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Les Etats-Unis atteignent leur objectif de vaccination avec du retard - Le suivi du Covid-19 dans le monde

Les Etats-Unis ont atteint lundi le taux de 70% d'adultes ayant reçu au moins une dose de vaccin anti-Covid. Ils ont près d'un mois de retard sur la date fixée par le président Biden comme objectif pour atteindre ce seuil.

La pandémie de Covid-19 a fait plus de 4,23 millions morts dans le monde depuis fin décembre 2019, selon un bilan établi par l'AFP lundi à la mi-journée. Plus de 198 millions de cas d'infection ont été officiellement diagnostiqués depuis le début de l'épidémie.

Les Etats-Unis sont le pays le plus touché tant en nombre de morts que de cas avec 613'228 décès pour 35'003'546 cas recensés, selon le comptage de l'université Johns Hopkins.

Viennent ensuite le Brésil avec 556'834 morts et 19,9 millions de cas, l'Inde avec 424'773 morts (31,7 millions de cas), le Mexique avec 241'034 morts (2,9 millions de cas), et le Pérou avec 196'438 morts (2,1 millions de cas).

>> La carte des contaminations dans le monde (depuis le début de la pandémie):

États-Unis - Objectif de vaccination atteint avec un mois de retard

Les Etats-Unis ont atteint lundi le taux de 70% d'adultes ayant reçu au moins une dose de vaccin anti-Covid. Ils ont près d'un mois de retard sur la date fixée par le président Biden comme objectif pour atteindre ce seuil.

Après un ralentissement de la campagne de vaccination, les Etats-Unis ont observé un rebond du taux de vaccination ces dernières semaines dans les régions les plus touchées par la vague récente de Covid-19, provoquée en grande partie par l'émergence du très contagieux variant Delta. Des Etats comme l'Arkansas, le Missouri, la Louisiane et la Floride, ont tous connu d'importantes augmentations de leurs taux de vaccination.

Des millions de personnes risquent de perdre leurs logements

Plusieurs millions de citoyens et de citoyennes des États-Unis risquent dès lundi de perdre leurs logements à cause de la pandémie. Touchés par la crise économique, ils ne peuvent pas payer leur loyer, et les protections sociales mises en place par l'Etat viennent d'expirer.

Cette crise était prévisible. C'est pour cette raison que l'administration Trump avait mis en place, en septembre dernier, une trêve qui interdisait l'expulsion des locataires qui ne pouvaient pas payer leur loyer. Mais leurs dettes n'en étaient pas pour autant effacées. Et si ce moratoire national a été prolongé plusieurs fois déjà, il a finalement expiré samedi 31 juillet à minuit.

Or, près de 7,5 millions d'Américains sont en retard sur le paiement de leur loyer, et plus de 3,5 millions d'entre eux estiment qu'ils risquent d'être expulsés dans les deux mois à venir. Même si dans certains Etats, comme la Californie, Washington, New York ou l'Oregon, la trêve a été prolongée, ou des soutiens mis en place.

>> Les explications du 12h30:

La crise du logement a déjà mis à la rue des milliers d'Américains (ici dans la Silicon Valley). [Raphaël Grand - RTS]Raphaël Grand - RTS
USA: 4 millions d’Américains risquent l’expulsion de leur logement / Le 12h30 / 1 min. / le 2 août 2021

Frustration des personnes vaccinées face aux nouvelles restrictions

Le variant Delta pousse de plus en plus de pays à prononcer de nouvelles restrictions sanitaires. Celles-ci concernent souvent les personnes vaccinées également, suscitant une frustration grandissante.

L'Islande et le Royaumes-Uni, par exemple, exigent un test PCR négatif même pour les personnes ayant reçu deux doses, tandis que les Américains, même vaccinés, doivent à nouveau porter un masque dans certaines zones. Enfin, en Espagne, la Catalogne impose à nouveau un couvre-feu à tout le monde.

Ainsi, malgré les slogans et les promesses politiques, la vie quotidienne continue d'être frustrante pour beaucoup de personnes vaccinées. Mais du côté des scientifiques, on a toujours été très clair: il ne faut pas voir le vaccin comme un passe-droit.

