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"Surveillance renforcée" pour 20 départements français – Le suivi de la pandémie de Covid-19

Vingt départements français ont été placés sous "surveillance renforcée" en raison d'une circulation accrue de la pandémie, a annoncé Jean Castex. Paris, le 25 février 2021. [Stéphane de Sakutin - Keystone/epa]
Vingt départements français ont été placés sous "surveillance renforcée" en raison d'une circulation accrue de la pandémie, a annoncé Jean Castex. Paris, le 25 février 2021. [Stéphane de Sakutin - Keystone/epa]
Vingt départements français ont été placés sous "surveillance renforcée" en raison d'une circulation accrue de la pandémie a annoncé le Premier ministre français. En revanche, au Royaume-Uni, le niveau d'alerte recule. Et en Italie, la région de Brescia fait face à une troisième vague.

Plus de 2,5 millions de décès du Covid-19 ont officiellement été enregistrés dans le monde depuis le début de la pandémie en décembre 2019, selon un comptage de l'AFP effectué jeudi. Au total, 2'500'172 décès ont été recensés, pour 112'618'488 cas déclarés

Les pays qui ont enregistré le plus de nouveaux décès dans leurs derniers bilans sont les États-Unis (2337 nouveaux morts), le Brésil (1428) et le Mexique (1006). Au total, 505'899 personnes sont mortes aux Etats-Unis, 249'957 au Brésil, 182'815 au Mexique, 156'705 en Inde et 121'747 au Royaume-Uni.

En tenant compte de la population, le pays qui déplore le plus grand nombre de décès est cependant la Belgique avec 1,90 mort pour 1000 habitants, suivie par la République tchèque (1,85),  la Slovénie (1,83), le Royaume-Uni (1,79) et l'Italie (1,60).

>> La carte des contaminations dans le monde (depuis le début de la pandémie):

>> Cas sur 14 jours pour 100'000 habitants (cliquez sur les régions pour afficher plus d'informations):

L'expérience est idéale sur ordinateur. Sur mobile, ouvrez ce lien pour consulter la carte en plein écran

Source des données: Bureau régional Europe de l'OMS

FRANCE – Vingt départements en "surveillance renforcée"

Vingt départements français, dont  l'Ile-de-France, le Rhône et les Bouches-du-Rhône, ont été placés sous "surveillance renforcée" en raison d'une circulation accrue de la pandémie, a annoncé le Premier ministre Jean Castex. Ils pourront faire l'objet de mesures de confinement locaux à partir du week-end du 6 mars.

En effet ils "cumulent des indicateurs défavorables" à savoir un niveau d'incidence autour de 250 cas pour 100'000 habitants, une part de variant "supérieur à 50%", une pression hospitalière "proche du seuil critique" et "une circulation virale qui commence à s'accélérer sérieusement".

Le chef du gouvernement a donc demandé aux préfets et préfètes des départements concernés d'"engager des concertations avec les élus" et élues pour "envisager, dans tout ou partie de ces territoires, des mesures de freinage proches de celles mises en place à Nice et Dunkerque". Ces deux agglomérations sont désormais reconfinées le week-end pour contrer la flambée de Covid-19.

La mairie de Paris a dans la foulé annoncé qu'elle allait proposer au gouvernement un confinement de trois semaines dans la capitale. Elle espère ainsi "avoir la perspective de tout rouvrir" à son issue, y compris bars, restaurants et lieux culturels.

Jean Castex a par ailleurs précisé que le variant britannique "concerne désormais à peu près la moitié des personnes atteintes du Covid en France". Ce variant, qui représentait moins de 40% selon des chiffres diffusés il y a une semaine, fait craindre une explosion épidémique en raison de sa plus grande contagiosité.

Depuis le début de l'épidémie, 85'347 personnes atteintes du Covid-19 sont mortes, à l'hôpital ou en Ehpad, en très grande majorité des personnes âgées.

Vaccination par un médecin du travail

La France donne dès jeudi la possibilité aux personnes salariées de plus de 50 ans et atteintes de comorbidités de se faire vacciner contre le Covid-19 par un ou une médecin du travail, dans son cabinet, par mesure de confidentialité. La mesure n'est pas obligatoire.

Marco Taddei, responsable de l'antenne romande de l'Union Patronale Suisse, dit au micro de Forum "soutenir ce qui se passe chez nos voisins français". Pour lui, "les entreprises et l'économie en général ont leur rôle à jouer dans le cadre de cette phase qui s'annonce en Suisse de la vaccination des salariés. Nous allons – comme nous l'avons fait depuis le début – participer activement à cette phase de vaccination".

