Modifié

Une figure de la mouvance djihadiste genevoise condamnée à 7 ans de prison

Le Tribunal correctionnel de Paris a condamné un ancien chauffeur de taxi genevois à sept ans de prison pour des faits de terrorisme. [Yann Castanier - AFP]
Une figure de la mouvance djihadiste genevoise condamnée à 7 ans de prison / La Matinale / 1 min. / le 15 octobre 2021
Le Tribunal correctionnel de Paris a condamné jeudi un ancien chauffeur de taxi genevois à sept ans de prison pour des faits de terrorisme. Ce Franco-Tunisien expulsé de Suisse en 2017 aurait été l'un des piliers d’un réseau djihadiste opérant entre Genève et la France voisine.

L'homme de 45 ans a été reconnu coupable pour avoir fédéré et soutenu à Genève et dans le département de l'Ain des hommes radicalisés prêts à partir pour le djihad armé en Syrie.

>> Lire également: Le procès d'une figure de la mouvance djihadiste genevoise s'est ouvert à Paris

L’avocat du prévenu a plaidé en vain son acquittement. Les juges ont choisi de suivre les arguments du parquet anti-terroriste français. L'accusé, tout comme le parquet, ont dix jours pour faire appel contre ce jugement.

Propos accablants

En rendant son verdict, le président du tribunal a brièvement mentionné plusieurs éléments retenus contre l’ancien chauffeur de taxi: sa participation à un cours sur les techniques d'égorgement, deux tentatives de départ sur zone, ou encore la visite régulière à un stand de tir et la possession d’armes à feu.

Ces éléments ont été renforcés, selon les juges, par les propos accablants tenus par trois ressortissants suisses ayant participé à ce groupe de radicalisés acquis au groupe djihadiste Etat islamique.

Déplacements au grand jour

De son côté, la défense a disqualifié ces témoignages, dénonçant des mensonges. L’avocat du prévenu a aussi tenté de prouver le caractère tout à fait normal des voyages incriminés: des déplacements effectués au grand jour, sans aucune forme de clandestinité, a-t-il insisté.

La procureure avait requis huit ans d’emprisonnement, au vu de la gravité des faits. Les juges ont décidé de s’arrêter à sept années de prison.

Marc Menichini

Publié Modifié