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L'homosexualité reste un "péché" et les unions ne peuvent être bénies, selon le Vatican

Comme l'assure la congrégation, qui se réfère à la définition religieuse de la bénédiction, les unions entre personnes de même sexe n'est pas licite. [Alessandro di Meo - Keystone]
L'homosexualité reste un "péché" et les unions ne peuvent être bénies, selon le Vatican / Le Journal horaire / 23 sec. / le 15 mars 2021
Le Vatican a réaffirmé lundi la doctrine de l'Eglise catholique considérant l'homosexualité comme un "péché". Il a confirmé l'impossibilité pour les couples de même sexe de recevoir les sacrements du mariage, réservés à "l'union indissoluble" d'un homme et une femme.

La Congrégation pour la doctrine de la foi, la gardienne du dogme catholique, a publié ce lundi une réponse à la question: "L'Eglise dispose-t-elle du pouvoir de bénir des unions de personnes du même sexe?" La réponse est "non", a-t-elle tranché dans un document signé par son préfet, le cardinal Luis Ladaria.

"Pas licite"

Comme l'assure la congrégation, qui se réfère à la définition religieuse de la bénédiction, "il n'est pas licite de donner une bénédiction aux relations ou partenariats, même stables, qui impliquent une pratique sexuelle hors mariage (c'est-à-dire hors de l'union indissoluble d'un homme et d'une femme ouverte en soi à la transmission de la vie)".

Elle rappelle la position classique de l'Eglise: "Dieu n'arrête jamais de bénir chacun de ses fils (...) Mais il ne bénit pas, ni ne peut bénir le péché", martèle la congrégation.

Approbation du pape François

"Pour les motifs ci-dessus mentionnés, l'Eglise ne dispose pas, ni ne peut disposer, du pouvoir de bénir les unions de personnes de même sexe dans le sens ci-dessus indiqué", conclut la congrégation, soulignant que le pape François a lu et approuvé ce texte.

>> Lire aussi: Le pape réclame une union civile pour les personnes du même sexe

Il y a cinq mois, des propos du pape François estimant que "les personnes homosexuelles ont le droit d'être en famille" et qu'elles avaient "le droit à être couvertes légalement" avaient provoqué une polémique, avant que le Vatican ne précise que François n'avait aucunement remis de cette manière en cause le dogme du mariage entre un homme et une femme.

ats/fgn

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