>> Ecouter l'intervention complète de Marco Taddei, responsable de l'antenne romande de l'Union Patronale Suisse:

Marco Taddei, responsable de l'antenne romande de l'Union Patronale Suisse, février 2016. [Jean-Christophe Bott - Keystone]Jean-Christophe Bott - Keystone
La délicate question du vaccin au sein des entreprises: interview de Marco Taddeï / Forum / 7 min. / le 25 février 2021

UNION EUROPÉENNE – Limiter les voyages non essentiels dans l'UE

Les dirigeants européens estiment que les voyages non essentiels dans l'UE doivent rester limités à ce stade. Les Vingt-Sept appellent à "maintenir des restrictions fermes" face aux variants du virus et ils vont continuer à travailler à une approche commune sur les certificats de vaccination.

Charles Michel, président du Conseil européen, a souligné que la priorité de l'Union est d'accélérer la production de doses de vaccins contre le SARS-CoV-2.

Les dirigeants de l'UE ont entamé jeudi un sommet virtuel pour tenter d'afficher un front commun face à la menace des variants du coronavirus, en dépit de restrictions de circulation non coordonnées et de vives divergences sur le futur "passeport vaccinal".

Les dirigeants des Vingt-Sept se sont réunis en visioconférence peu avant 15h. Alors que l'essor des variants britannique et sud-africain fait planer le spectre de nouvelles flambées de contaminations à travers le continent, les campagnes de vaccination restent poussives, même si les Européens tentent d'accélérer le rythme.

>> Lire: L'UE appelle à maintenir des restrictions "fermes" face aux variants

ROYAUME-UNI – Le niveau d'alerte abaissé

Les autorités sanitaires britanniques ont décidé d'abaisser le niveau d'alerte relatif à la pandémie de Covid-19. Le risque de submersion des hôpitaux a en effet "reculé" au Royaume-Uni, soumis à un sévère confinement depuis début janvier.

De cinq, son maximum, le niveau d'alerte passe à quatre, ont déclaré dans un communiqué commun les chefs médicaux des quatre nations constitutives du pays (Angleterre, Ecosse, Pays de Galles, Irlande du Nord).

"La menace d'une submersion du service national de santé ou des autres services sanitaires dans les 21 jours a reculé", ont-ils expliqué. "Il ne faut pas se faire d'illusions: les taux de transmission, la pression sur les hôpitaux et les décès restent à un niveau élevé", ont-ils averti. "Avec le temps, les vaccins vont avoir des répercussions majeures."

Ces mesures, parallèlement à une campagne de vaccination menée tambour battant à l'aide de l'armée et de dizaines de milliers de volontaires, ont fait fortement reculé le nombre des nouveaux cas.

Après avoir dépassé les 38'000 fin janvier (contre un pic à un peu plus de 20'000 au cours de la première vague en avril), le nombre des patients hospitalisés avec le Covid-19 s'élève désormais à 16'000. La pandémie a toutefois fait plus de 120'000 morts au Royaume-Uni.

ITALIE – Une troisième vague touche Brescia

Il y a précisément un an, la première vague de Covid-19 endeuillait dramatiquement l'Italie du Nord et en particulier la ville de Brescia. Près de 365 jours plus tard, une troisième vague touche à nouveau de plein fouet la ville et sa province.

C'est surtout l'augmentation des cas du variant anglais qui inquiète. Un premier foyer de ce type a été découvert. "Depuis dimanche, on a dépassé les 1400 cas, alors qu'en moyenne, nous sommes à 400, 500, avec des pics à 700 contaminations. Plus de la moitié sont dus au variant anglais", explique Claudio Sileo, directeur de la Santé de la région lombarde, dans le 12h45.

>> Voir le reportage du 12h45:

l y a un an, le Covid-19 endeuillait dramatiquement Brescia. Aujourd'hui, la troisième vague touche à nouveau cette région. [RTS]
Il y a un an, le Covid-19 endeuillait dramatiquement Brescia. Aujourd'hui, la troisième vague touche à nouveau cette région. / 12h45 / 1 min. / le 25 février 2021

>> Voir aussi le reportage du 19h30 sur les effets du Covid sur l'éducation:

Italie, la pandémie met à terre le système scolaire, réaction du gouvernement [RTS]
Italie, la pandémie met à terre le système scolaire, réaction du gouvernement / 19h30 / 2 min. / le 25 février 2021

ALLEMAGNE – Des tests rapides à domicile

Un test rapide pour détecter le Covid-19 à faire chez soi, c'est bientôt possible en Allemagne. L'Institut du médicament allemand a validé l'utilisation de trois examens. Ces tests sont simples, rapides et peu onéreux, voire même gratuits à terme. Ils consistent à récupérer des cellules de la muqueuse du nez grâce à une sorte de coton-tige. Le résultat est obtenu en quinze minutes.