"Se vacciner, ce n'est pas avoir des privilèges, mais rester en bonne santé et préserver la santé des autres", rappelle ainsi Francesco Paneses, professeur de sociologie des sciences et de la médecine à l'Université de Lausanne. Il comprend la frustration voire la colère, mais il plaide pour plus de sérénité.

Il note que l'incertitude liée à la crise sanitaire a été un peu moins forte pendant un temps, après l'arrivée des vaccins. Mais le variant Delta a depuis fait son apparition. Selon l'OMS, il prédominera dans le monde ces prochains mois.

>> Les explications dans le journal de 12h30:

Des doses de vaccin contre le Covid-19. [Martial Trezzini - Keystone]Martial Trezzini - Keystone
La frustration des vaccinés contre le Covid-19 face au retour des mesures de protection / Le 12h30 / 2 min. / le 2 août 2021

ROYAUME-UNI - Inquiétude autour du variant Delta pour les femmes enceintes

Le variant Delta du Covid-19 semble particulièrement dangereux pour les femmes enceintes. Des complications peuvent aller de la pneumonie au manque d'oxygène, voire à un décès. Pourtant, beaucoup d'entre elles hésitent encore à se faire vacciner, malgré une balance risques-bénéfices considérée comme largement favorable.

Selon les données du Royaume-Uni, récoltées alors que le variant Delta était déjà majoritaire dans ce pays, environ 45% des femmes enceintes admises à l'hôpital ont développé des formes modérées ou graves du virus. Et sur ce pourcentage, aucune n'était complètement vaccinée, et seulement 0,5% avaient reçu une dose.

Il est ainsi recommandé aux futures mères de recevoir la 2e dose avant le troisième trimestre de grossesse. C'est à ce moment-là que les formes graves du Covid-19 sont les plus fréquentes. En outre, les dernières études montrent que les mères transmettent des anticorps contre le virus à leur bébé.

Quant aux inquiétudes sur le danger du vaccin pour les femmes enceintes, elles sont désormais écartées. Au regard des données actuellement à disposition, il n'y a pas d'augmentation du risque de fausse couche. "En fait, il n'existe aucun mécanisme biologique par lequel cela pourrait se produire, car nous ne pensons pas que le vaccin puisse traverser le placenta", explique une membre du Collège royal des obstétriciens et gynécologues.

>> Écouter dans La Matinale:

Une femme enceinte infectée par le coronavirus a deux à trois fois plus de risques de se retrouver aux soins intensifs. 
nicoletaionescu
Depositphotos [nicoletaionescu - Depositphotos]nicoletaionescu - Depositphotos
Le variant Delta particulièrement dangereux pour les femmes enceintes / La Matinale / 1 min. / le 2 août 2021

Au Royaume-Uni, la campagne de vaccination cherche désormais à élargir son champ d'action. D'après les derniers chiffres officiels, 57% des Britanniques sont complètement vaccinés.

ITALIE - Une plateforme pour la vaccination victime d'une cyberattaque

En Italie, dans la région du Latium (région dans laquelle se trouve la capitale, Rome), il est impossible d'ouvrir le site internet de réservation pour la vaccination anti-Covid depuis dimanche matin. En cause, un virus informatique qui a infecté le data-center de la région et qui provoque un arrêt brutal des réservations en ligne.

Même si aucune demande de rançon n'est parvenue à la région, l'attaque qui bloque les systèmes de réservation a toutes les caractéristiques du ransomware, un logiciel malveillant qui bloque l'accès à un ordinateur, un serveur ou à des fichiers en les cryptant, et qui réclament le paiement d'une rançon en échange de la clé de déchiffrage. Si une telle attaque se confirme, il n'existe pas réellement d'alternative au versement d'une rançon pour décrypter le contenu.

Le jour même, le Latium devait annoncer avoir vacciné 70% de sa population, faisant de la capitale la locomotive en la matière.

>> Les explications du journaliste Jean Baptiste Venditti à Rome:

Centre de vaccination à l'aéroport de Rome Leonardo da Vinci. [Mauro Scrobogna - LaPresse/AP/Keystone]Mauro Scrobogna - LaPresse/AP/Keystone
Une cyberattaque bperturbe la vaccination dans la région de Rome / La Matinale / 1 min. / le 2 août 2021

FRANCE - Immunité collective "possible au début de l'automne"

Le président du conseil français d'orientation de la stratégie vaccinale et professeur d'immunologie Alain Fischer a estimé lundi qu'il est "possible" pour la France d'atteindre l'immunité collective au "début de l'automne". Il a estimé que l'immunité collective serait atteinte lorsque 90% de la population des plus de 12 ans sera vaccinée ou protégée parce qu'elle aura déjà été infectée.

