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L'Allemagne durcit les restrictions, avant une obligation vaccinale - Le suivi de la pandémie dans le monde

L'Allemagne a annoncé jeudi des restrictions supplémentaires contre la virulente nouvelle vague d'infections. Les non-vaccinés n'auront plus accès qu'aux commerces alimentaires, aux pharmacies et encore aux drogueries.

ALLEMAGNE - Nouveau tour de vis, avant l'obligation vaccinale

L'Allemagne a annoncé une série de mesures pour faire face à la cinquième vague. Tous les commerces de détail (non essentiels) ne seront accessibles qu'aux personnes vaccinées ou guéries. Il en va de même pour les restaurants, les cinémas, théâtres et autres établissements culturels ou encore sportifs. Ce plan prévoit également d'obliger les personnes non vaccinées à restreindre leurs contacts, privés ou en publics: elles ne pourront fréquenter que deux personnes en plus de celles de leur foyer.

Parmi les autres mesures, la fermeture des bars et des discothèques, en fonction du taux d'incidence dans une région, des restrictions pour les manifestations publiques. Des mesures visent également à accélérer le rythme des vaccinations: 30 millions de doses devront être mises à disposition d'ici à Noël pour des vaccinations dans les pharmacies et chez les dentistes.

Vers une obligation vaccinale

Si la situation sanitaire connaît ces derniers jours une timide amélioration, elle reste globalement alarmante, avec des dizaines de milliers de cas supplémentaires chaque jour, une incidence supérieure à 440 et de nombreux hôpitaux proches de la saturation.

Le point le plus saillant de la contre-offensive anti-Covid est bien sûr l'obligation vaccinale, qui pourrait être décrétée à partir de février ou mars. Olaf Scholz a créé la surprise en plaidant pour cette mesure radicale, déjà engagée par le voisin autrichien. Un texte de loi devrait être soumis au parlement d'ici la fin de l'année, avec une liberté de vote totale accordée aux députés.

Environ 68,5% de la population allemande est complètement vaccinée, un taux faible en comparaison européenne.

>> Les précisions du 12h30 sur l'obligation vaccinale:

Une infirmière prépare un vaccin à Lisbonne. [AP Photo/Armando Franca - Keystone]AP Photo/Armando Franca - Keystone
La vaccination obligatoire fait débat partout en Europe / Le 12h30 / 1 min. / le 2 décembre 2021

FRANCE - Trois cas de variant Omicron en métropole

La présence du variant Omicron est désormais officielle en France métropolitaine, où trois premiers cas ont été détectés jeudi, mais c'est toujours Delta qui est responsable de l'aggravation de l'épidémie à trois semaines de Noël.

Ces trois cas positifs à Omicron, après un premier sur l'île de la Réunion, ont été détectés en Ile-de-France, dans le Haut-Rhin et en Vendée, à chaque fois chez des voyageurs rentrant d'Afrique, ont annoncé les agences régionales de santé (ARS).

"Il faut qu'on ait une attitude d'anticipation vis-à-vis de ce virus mais ne nous trompons pas de combat, le vrai ennemi c'est la cinquième vague avec le variant Delta", a tempéré dans la matinée le président du Conseil scientifique qui guide le gouvernement, Jean-François Delfraissy, sur BFMTV.

UNION EUROPÉENNE - Examen accéléré du vaccin de Valneva

L'Agence européenne des médicaments (EMA) a annoncé jeudi le lancement de l'examen accéléré du vaccin anti-Covid du laboratoire franco-autrichien Valneva, avec lequel la Commission européenne a conclu un accord allant jusqu'à 60 millions de doses d'ici à 2023.

"Le comité des médicaments à usage humain (CHMP) de l'EMA a commencé un examen continu du VLA2001, un vaccin anti Covid-19 développé par Valneva", annoncé le régulateur européen, précisant qu'il ne pouvait pas encore estimer quand une décision d'autorisation pourrait être prise.

Le vaccin à "virus inactivé" -  une technologie différente de celle de l'ARN messager utilisée par Pfizer ou Moderna - a montré lors d'essais cliniques qu'il déclenche "la production d'anticorps qui ciblent le SRAS-CoV-2 (...) et peut aider à protéger contre la maladie", a précisé dans un communiqué l'EMA, dont le siège se situe à Amsterdam.

