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En Inde, retour des foules aux fêtes religieuses - Le suivi de la pandémie dans le monde

La principale saison des fêtes religieuses bat son plein en Inde et des foules immenses et bruyantes se pressent sur les marchés et dans les foires pour la première fois depuis deux ans, six mois à peine après une vague dévastatrice de Covid-19. [DIBYANGSHU SARKAR - AFP]
La principale saison des fêtes religieuses bat son plein en Inde et des foules immenses et bruyantes se pressent sur les marchés et dans les foires pour la première fois depuis deux ans, six mois à peine après une vague dévastatrice de Covid-19. [DIBYANGSHU SARKAR - AFP]
La principale saison des fêtes religieuses bat son plein en Inde et des foules immenses et bruyantes se pressent sur les marchés et dans les foires pour la première fois depuis deux ans, six mois à peine après une vague dévastatrice de Covid-19.

INDE - Les horreurs du Covid-19 s'estompent

Le Covid-19 fait toujours plus de 200 victimes par jour en Inde, pays de 1,3 milliard d'habitants, mais ce chiffre est en forte baisse par rapport aux 4000 décès quotidiens enregistrés en moyenne en avril et mai.

La plupart des activités sont revenues à la normale et l'Inde a administré près d'un milliard de doses de vaccin, environ 75% des personnes ayant reçu au moins une injection. La saison des festivités comprend Durga Puja, Dussehra et Diwali, les principales fêtes hindoues célébrées avec bruit, couleur et exubérance dans tout le pays.

Difficile de respecter les distances

Jeudi, à Calcutta, la foule a afflué vers les "pandals" colorés, des structures temporaires où sont installées pendant les festivités les idoles de la déesse hindoue Durga.

Les spectateurs se sont ainsi bousculés pour apercevoir un pandal de 44 mètres de haut conçu comme une réplique du gratte-ciel Burj Khalifa de Dubaï, sur lequel était projeté un éblouissant spectacle lumineux.

La police de la circulation de la capitale régionale munie de hauts-parleurs a tenté de rappeler aux gens de garder leurs distances, en vain, même si de nombreuses personnes portaient des masques.

INDONÉSIE - Retour des vols internationaux, mais aucun touriste en vue

Bali a officiellement rouvert son aéroport à certains vols internationaux jeudi, dont ceux venant de Chine, du Japon ou de France, afin de permettre une reprise du tourisme. L'île indonésienne est dévastée après plus d'un an et demi de fermeture aux touristes étrangers pour cause de pandémie.

Mais les autorités locales ont précisé qu'aucun vol international n'était attendu pour l'instant et le terminal international est resté désert. "Nous sommes prêts et nous attendons les vols internationaux", a indiqué le porte-parole de l'aéroport balinais. "Mais jusqu'à présent il n'y a rien de prévu".

>> Les explications dans La Matinale:

L'aéroport de Bali le 14 octobre, est toujours vide, malgré la réouverture. L'île dépend fortement du tourisme.  [Zul Trionggono Edoardo / Anadolu Agency - AFP]Zul Trionggono Edoardo / Anadolu Agency - AFP
Bali rouvre les vols internationaux, mais aucun touriste en vue pour l'instant / La Matinale / 1 min. / le 14 octobre 2021

Vaccination et quarantaine

Les visiteurs étrangers devront être complètement vaccinés, se soumettre à une quarantaine de cinq jours dans un hôtel et disposer des visas adéquats pour se rendre à Bali. Les autorités indonésiennes viennent d'annoncer la réouverture des visas de tourisme, qui étaient suspendus depuis le début de la pandémie, cependant les visas à l'arrivée ne sont pas encore rétablis.

L'aéroport international de Bali Ngurah Rai est accessible aux voyageurs de 19 pays, dont la Corée du Sud, la Chine, le Japon, la France, les Emirats arabes unis, Dubaï et la Nouvelle-Zélande. Cette réouverture ne concerne pas en revanche l'Australie, qui fournissait le plus important contingent de touristes à l'île indonésienne avant la pandémie.

>> Lire aussi: "Ce serait vraiment crucial que les touristes chinois reviennent en Asie du Sud"

>> L'interview de la spécialiste de l'Asie Françoise Nicolas dans La Matinale:

Lundi 20 septembre: un homme nourrit des macaques dans la forêt de singes d'Ubud à Bali, en Indonésie. Des aides ont été débloquées, car la baisse du tourisme due au Covid a fait chuter les droits d'entrée, principale source de financement pour acheter de la nourriture pour les primates. [EPA/MADE NAGI - Keystone]EPA/MADE NAGI - Keystone
Françoise Nicolas commente la reprise du tourisme dans les pays d'Asie / La Matinale / 8 min. / le 14 octobre 2021

THAÏLANDE - Réouverture progressive des frontières aux touristes vaccinés

La Thaïlande va rouvrir progressivement ses frontières aux visiteurs étrangers vaccinés à partir du 1er novembre, a annoncé lundi le Premier ministre Prayut Chan-O-Cha, alors que le royaume cherche à sauver une industrie touristique lourdement frappée par la pandémie.

