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Plusieurs attaques dans le nord du Burkina tuent une dizaine de civils

Un soldat français lors de l'opération Barkhane en avril 2021. [Hans Lucas - AFP]
Une dizaine de civils ont été tués mercredi soir dans plusieurs attaques djihadistes présumées au Burkina Faso / Le Journal horaire / 20 sec. / le 5 août 2021
Trente personnes sont mortes mercredi soir dans plusieurs attaques de villages dans le nord du Burkina Faso, dont 11 civils. Des sources sécuritaires et locales présument qu'il s'agit d'attaques djihadistes.

"Dans la soirée de mercredi, des individus armés non identifiés ont perpétré une série d'attaques dans le nord, faisant une dizaine de morts parmi les populations locales", a indiqué une source sécuritaire ce jeudi. Le gouvernment burkinabè a confirmé les attaques jeudi soir, précisant que quinze soldats, onze civils et quatre supplétifs de l'armée avaient péri.

Ces attaques dans la région du Sahel sont les plus meurtrières depuis celle qui avait eu lieu dans la même région contre le village de Solhan, faisant de 132 à 160 morts, selon les sources, début juin dernier.

>> Lire à ce sujet: Plus de 160 civils tués lors d'une attaque contre un village au Burkina Faso

Une dizaine de terroristes neutralisés

Les attaques ont touché les villages de Badnoogo et Bassian, les hameaux de Tokabangou et Gadba, ainsi que la commune de Pensa, non loin de la frontière avec le Niger. "Des concessions (propriétés) ont été incendiées par les assaillants", a par ailleurs affirmé un habitant.

"Alertée, une unité du détachement militaire de Markoye", qui comprenait également des Volontaires pour la défense de la patrie (VDP, supplétifs civils), "a été immédiatement déployée pour sécuriser les populations. Au cours des opérations, l'unité a été prise à partie dans les environs du village de Tokabangou", indique un communiqué du ministère de la Défense. Une dizaine de terroristes auraient été neutralisés.

Attaques djihadistes régulières et meurtrières depuis 2015

Créés en décembre 2019, les VDP interviennent aux côtés de l'armée pour des missions de surveillance, d'information et de protection après une formation militaire de 14 jours. Ils font également office de pisteurs et sont souvent engagés dans des combats au prix de lourdes pertes, avec plus de 200 morts dans leurs rangs depuis 2020, selon un décompte de l'AFP.

Le Burkina Faso fait face depuis 2015 à des attaques djihadistes régulières et meurtrières, en particulier dans les régions du nord et de l'est proches du Mali et du Niger, également confrontés aux actions meurtrières des djihadistes armés. Ces attaques, souvent couplées à des embuscades et attribuées aux groupes djihadistes affiliés au groupe Etat islamique (EI) et à Al-Qaïda, ont fait plus de 1500 morts et contraint plus de 1,3 million de personnes à fuir leurs foyers.

>> Réécouter l'interview d'Ornella Moderan, directrice du programme Sahel à l’Institut d’Etudes de Sécurité, après les attaques de juin 2021:

Deux attaques sans précédent depuis 2015 ont touché le Burkina Faso: interview d'Ornella Moderan [RTS]
Deux attaques sans précédent depuis 2015 ont touché le Burkina Faso: interview d'Ornella Moderan / Forum / 3 min. / le 6 juin 2021

afp/aps

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Vingt-quatre soldats tchadiens tués

Au moins 24 militaires tchadiens ont été tués et plusieurs blessés mercredi dans une attaque de Boko Haram dans la région du lac Tchad, près de la frontière avec le Cameroun, en proie à de nombreuses incursions djihadistes.

Le lac Tchad est une vaste étendue d'eau et de marécages parsemée d'îlots habités dans l'Ouest, dont certains sont des repaires du groupe nigérian Boko Haram ou de sa branche dissidente, l'État islamique en Afrique de l'Ouest.

En mars 2020, une centaine de soldats tchadiens avaient été tués en une nuit par le groupe Boko Haram, sur la presqu'île de Bohoma, dans la province du Lac, où se trouve une base de l'armée tchadienne.

La commune de Pensa, dans la province de Sanmatenga, au Burkina Faso