NORVEGE - Mesures resserrées après la découverte d'un foyer

La Norvège a réintroduit jeudi des restrictions sanitaires anti-Covid à Oslo et dans sa région après l'apparition d'un foyer présumé du variant Omicron qui pourrait avoir touché la moitié de quelque 120 convives d'un repas de Noël, pourtant tous vaccinés.

Si le nouveau variant devait être détecté chez tous les convives testés positif au Covid-19, il s'agirait de loin du plus gros foyer connu d'Omicron en Europe. "La situation est inquiétante", a déclaré la ministre norvégienne de la Santé, Ingvild Kjerkol, lors d'une conférence de presse convoquée à la hâte quelques heures après une annonce redoutée.

Quelques instants plus tôt, la municipalité d'Oslo avait confirmé qu'un cas du variant Omicron avait à ce stade été détecté parmi la cinquantaine -"entre 50 et 60", selon les autorités - de personnes infectées par le Covid après un repas de Noël dans un restaurant de la capitale le 26 novembre.

La totalité des quelque 120 convives avaient pourtant été vaccinés et tous s'étaient soumis à un auto-test avant le dîner organisé par le producteur d'énergie solaire Scatec.

AFRIQUE DU SUD - Le président dénonce un "apartheid sanitaire"

Le président sud-africain Cyril Ramaphosa a dénoncé jeudi à Abidjan "toute forme d'apartheid sanitaire" dans la lutte contre la pandémie de Covid-19, en particulier son variant Omicron initialement détecté par son pays qui est depuis en partie isolé du reste du monde.

"Bien que nous respections le droit de chaque pays à prendre des mesures pour protéger sa population, la coopération mondiale et durable dont nous avons besoin pour venir à bout de la pandémie nécessite que nous soyons guidés par la science", a dit Cyril Ramaphosa à l'issue d'une rencontre avec son homologue ivoirien Alassane Ouattara.

L'Afrique du Sud est "fermement opposée à toute forme d'apartheid sanitaire dans la lutte contre la pandémie", a-t-il ajouté. Le président Ramaphosa a affirmé être avec son homologue ivoirien "préoccupé que l'Afrique et le reste du monde en développement continue à se battre contre la pandémie en ayant un accès limité aux vaccins si nécessaires pour sauver des vies".

PAYS-BAS - Fin de quarantaine pour la moitié des voyageurs coincés dans un hôtel d'Amsterdam

La moitié des passagers placés en quarantaine dans un hôtel d'Amsterdam après avoir été testés positifs au Covid-19 vendredi à leur arrivée d'Afrique du Sud peuvent partir, mais ceux chez qui le variant Omicron a été détecté doivent rester, ont indiqué les autorités sanitaires.

"Ils sont libres de poursuivre leur voyage", a déclaré le porte-parole des services de santé publique locaux. Soixante-et-une personnes avaient été testées positives au Covid-19 après l'arrivée de deux vols en provenance de Johannesbourg et du Cap vendredi, dont 14 atteintes du nouveau variant Omicron.

Si certains avaient été autorisés à effectuer leur quarantaine chez eux, 44 passagers se trouvaient encore mercredi dans un hôtel situé à quelques kilomètres de l'aéroport d'Amsterdam-Schiphol.

ROYAUME-UNI - Traitement par anticorps de GSK approuvé

L'agence du médicament britannique a annoncé jeudi avoir autorisé le traitement par anticorps monoclonal de GlaxoSmithKline contre le coronavirus chez les personnes à risque, le laboratoire britannique soulignant que le traitement restait actif contre des mutations "clés" du nouveau variant Omicron.

Développé en partenariat avec le laboratoire californien Vir Biotechnology, le sotrovimab s'est montré "sûr et efficace pour réduire les risques d'hospitalisation et de décès chez les personnes présentant une infection légère à modérée au Covid-19, ainsi qu'un risque accru de développer une forme grave de la maladie", a précisé l'agence.

GSK a de son côté assuré que son traitement expérimental restait actif "contre les mutations clés du nouveau variant Omicron", selon des données précliniques.

Plusieurs pays ont déjà accordé des autorisations provisoires pour le traitement de GSK. Il bénéficie notamment d'une autorisation d'utilisation d'urgence aux Etats-Unis, ou encore d'autorisations spéciales en Australie, en Arabie saoudite et au Japon. Une autorisation de mise sur le marché a également été déposée auprès de l'Agence européenne des médicaments.