Dans un premier temps, la Thaïlande va accepter des touristes en provenance de dix "pays considérés à faible risque", a précisé le chef du gouvernement lors d'une allocution télévisuelle - notamment les Etats-Unis, la Chine, le Royaume-Uni, l'Allemagne et Singapour. La liste pourra être élargie dans les mois qui viennent. Les visiteurs devront présenter à leur arrivée un test Covid négatif et en faire un nouveau sur place.

Tourisme, un cinquième du PIB

"Ils pourront ensuite voyager librement comme les Thaïlandais", s'est félicité le Premier ministre. Jusqu'à présent, seul le programme "bac à sable" permettait aux touristes vaccinés de se rendre dans la station balnéaire de Phuket (sud). Mais ils étaient obligés de rester pendant une semaine dans un hôtel de l'île avant de pouvoir s'aventurer dans d'autres parties du royaume.

Le tourisme représentait un cinquième du PIB thaïlandais avant la pandémie.  Les restrictions sévères imposées aux voyageurs pour lutter contre le virus ont fait s'effondrer le nombre de visiteurs étrangers. En 2020, les arrivées ont plongé de 83% à 6,7 millions contre un record de 39,9 millions en 2019.

>> Les précisions de La Matinale:

La Thaïlande va rouvrir progressivement ses frontières aux visiteurs étrangers vaccinés à partir du 1er novembre, a annoncé lundi le Premier ministre Prayut Chan-O-Cha, alors que le royaume cherche à sauver une industrie touristique lourdement frappée par la pandémie. [THOMAS DE CIAN - NURPHOTO VIA AFP]THOMAS DE CIAN - NURPHOTO VIA AFP
La Thaïlande va rouvrir progressivement ses frontières aux touristes vaccinés à partir du 1er novembre / La Matinale / 1 min. / le 14 octobre 2021

ETATS-UNIS - Le traitement contre le Covid-19 jugé prioritaire

Regeneron, partenaire de Roche dans le développement d'un médicament d'anticorps contre le Covid-19, a décroché auprès du régulateur aux Etats-Unis une désignation d'"examen prioritaire" pour son "Regen-Cov".

La Food and drug administration (FDA), qui a octroyé au "Regen-Cov" une autorisation temporaire en novembre dernier, a prévu d'arrêter une décision définitive d'ici le 13 avril 2022, précise le laboratoire new-yorkais, à l'origine du traitement. Regeneron entend en outre déposer une demande d'homologation pour les patients hospitalisés d'ici la fin de l'année.

>> Relire: Pour diminuer les hospitalisations, un traitement contre le Covid-19 réservé à certaines infections précoces

Distribution mondiale pour Roche

Selon les termes de l'accord conclu en août 2020, Regeneron sera responsable de la distribution aux Etats-Unis, quand Roche couvrira le reste du monde, sous la marque "Ronapreve". La multinationale rhénane sera aussi chargée d'obtenir les feux verts réglementaires en dehors du pays de l'oncle Sam.

La substance bénéficie depuis fin février d'une recommandation en ce sens émise par le Comité des médicament à usage humain (CHMP), principal organe consultatif de l'Agence européenne des médicaments. L'Union européenne a par ailleurs déjà précommandé auprès de Roche 55'000 doses de ce cocktail d'anticorps monoclonaux.

CANADA - Le Québec reporte d'un mois la vaccination obligatoire des travailleurs de la santé

Le Québec, dont le réseau de santé est malmené par une pénurie de personnel, donne un mois de plus aux travailleurs de ce secteur pour se faire vacciner, sans quoi ils seront suspendus sans solde, a annoncé mercredi le ministre de la Santé de la province canadienne.

Le gouvernement souhaite ainsi "donner une dernière chance aux non-vaccinés", qui ont dorénavant jusqu'au 15 novembre pour s'immuniser contre le Covid-19.

Si l'obligation vaccinale du personnel de la santé avait été maintenue au 15 octobre, le retrait des quelque 14'000 employés non-vaccinés aurait conduit à une "pression trop forte" sur le réseau, notamment avec la fermeture de 600 lits et de 35 salles d'opération dans les centres hospitaliers.

"Réseau à bout de souffle"

"Comme gestionnaire, je me dois d'ajouter du personnel dans notre réseau qui est à bout de souffle, pas d'en soustraire", a affirmé le ministre Christian Dubé en conférence de presse. Ce dernier a réitéré sa volonté d'appliquer la vaccination obligatoire, "mais pas aux dépens de notre capacité à soigner" les citoyens.

Au cours du prochain mois, le Québec exigera que les employés du secteur de la santé non-vaccinés soient testés contre le Covid-19 au moins trois fois par semaine. Ces derniers ne pourront pas toucher les "primes Covid" auxquelles ont droit leurs collègues vaccinés.

