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Le Parlement norvégien bascule à gauche après les législatives

Norvège, défaite des conservateurs [RTS]
Norvège, défaite des conservateurs / 12h45 / 1 min. / mardi à 12:45
L'opposition de gauche emmenée par le travailliste Jonas Gahr Støre a remporté lundi en Norvège des législatives dominées par le sort des activités pétrolières du pays, mettant fin à huit ans de règne de la droite.

"Nous avons attendu, nous avons espéré et nous avons travaillé si dur, et maintenant nous pouvons enfin le dire: nous l'avons fait!", a déclaré Jonas Gahr Støre, probable prochain Premier ministre, sous les acclamations de militants.

Les cinq partis d'opposition devraient décrocher 100 des 169 sièges que compte le Storting, le Parlement monocaméral norvégien, suffisamment pour déloger la coalition de droite de la conservatrice Erna Solberg, selon des projections.

"Une société plus équitable"

Avec 89 mandats pour le moment, les travaillistes semblent même en passe de décrocher une majorité absolue avec leurs alliés de prédilection, le parti du Centre et la Gauche socialiste.

Le trio pourrait ainsi se passer des deux autres forces d'opposition, les écologistes de MDG et les communistes de Rødt, avec lesquelles Jonas Gahr Støre s'est tout de même dit déterminé à discuter.

"La Norvège a envoyé un message clair: les élections montrent que le peuple norvégien souhaite une société plus équitable", a dit ce millionnaire de 61 ans qui a fait campagne contre les inégalités sociales.

>> L'éclairage de Tout un monde:

L'opposition de gauche emmenée par le travailliste Jonas Gahr Støre a remporté les législatives. [Javad Parsa - Keystone/AP]Javad Parsa - Keystone/AP
Norvège: l'opposition travailliste l’emporte aux élections législatives / Tout un monde / 7 min. / mardi à 08:12

Erna Solberg reconnaît sa défaite

"Le travail du parti conservateur au gouvernement est fini pour cette fois-ci", a admis Erna Solberg aux manettes depuis 2013, un record pour la droite.

"Je tiens à féliciter Jonas Gahr Støre qui, à cette heure, semble avoir une nette majorité pour changer le gouvernement", a ajouté la dirigeante de 60 ans, victime d'une usure du pouvoir après avoir conduit le pays à travers de multiples crises (migrants, chute du cours du baril, Covid-19...).

Si elle se confirme, cette majorité absolue à trois facilitera les négociations en vue de former un gouvernement de coalition, lesquelles promettent tout de même d'être longues et délicates.

afp/gma

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