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Le président iranien Ebrahim Raïssi réitère son appel à la levée des sanctions

La centrale nucléaire de Bushehr, à l'extérieur de la ville de Bushehr, dans le sud de l'Iran, le 20 août 2010. [Vahid Salemi - AP Photo/Keystone]
Dernière chance pour le nucléaire iranien à Vienne / La Matinale / 2 min. / le 30 novembre 2021
Le président iranien Ebrahim Raïssi a réitéré la volonté de son pays de voir les négociations sur le nucléaire iranien, qui ont repris à Vienne, déboucher sur une levée des sanctions contre Téhéran.

Lors de cette conversation lundi avec le président français, Emmanuel Macron a appelé Téhéran à s'engager "de façon constructive" dans les négociations, selon l'Elysée.

L'accord sur le nucléaire conclu en 2015 offrait à Téhéran la levée d'une partie des sanctions étouffant son économie en échange d'une réduction drastique de son programme nucléaire.

Mais les Etats-Unis ont quitté le pacte en 2018 et rétabli les mesures punitives. En retour, la République islamique, qui dément vouloir se doter de la bombe, a progressivement abandonné ses engagements.

L'objectif de Paris, un retour à l'accord

Lors de l'entretien téléphonique, le chef de l'État français a rappelé à son interlocuteur que l'objectif de Paris "était de voir l'Iran revenir au plein respect de l'ensemble de ses engagements (...) et que les États-Unis reviennent à l'accord", selon le communiqué de la présidence française.

Le président iranien a lui invité son homologue français "à s'efforcer avec d'autres parties à Vienne de conclure les négociations et lever les sanctions contre l'Iran", selon un communiqué officiel.

"L'envoi d'une équipe complète aux pourparlers démontre l'engagement sérieux de l'Iran dans ces pourparlers" qui ont repris lundi, a-t-il noté.

Coopération avec l'AIEA

Il a en outre affirmé que son pays était prêt à poursuivre sa "pleine coopération" avec l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA).

L'organisme chargé de contrôler le caractère pacifique du programme nucléaire iranien avait déploré la semaine dernière l'absence d'avancées sur plusieurs questions en suspens.

De son côté, le ministre iranien des Affaires étrangères Hossein Amir-Abdollahian a appelé les autres parties à honorer leurs obligations pour que Téhéran revienne à ses engagements, lors d'une conversation téléphonique lundi soir avec le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres.

"Les parties adverses doivent retourner à leurs pleines obligations. Dans ce cas, l'Iran arrêtera également ses mesures compensatoires", a dit le ministre, selon un communiqué.

ats/ther

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