L'objectif du gouvernement français est d'atteindre 50 millions de premières doses fin août, ce qui correspond à environ 85% des plus de 12 ans qui auraient ainsi bénéficié au moins d'une dose. Actuellement, près de 53% de la population française dispose d'un schéma vaccinal complet, mais la pression hospitalière ne cesse d'augmenter.

Bien que "la vaccination avance très vite ces jours-ci", il "faut finir de convaincre ceux qui, pour l'instant, ne se sont pas fait vacciner", a plaidé le médecin, à la tête de l'organisme chargé de conseiller le gouvernement dans sa stratégie vaccinale.

Pass sanitaire spécial pour les expatriés

Par ailleurs, le gouvernement français met en place à compter de lundi un pass sanitaire spécial pour les expatriés français vivant hors de l'Union européenne et vaccinés à l'étranger "avec des vaccins reconnus par l'Agence européenne des médicaments". Cela doit leur permettre de rentrer en France et dans l'UE.

ALLEMAGNE - Rappel de vaccin pour les populations âgées

L'Allemagne va proposer dès le 1er septembre l'administration d'une dose de rappel de vaccin contre le Covid-19 aux populations âgées et vulnérables, ainsi qu'aux personnes qui n'ont pas reçu de vaccin à ARN messager, a décidé lundi le ministère de la Santé.

"Les vaccinations de rappel seront réalisées avec l'un des deux vaccins à ARN messager (Pfizer ou Moderna, ndlr)", indique le ministère selon lequel cette décision est "dans l'intérêt des soins de santé préventifs" et tient compte de préoccupations concernant "la réponse immunitaire réduite ou en déclin rapide" chez les personnes vulnérables.

POLOGNE - Sécurité de centres de vaccination renforcée

La Pologne a indiqué lundi qu'elle allait renforcer la sécurité de ses centres de vaccination. Cette décision a été prise au lendemain de l'incendie de deux centres par des militants anti-vaccin et une semaine après une rixe dans un autre.

"Malheureusement, ces incidents se répètent", a déclaré le Premier ministre Mateusz Morawiecki à la presse. "Ils seront tous sévèrement punis, conformément à la législation actuelle, et nous allons par ailleurs prendre des mesures pour renforcer la sécurité de tous ces centres", a-t-il ajouté.

Près de 50% de la population est complètement vaccinée en Pologne. Selon des sondages, près d'un quart des Polonais sont contre le vaccin ou hésitent à se faire vacciner.

AUSTRALIE - L'armée surveille les quartiers confinés

À Sydney, l'armée a été réquisitionnée pour veiller au respect du confinement dans certains quartiers. Quelque 300 militaires patrouillent depuis lundi matin dans les huit quartiers de la ville qui concentrent la majorité des cas de variant Delta.

Mais cette décision divise la population. Steve Christou, maire de la région de Cumberland, dans laquelle se trouve la banlieue populaire d'Auburn, est scandalisé. Il craint aussi que la présence de militaires réveille des souvenirs douloureux chez certains de ses administrés. "60% des habitants de Cumberland sont nés à l'étranger. Et pour la plupart, il s'agit de réfugiés qui ont fui la guerre. Ils n'ont pas tous eu une expérience très plaisante avec l'armée", déplore-t-il.

Mais d'autres saluent cette décision, qui pourrait contribuer à réduire la durée du confinement. Par ailleurs, la présence de 300 miliaires, qui distribuent aussi des repas aux indigents, sur un si large territoire reste relativement discrète.

>> Le reportage à Sydney du 12h30:

En Australie, l'armée a été réquisitionnée pour surveiller le confinement dans certains quartiers. [MICK TSIKAS - KEYSTONE]MICK TSIKAS - KEYSTONE
Australie: des patrouilles de l’armée surveillent les quartiers confinés / Le 12h30 / 1 min. / le 2 août 2021

LIBYE - 2 millions de doses du vaccin Sinopharm

La Libye, qui fait face à une recrudescence des cas de Covid-19, a reçu lundi deux millions de doses de vaccin du laboratoire chinois Sinopharm, a annoncé le Premier ministre libyen Abdelhamid Dbeibah, tout en appelant la population à se faire vacciner.