Leur disponibilité est encore incertaine. Selon le ministre allemand de la Santé, ils pourraient être disponibles pour quelques euros en pharmacie dans les jours qui viennent.

Ces tests rapides vont constituer un outil de plus dans la stratégie mise en place par le gouvernement allemand qui s'apprête à lever progressivement les mesures de restrictions.

>> Ecouter le sujet de La Matinale:

Les tests de dépistage rapide du Covid-19 peuvent être réalisés en pharmacie sous certaines conditions. [Gaetan Bally - Keystone]Gaetan Bally - Keystone
Des tests rapides à faire à domicile bientôt disponibles en Allemagne / La Matinale / 1 min. / le 25 février 2021

FINLANDE – Fermeture des bars et restaurants

La Finlande va durcir drastiquement ses mesures contre le Covid-19 et fermer notamment ses bars et restaurants pendant trois semaines à compter du 8 mars, a annoncé le gouvernement.

Les autorités prévoient également un retour à l'enseignement à distance pour les classes secondaires, ainsi que le plafonnement immédiat de la jauge des rassemblements à six personnes dans les zones les plus touchées.

"Si nous attendons trop, la situation va devenir si mauvaise qu'il sera trop tard pour stopper la progression de la maladie", a plaidé la Première ministre Sanna Marin lors d'une conférence de presse.

Le pays nordique affiche un des meilleurs bilans d'Europe face au coronavirus mais a vu le nombre de ses cas augmenter ces derniers jours, sous l'effet notamment du variant anglais. Mi-février, le pays a vu la hausse du nombre de nouveaux cas s'accélérer, passant de 46 par 100'000 personnes à 62 en une semaine.

BULGARIE – Fin des groupes prioritaires pour l'accès au vaccin

Un médecin retraité de 93 ans qui vient se faire vacciner avec son arrière petite-fille de 21 ans: en Bulgarie, premier pays de l'Union européenne à abandonner la stratégie des groupes prioritaires, l'immunisation est désormais proposée à tous.

A un mois des élections législatives, le gouvernement a soudainement changé de cap, faute d'avoir pu convaincre les personnes éligibles à recevoir une injection, qu'il s'agisse des professions médicales, enseignants ou travailleurs sociaux.

La Bulgarie, pays le plus pauvre de l'UE mais bénéficiaire de doses dans le cadre de la stratégie de précommandes menée par la Commission européenne, affiche ainsi le plus faible taux de vaccination des Vingt-Sept. A ce jour, à peine 150'000 Bulgares ont été vaccinés, soit 2,1% de la population.

L'impulsif Premier ministre Boïko Borissov a finalement ouvert grand les portes des centres, alors qu'enfin était venu le tour des plus de 65 ans et des malades chroniques. De longues files d'attente ont commencé à se former devant les hôpitaux de Sofia, mêlant jeunes et moins jeunes, personnes en pleine forme et d'autres plus vulnérables contraints de patienter des heures.

ISRAËL – L'efficacité du vaccin Pfizer confirmée

Le vaccin de Pfizer est efficace à 94% contre les cas symptomatiques de Covid-19, selon une étude de très grande ampleur réalisée en Israël. Elle confirme les données des essais cliniques et le rôle crucial de la vaccination pour mettre un terme à la pandémie.

"Il s'agit de la première preuve validée par les pairs de l'efficacité d'un vaccin dans les conditions du monde réel", a déclaré Ben Reis, l'un des coauteurs de cette étude publiée mercredi dans le New England Journal of Medicine.

L'étude a été menée à partir des données de quelque 1,2 million de personnes soignées par l'un des plus gros organismes de santé d'Israël (Clalit Health Services), entre le 20 décembre 2020 et le 1er février 2021. A ce moment, le variant britannique circulait largement dans le pays.

Près de 600'000 personnes ayant reçu le vaccin ont été "associées" très rigoureusement à quelque 600'000 autres n'ayant pas reçu l'injection et présentant des caractéristiques très similaires en matière de sexe, d'âge, mais aussi de comorbidités et de lieu d'habitation.

En comparant les deux groupes, les auteurs montrent que la vaccination a réduit de 94% les cas symptomatiques du Covid-19, de 92% les cas graves de la maladie et de 87% les hospitalisations. Ces taux valent pour la protection obtenue au moins sept jours après la seconde injection.

