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Ankara rejette la responsabilité du "sofagate" sur les instances de l'UE

Rencontre UE-Turquie: le "Sofagate" [RTS]
Rencontre UE-Turquie: le "Sofagate" / 19h30 / 2 min. / jeudi à 19:30
La Turquie a dénoncé jeudi des "accusations injustes", après un couac protocolaire lors d'une visite de la présidente de la Commission européenne à Ankara. Elle rejette la responsabilité de ce "sofagate", comme l'ont baptisé les réseaux sociaux, sur la partie européenne.

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, avait été placée mardi par le protocole en retrait sur un divan lors d'une réunion des présidents des institutions de l'UE avec le chef d'Etat turc Recep Tayyip Erdogan à Ankara, ce qui a provoqué une polémique et beaucoup de ressentiment à Bruxelles.

La scène a été filmée et largement diffusée sur les réseaux sociaux. Sous le hashtag #Sofagate, elle a suscité de nombreux commentaires sur l'inégalité de traitement entre les deux chefs des institutions européennes, et son caractère sexiste.

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Disposition des sièges "à la demande de l'UE"

"Les demandes de l'UE ont été respectées. Cela veut dire que la disposition des sièges a été réalisée à leur demande. Nous services de protocole se sont rencontrés avant la réunion et leurs demandes (de l'UE) ont été respectées", a déclaré le chef de la diplomatie turque Mevlut Cavusoglu lors d'une conférence de presse à Ankara.

"Les accusations visant la Turquie sont injustes. La Turquie est un Etat profondément enraciné et ce n'est pas la première fois qu'on accueille des dignitaires étrangers", a-t-il ajouté en précisant que la Turquie se sentait obligée de faire cette mise au point face "aux accusations la visant".

Cet apparent affront a suscité des réactions indignées en Europe, mettant en cause la Turquie. D'autant qu'il est survenu quelques semaines seulement après le retrait d'Ankara d'une convention européenne sur la prévention de la violence contre les femmes.

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Le Parlement européen déplore une "désunion"

Les grands groupes politiques du Parlement européen ont déploré jeudi l'image donnée mardi à Ankara par les présidents des institutions et leur ont demandé de venir s'expliquer en plénière.

"La rencontre à Ankara des présidents von der Leyen et Michel aurait dû envoyer un message de fermeté et d'unité de l'approche européenne vis-à-vis de la Turquie. Malheureusement, elle s'est traduite par un symbole de désunion (...) Nous attendons davantage de la politique étrangère de l'Europe", a déploré l'Allemand Manfred Weber, président du Groupe du parti Populaire Européen PPE (droite pro européenne).

afp/oang

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"Quelque chose d'organisé" selon Paris

Les images de la rencontre à Ankara "font mal" et montrent "quelque chose d'organisé", a accusé le secrétaire d'Etat français aux Affaires européennes Clément Beaune.

"Je ne veux pas d'une Europe naïve, fragile. On a affaire à des interlocuteurs, le président turc, qui eux connaissent la force des images, la valeur des symboles. On doit être beaucoup plus fermes", a-t-il lancé.