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L'UE a besoin du nucléaire et du gaz, estime la présidente de la Commission européenne

La France se prépare à relancer la construction de centrales nucléaires. [AP Photo/Francois Mori - Keystone]
L'UE a besoin du nucléaire et du gaz, estime la présidente de la Commission européenne / Le Journal horaire / 31 sec. / le 22 octobre 2021
L'UE a besoin du nucléaire et du gaz comme "sources d'énergie stables", a déclaré vendredi la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen à l'issue d'un sommet où les Vingt-Sept ont apporté, selon Paris, un soutien "large" à l'atome civil.

Alors que l'UE doit réduire drastiquement ses émissions de CO2 pour lutter contre le changement climatique, "il est évident qu'il faut davantage d'énergies renouvelables propres", comme l'éolien et le solaire, qui offrent "beaucoup d'indépendance" au continent à l'heure où flambent les cours du gaz, a estimé la cheffe de l'exécutif européen, lors d'une conférence de presse.

>> Lire: En Allemagne et en France, le prix du gazole atteint un record

Mais "à côté (des renouvelables), nous avons besoin d'une source d'énergie stable: le nucléaire et, pendant une période de transition, bien entendu, le gaz", a-t-elle ajouté. Les centrales nucléaires ont l'avantage de n'émettre quasiment aucun CO2 dans l'atmosphère.

Liste des énergies vertueuses

La Commission européenne doit proposer avant la fin de l'année une liste des énergies considérées comme vertueuses pour le climat, dite "taxonomie verte". Cette classification ouvrira l'accès à la finance verte, donnant un avantage compétitif crucial aux filières reconnues.

"Jamais un soutien aussi clair et aussi large sur la nécessité de recourir à l'énergie nucléaire pour atteindre nos objectifs climatiques n'avait été exprimé" parmi les Etats membres, s'est félicité vendredi le président français Emmanuel Macron, alors que la France se prépare à relancer la construction de centrales nucléaires.

Farouches oppositions

Il a affirmé que la Commission avait "rappelé son engagement" à publier sa classification, qui pourrait inclure le gaz et le nucléaire, "d'ici la fin de l'année".

Dans le contexte de la crise des prix du gaz, dix Etats de l'UE emmenés par la France avaient publié mi-octobre, une tribune soutenant le nucléaire.

D'autres pays comme l'Allemagne, l'Autriche ou le Luxembourg y sont farouchement opposés, épinglant le problème du stockage à très long terme des déchets radioactifs.

afp/lan

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Pas de barrière contre les migrants

L'Union européenne ne financera pas "de barbelés et de murs" aux frontières pour empêcher les arrivées de migrants, comme réclamé par douze pays dont la Lituanie et l'Autriche, a déclaré vendredi la présidente de la Commission Ursula von der Leyen.

"J'ai été très claire sur le fait qu'il y a une position commune de longue date de la Commission et du Parlement européen, qu'il n'y aura pas de financement de barbelés et de murs", a indiqué la cheffe de l'exécutif européen à l'issue d'un sommet des Vingt-Sept à Bruxelles, où la question a été discutée.

Clôture réclamée par 12 pays européens

La Lituanie construit une clôture barbelée le long de sa frontière avec la Biélorussie pour endiguer un afflux de migrants que le régime d'Alexandre Loukachenko est accusé d'orchestrer. Le président lituanien Gitanas Nauseda a déclaré vendredi à Bruxelles que de telles mesures étaient "des plus nécessaires à court terme pour gérer cette crise".

Les ministres de l'Intérieur de 12 pays (Autriche, Bulgarie, Chypre, Danemark, Estonie, Grèce, Hongrie, Lituanie, Lettonie, Pologne, Tchéquie et Slovaquie) avaient écrit le 7 octobre à la Commission pour demander à l'UE de financer la construction de telles clôtures.

>> Lire: Douze pays de l'UE veulent des barrières contre les migrants