a détecté le premier cas du variant Omicron du coronavirus sur son territoire.

"Il est très probable que nous commencions la vaccination de rappel dès mardi prochain" pour la population âgée, a déclaré le président mexicain Andrés Manuel López Obrador. "Nous allons renforcer la vaccination, parce qu'il est démontré que c'est utile", a-t-il ajouté.

La veille, les autorités sanitaires avaient confirmé un premier cas de ce variant au Mexique, chez un Sud-Africain de 51 ans arrivé le 21 novembre.

SÉNÉGAL – Première occurrence du variant Omicron détectée chez un voyageur

Le Sénégal a détecté un premier cas du variant Omicron du coronavirus chez un voyageur qui allait sortir du pays après avoir participé à une rencontre internationale à Dakar, a annoncé un institut de recherche.

Ce premier cas a été détecté vendredi chez un homme de 58 ans arrivé au Sénégal le 22 novembre par un vol en provenance d'un pays de la sous-région, selon un communiqué publié samedi soir par l'Institut de recherche en santé, de surveillance épidémiologique et de formation (Iressef).

L'homme avait été vacciné le 13 avril avec AstraZeneca et le 25 juin avec Pfizer, a précisé l'institut.

RTSinfo avec agences

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Les chiffres de la pandémie dans le monde

La pandémie a fait au moins 5'249'851 de morts dans le monde depuis fin 2019, selon un bilan établi dimanche par l'AFP à partir de sources officielles.

Les Etats-Unis sont le pays le plus endeuillé avec 788'204 morts, devant le Brésil (615'570), l'Inde (473'326), le Mexique (295'155) et la Russie (281'278).

L'OMS estime, en prenant en compte la surmortalité directement et indirectement liée au Covid-19, que le bilan de la pandémie dans le monde pourrait être deux à trois fois plus élevé.

>> La carte des contaminations dans le monde (depuis le début de la pandémie):