ETATS-UNIS - Durcissement des exigences pour les voyageurs internationaux

Les Etats-Unis exigeront à partir du "début de la semaine prochaine" que tous les voyageurs étrangers entrant sur le territoire présentent un test négatif réalisé dans la journée précédant le départ, en plus d'être vaccinés, a fait savoir la Maison Blanche.

L'administration Biden a dévoilé une série de mesures destinées à doper la vaccination et à faire face à la propagation du Covid-19 pendant l'hiver, alors qu'un premier cas du nouveau variant Omicron vient d'être détecté dans le pays.

Nouveau cas d'Omicron au Minnesota

Un cas du variant Omicron a été détecté mercredi dans le Minnesota, aux Etats-Unis, chez une personne ayant voyagé à New York, mais ne s'étant pas récemment rendue à l'étranger comme pour le premier cas confirmé la veille. Cette annonce indique ainsi que le variant a commencé à se transmettre entre personnes sur le territoire américain.

MEXIQUE - Le président se félicite du "contrôle de la pandémie"

Le président mexicain Andrés Manuel López Obrador s'est félicité du "contrôle de la pandémie" de Covid-19 dans son pays, devant une foule rassemblée à Mexico, alors que le monde s'inquiète de l'arrivée du variant Omicron. Il a assuré que l'économie était en train de se relever.

"Aujourd'hui, 86% des Mexicains de plus de 18 ans sont protégés, presque tous avec deux doses. Nous avons déjà commencé à vacciner les jeunes de 15 à 18 ans et nous allons appliquer des doses de rappel, en commençant par les personnes âgées", a-t-il déclaré dans un discours prononcé à l'occasion du troisième anniversaire de son gouvernement.

"Le contrôle de la pandémie nous permet de revenir à notre plan initial [...] pour améliorer les services de santé", tels que l'augmentation du nombre de médecins, actuellement de 1,2 pour 1000 habitants, a-t-il déclaré. L'année prochaine, "si tout va bien, nous aurons le vaccin (mexicain, n.d.l.r.) Patria", a-t-il ajouté.

JAPON - Allégement des restrictions

Le gouvernement japonais est partiellement revenu sur sa demande aux compagnies aériennes de suspendre les nouvelles réservations à destination du Japon, pour s'assurer que ses ressortissants pourront regagner leur pays. Les frontières restent cependant fermées aux étrangers.

Tokyo avait demandé mercredi aux compagnies aériennes de suspendre toutes les nouvelles réservations à destination de son territoire pendant une durée d'un mois, face aux craintes concernant le variant Omicron, une décision qui affectait aussi bien les citoyens japonais que les résidents étrangers. Mais cette décision sera modifiée pour permettre aux Japonais de rentrer chez eux, a annoncé jeudi le gouvernement nippon.

"Cette demande a provoqué la confusion parmi les personnes concernées et le premier ministre a donc demandé au ministère des tranports de revoir la question afin de prendre en compte les demandes des citoyens japonais" qui veulent regagner l'archipel, a déclaré le porte-parole du gouvernement.

RTSinfo avec agences

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Les chiffres de la pandémie dans le monde

La pandémie de coronavirus a fait au moins 5'223'072 morts dans le monde depuis que son apparition fin décembre 2019, selon un bilan établi par l'AFP jeudi à la mi-journée. Plus de 262'933'840 cas d'infection ont été officiellement diagnostiqués.

Sur la journée de mercredi, 8556 nouveaux décès et 684'299 nouveaux cas ont été recensés dans le monde. Les pays qui ont enregistré le plus de nouveaux décès dans leurs derniers bilans sont les États-Unis avec 2015 nouveaux morts, la Russie (1221) et l'Ukraine (525).

Les États-Unis sont le pays le plus touché avec 782'100 décès, devant le Brésil avec 614'964 morts, l'Inde avec 469'724 morts, le Mexique avec 294'428 morts et la Russie avec 277'640 morts.

>> La carte des contaminations dans le monde (depuis le début de la pandémie):

>> Le suivi de l'évolution de l'épidémie: Le coronavirus en chiffres et en cartes