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L'Assemblée nationale française inscrit le climat dans la Constitution

L'Assemblée nationale française inscrit le climat dans la Constitution. [Hugo Passarello Luna / Hans Lucas - AFP]
L'Assemblée nationale française inscrit le climat dans la Constitution. / Le Journal horaire / 25 sec. / le 16 mars 2021
Par un large vote, l'Assemblée nationale a approuvé mardi l'inscription du climat dans la Constitution, avant que le Sénat à majorité de droite ne s'empare en mai de ce sujet. Le président Emmanuel Macron veut un référendum.

Les députés ont approuvé en première lecture ce projet de révision constitutionnelle par 391 voix pour, celles de la majorité et d'une partie de la gauche, 47 contre et 115 abstentions.

Une poignée de LREM et MoDem ont frondé sur ce texte mettant en concurrence l'environnement et la liberté d'entreprendre notamment. Les oppositions le perçoivent tantôt comme "symbolique", tantôt comme un "coup de com'" du chef de l'Etat, "camouflant des renoncements" écologiques.

Vers un référendum

"Nous allons vers le référendum promis par le président de la République", s'est félicité pour sa part le garde des Sceaux Eric Dupond-Moretti après le scrutin, alors que des parlementaires doutent de son organisation.

Suivant les préconisations de la Convention citoyenne sur le climat, il s'agit de graver à l'article 1er de la Loi fondamentale que la France "garantit la préservation de l'environnement et de la diversité biologique et lutte contre le dérèglement climatique".

La ministre de la Transition écologique Barbara Pompili a salué sur Twitter "une avancée majeure". Elle porte en parallèle le vaste projet de loi "climat et résilience" et sa batterie de mesures sur le logement ou la publicité, lui aussi issu de la Convention citoyenne.

Soutien de la gauche

Les socialistes et communistes ont soutenu le texte constitutionnel, même s'ils auraient souhaité inscrire un principe de "non-régression" en matière environnementale. A l'inverse, les Insoumis fustigent "une pastille verte qu'Emmanuel Macron entend mettre dans la Constitution" et se sont prononcés contre un "projet inutile".

Les élus LR se sont très majoritairement abstenus, 20 d'entre eux votant cependant contre "une norme environnementale suprême" et "un gouvernement des juges derrière". "La droite qui a toujours été au rendez-vous de l'écologie est amère", a affirmé leur orateur Julien Aubert, qui ne veut pas empêcher une consultation des Français dans la tradition gaulliste.

L'organisation d'un référendum nécessite au préalable l'accord de l'Assemblée nationale et du Sénat sur un même texte.

afp/jpr

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