Le chef du gouvernement de transition a également annoncé l'arrivée "dans les prochaines semaines" de 1,5 million d'autres doses, sans en préciser l'origine.

MAROC - Couvre-feu national

Le Maroc a annoncé lundi la mise en place d'un couvre-feu national de 21h00 à 05h00 à partir de mardi afin de lutter contre l'épidémie de coronavirus.

Le cabinet du Premier ministre a également précisé sur son compte Twitter que les déplacements entre plusieurs villes dont Marakkech seraient limités aux détenteurs d'un certificat de vaccination contre le Covid et aux urgences médicales.

COLOMBIE - Confinement pour les non-vaccinés

Une municipalité du Nord-Ouest de la Colombie a imposé lundi, sous peine d'amende, un confinement obligatoire de huit jours aux habitants réticents à la vaccination contre le Covid-19.

"Nous devons nous montrer fermes en tant que dirigeants. Tout le monde se doit d'être vacciné", ceux qui ne le sont pas "ne pourront pas circuler dans la municipalité de Sucre", a déclaré la maire Elvira Julia Mercado sur une radio locale.

La municipalité dispose des doses nécessaires pour immuniser ses 28'000 administrés mais, selon l'édile, seuls 10'000 habitants sont vaccinés en raison de la circulation de fausses informations sur les vaccins.

Selon l'arrêté municipal, des certificats de vaccination devront être présentés pour pouvoir accéder aux commerces, bars, restaurants ou banques de la municipalité. Des contrôles seront effectués aux entrées et sorties du périmètre de la ville.

Sucre est la première municipalité à prendre une telle décision, mais le ministre de la Santé, Fernando Ruiz, a prévenu que le pays n'excluait pas de mettre également en oeuvre des mesures restrictives pour ceux qui refusent la vaccination.

RTSinfo avec les agences

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Pfizer et Moderna augmentent les prix de leurs vaccins en Europe

Les entreprises pharmaceutiques Pfizer et Moderna ont augmenté le prix de leur vaccin contre le SRAS-CoV-2 dans le cadre d'un accord avec l'Union européenne, a révélé dimanche le journal britannique Financial Times, qui a pu consulter le contrat en question, tenu confidentiel par la Commission européenne.

Le vaccin Pfizer passe de 15,50 euros à 19,50 euros, et celui de Moderna de 19 à 21,50 euros, selon le quotidien financier. Cette hausse intervient alors que l'inquiétude sur la flambée du variant Delta monte, tandis que les vaccins de Moderna et Pfizer/BioNTech devraient rester efficaces face à ce variant.

Dans l'immédiat, les deux entreprises pharmaceutiques, contactées par l'AFP, n'ont pas réagi. Interrogé lundi sur Radio France Internationale (RFI), le secrétaire d'Etat français aux Affaires européennes Clément Beaune a suggéré que cette hausse serait liée à l'adaptation des produits aux variants.

Mieux adaptés aux variants

"On les adapte aux variants, c'est demandé dans les contrats qui sont en cours de négociation. On demande aussi que l'essentiel de la production, près de 300 composants des vaccins, soient produits sur le territoire européen", a expliqué Clément Beaune. "Il faut regarder tout cela de manière rationnelle, ne pas se faire avoir évidemment mais obtenir des contrats plus exigeants, avec des produits adaptés aux variants. Probablement oui, pas seulement pour l'Union européenne, pour tous les acheteurs ce sera un peu plus cher", a-t-il dit. Il a cependant plaidé pour davantage de transparence de la part de Bruxelles dans les contrats.

La Commission européenne s'est toujours refusée à communiquer le prix des vaccins commandés. En décembre, une ministre belge avait publié sur Twitter - avant de l'effacer - un tableau donnant le détail des montants promis par son gouvernement aux fabricants pour chacun des six vaccins commandés, avec le prix à l'unité pratiqué dans l'UE: de 1,78 euro pour le vaccin du groupe suédo-britannique AstraZeneca, à 18 dollars US (soit 14,70 euros) pour celui de l'américain Moderna.