ÉTATS-UNIS – Espoirs autour du vaccin monodose de J&J

La panoplie mondiale des vaccins anti Covid-19 va bientôt s'enrichir d'une arme de choix, avec la confirmation par les autorités américaines de l'efficacité du vaccin unidose de Johnson & Johnson, y compris contre des variants.

Cet avis, qui présage d'une mise sur le marché prochaine aux Etats-Unis, était attendu dans le monde entier car ce vaccin présente deux avantages en matière de logistique: il ne s'administre qu'en une seule dose et il peut être stocké à des températures de réfrigérateur classique, ce qui facilitera sa distribution.

L'efficacité de ce vaccin est de 85,9% contre les formes graves de la maladie aux Etats-Unis, à 81,7% en Afrique du Sud et 87,6% au Brésil, où des variants sont largement répandus.

>> Ecouter le sujet de La Matinale:

Les autorités américaines ont confirmé l'efficacité du remède unidose de Johnson & Johnson. [Johnson&Johnson - Keystone]Johnson&Johnson - Keystone
L'agence américaine des médicaments a confirmé l'efficacité du vaccin Johnson et Johnson / La Matinale / 1 min. / le 25 février 2021

BRÉSIL – La barre symbolique des 250'000 morts franchie

Le Brésil a franchi jeudi le seuil des 250'000 morts du Covid-19, un an exactement après le premier cas de contamination apparu dans le pays, aujourd'hui le deuxième plus endeuillé au monde par la pandémie, a annoncé le ministère de la Santé.

Selon les chiffres du ministère – considérés comme très sous-évalués par la communauté scientifique – 251'498 décès ont été enregistrés au total, après 1541 morts supplémentaires au cours des dernières 24 heures.

Le nombre de nouveaux cas de contaminations en 24 heures est très élevé, à 65'998, selon le ministère.

Depuis un mois, le Brésil déplore en moyenne plus de 1000 morts par jour avec la survenue d'une deuxième vague qui, dans sept Etats (sur un total de 26, plus Brasilia) est déjà plus mortelle que la première l'an dernier.

Une famille dit adieu à une proche décédée du Covid-19, dans le cimetière de Caju, au nord de Rio de Janeiro. Brésil, le 7 janvier 2021. [Antonio Lacerda - Keystone/epa]Une famille dit adieu à une proche décédée du Covid-19, dans le cimetière de Caju, au nord de Rio de Janeiro. Brésil, le 7 janvier 2021. [Antonio Lacerda - Keystone/epa]

Le Brésil est le deuxième pays le plus endeuillé derrière les Etats-Unis qui ont franchi lundi le cap du demi-million de décès. Il a également dépassé les 10 millions de contaminations la semaine dernière, rejoignant les Etats-Unis et l'Inde.

La campagne nationale de vaccination des 212 millions de Brésiliens, lancée seulement le 17 janvier, est très poussive et souffre de l'insuffisance de doses de vaccins.

JAPON – Le relais de la flamme olympique avec spectateurs, mais sans cris

Des spectateurs seront autorisés à s'aligner sur le parcours lorsque la flamme olympique commencera son relais à travers le Japon le mois prochain, mais les acclamations seront strictement interdites, ont déclaré jeudi les organisateurs.

Le relais de la flamme avait été annulé quelques jours avant son lancement l'année dernière, quand le Japon et les responsables olympiques avaient pris la décision sans précédent de reporter d'un an Tokyo-2020 en raison de la pandémie.

RTSInfo avec les agences

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Le Covid long, une priorité de l'OMS

Le "Covid long", qui affecte mystérieusement un nombre significatif de malades du Covid-19, doit "être de la plus haute importance" pour toutes les autorités sanitaires dans le monde, a appelé jeudi la branche européenne de l'Organisation mondiale de la santé.

"C'est une priorité claire pour l'OMS, et de la plus haute importance. Cela doit l'être pour toutes les autorités sanitaires", a affirmé Hans Kluge, le directeur de l'organisation sanitaire onusienne en Europe, en déplorant que ces symptômes de long terme se heurtent trop souvent à "de l'incrédulité ou à un manque de compréhension".

Les personnes souffrant de symptômes pendant une longue période "doivent être entendues si nous voulons comprendre les conséquences à long terme et la guérison du Covid-19", a-t-il souligné.

Si quelques études commencent à lever un coin du voile, on ne sait toujours pas vraiment pourquoi certains malades atteints du Covid-19, affichent ensuite pendant des mois des symptômes comme une fatigue extrême, des difficultés respiratoires ou des troubles neurologiques et cardiaques parfois très sévères.

>> Lire: Des lésions persistantes aux poumons suite au coronavirus