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Un nouveau gouvernement dominé par les militaires désigné au Mali

Le colonel Assimi Goita (à gauche), président de transition, lors de sa prestation de serment à Bamako, au Mali, le 7 juin 2021.  [Hadama Diakite - Keystone]
Nouveau gouvernement dominé par les militaires au Mali / Le Journal horaire / 15 sec. / le 11 juin 2021
Le nouveau président de transition au Mali, le colonel Assimi Goïta, a désigné les membres d'un nouveau gouvernement. Les militaires auteurs de deux putschs en neuf mois gardent la haute main sur les ministères régaliens comme la Défense, la Sécurité et la Réconciliation nationale.

L'un des meneurs du coup d'Etat d'août 2020, Sadio Camara, retrouve le portefeuille de la Défense, selon le décret présidentiel. Son éviction du gouvernement fin mai par l'ancien président de la transition, Bah Ndaw, est considérée comme l'un des éléments ayant déclenché le second putsch en neuf mois du colonel Goïta.

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Ismaël Wagué, autre meneur du putsch d'août, garde le portefeuille de la Réconciliation nationale.

Gouvernement "d'ouverture" et "inclusif"

Un éminent membre du Mouvement du 5-Juin/Rassemblement des forces patriotiques (M5/RFP), un collectif d'opposants, de religieux et de membres de la société civile, Ibrahima Ikassa Maïga, nommé à la tête du ministère de la Réfondation de l'Etat, fait son entrée dans ce gouvernement annoncé comme étant "d'ouverture" et "inclusif" par le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga, lui aussi du M5-RFP, lors de sa nomination.

Le ministre Abdoulaye Diop, qui faisait partie du gouvernement sous le président Ibrahim Boubacar Keïta, renversé le 18 août par les militaires, retrouve son poste aux Affaires étrangères. La nouvelle équipe compte 28 membres dont 25 ministres et trois ministres délégués.

fgn avec les agences

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"Pas la fin de l'engagement" de la France au Sahel

La fin annoncée par le président Emmanuel Macron de l'opération militaire Barkhane au Sahel "n'est pas la fin de l'engagement" de la France dans cette région, a déclaré vendredi à Ouagadougou Jean-Yves Le Drian, ministre français des Affaires étrangères.

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"C'est une évolution de concept, un changement de modèle, mais ce n'est pas la fin de l'engagement (de la France) au Sahel", a dit Jean-Yves Le Drian à la presse, à l'issue d'un entretien avec le président burkinabè Roch Marc Christian Kaboré.

"Evidemment, la poursuite de la lutte contre le terrorisme fait partie de nos priorités, même si le modèle de Barkhane n'est plus le modèle adapté", a ajouté le chef de la diplomatie française.