RUSSIE - Record quotidien d'infections et de décès

La Russie a enregistré jeudi un nouveau record quotidien de nouvelles infections et de décès dus au Covid-19, le Kremlin écartant toujours dans l'immédiat des mesures de confinement à l'échelle nationale.

Selon le bilan quotidien publié par le gouvernement russe, 31'299 cas de contamination ont été dénombrés ces dernières 24 heures et 986 personnes sont mortes, un pic depuis le début de la pandémie.

La capitale Moscou reste la plus touchée avec 6712 nouveaux cas et 72 morts en 24 heures, devant la deuxième ville du pays, Saint-Pétersbourg, avec 2345 contaminations enregistrées et 67 décès.

Réagissant à ces chiffres, le porte-parole du Kremlin a une nouvelle fois exclu des mesures de confinement à l'échelle nationale, préférant "continuer à expliquer aux gens qu'il faut se faire vacciner".

RTSinfo avec les agences

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Les chiffres de la pandémie dans le monde

La pandémie du nouveau coronavirus a fait au moins 4'870'405 morts dans le monde depuis que le bureau de l'OMS en Chine a fait état de l'apparition de la maladie fin décembre 2019, selon un bilan établi par l'AFP à partir de sources officielles jeudi.

Au moins 239'058'470 cas d'infection ont été officiellement diagnostiqués depuis le début de l'épidémie.

>> Le suivi de l'évolution de l'épidémie: Le coronavirus en chiffres et en cartes

Les Etats-Unis sont le pays le plus touché tant en nombre de morts que de cas, avec 719'530 décès pour 44'683'145 cas recensés depuis le début de la pandémie, selon le comptage de l'université Johns Hopkins.

 Après les Etats-Unis, les pays les plus touchés sont le Brésil avec 601'574 morts et 21'597'949 cas, l'Inde avec 451'435 morts (34'020'730 cas), le Mexique avec 283'193 morts (3'738'749 cas), et la Russie avec 220'315 morts (7'892'980 cas).

Parmi les pays les plus durement touchés, le Pérou est celui qui déplore le plus grand nombre de morts par rapport à sa population, avec 606 décès pour 100'000 habitants, suivi par la Bosnie (337), la Macédoine du Nord (330), le Monténégro (319), la Bulgarie (315) et la Hongrie (314).

>> La carte des contaminations dans le monde (depuis le début de la pandémie):

>> Cas sur 14 jours pour 100'000 habitants (cliquez sur les régions pour afficher plus d'informations):

L'expérience est idéale sur ordinateur. Sur mobile, ouvrez ce lien pour consulter la carte en plein écran

Source des données: Bureau régional Europe de l'OMS

Tuberculose: les décès repartent à la hausse en raison du Covid-19

Les décès liés à la tuberculose ont augmenté l'année dernière, pour la première fois en plus de dix ans. Des années d'avancées dans la lutte contre cette maladie ont été perdues en raison de la pandémie, a dit jeudi l'Organisation mondiale de la santé (OMS) à Genève.

>> En lire plus: Préoccupante recrudescence des décès liés à la tuberculose

En quelques années, le nombre de victimes n'a reculé que d'environ 9%, loin des objectifs de 35% qui avaient été établis d'ici à l'année dernière. Celui des personnes nouvelles atteintes par rapport à toute la population a diminué de 11%, moins que les 20% souhaités. Seule l'Europe a atteint 25%.

Moins de dépenses

En raison de la pandémie, beaucoup moins de personnes ont été diagnostiquées, soignées ou prises en charge en termes de prévention par rapport à l'année précédente. Les dépenses sur les prestations liées à la tuberculose ont reculé, précise le rapport publié jeudi qui porte sur 197 Etats ou territoires.

Dans de nombreux pays, les ressources ont été utilisées contre le coronavirus. Les patients ont aussi été confrontés à des difficultés pour accéder aux soins en raison des confinements.

Un rappel de Moderna ou Pfizer marche mieux chez ceux vaccinés avec Johnson & Johnson

Les personnes ayant reçu le vaccin contre le Covid-19 de Johnson & Johnson pourraient avoir intérêt à recevoir une dose de rappel d'un vaccin différent, à ARN messager, selon les résultats préliminaires d'une étude américaine publiée mercredi.

Cette étude, financée par les Instituts nationaux de santé (NIH), était très attendue aux Etats-Unis car elle porte sur la possibilité de "mélanger" les vaccins - c'est-à-dire d'utiliser un vaccin différent pour la dose de rappel que pour la série initiale - ce qui n'est pas autorisé pour le moment dans le pays.

L'étude a été menée sur 458 adultes vaccinés avec l'un des trois remèdes autorisés aux Etats-Unis (Pfizer, Moderna ou Johnson & Johnson), depuis au moins 12 semaines.