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Vers une gratuité des protections menstruelles dans les universités en France

Des initiatives locales existaient déjà pour proposer des protections gratuites aux étudiantes. [Karine Peron Le Ouay - AFP]
Vers une gratuité des protections menstruelles dans les universités en France / Le Journal horaire / 21 sec. / mardi à 16:00
Les protections périodiques devraient être gratuites à la rentrée prochaine en France pour toutes les étudiantes, a annoncé mardi la ministre française de l'Enseignement supérieur Frédérique Vidal.

Dans les prochaines semaines, les résidences universitaires publiques et les services de santé universitaires seront équipés en distributeurs de protections hygiéniques, a annoncé la ministre lors d'une rencontre à Poitiers avec des étudiants.

Cette décision s'inscrit dans le cadre de la lutte contre la précarité des jeunes. Selon une étude française publiée en février, un tiers des étudiantes aurait besoin d'aide pour pouvoir acheter des protections périodiques.

"On vise 1500 distributeurs et une gratuité complète à la rentrée", a-t-elle ajouté. Ces protections seront "respectueuses de l'environnement", précise également son ministère.

Sortir de la polémique

Jusqu'à présent en France, des initiatives existaient mais restaient souvent locales. Début février, la région Ile-de-France avait par exemple annoncé que les facultés et les résidences étudiantes de la région seraient bientôt équipées en distributeurs gratuits de protections périodiques.

Cette annonce intervient alors que la ministre est dans la tourmente ces derniers jours, prise au coeur d'une polémique qu'elle a provoquée par ses sorties sur l'"islamo-gauchisme", un terme flou repris du vocable de l'extrême-droite et évoquant une convergence entre une partie de la gauche et l'islamisme.

Alors que beaucoup lui ont reproché de n'avoir pas saisi la détresse des étudiants empêtrés dans la crise du Covid-19, elle a suscité un tollé dans les universités en demandant une enquête sur l'islamo-gauchisme dans la recherche en France.

Plan d'aide complet réclamé

Pressée de tourner la page, elle martèle depuis que sa priorité "est la question des étudiants". En janvier,le président Emmanuel Macron avait également annoncé la création d'un "chèque psy" pour les étudiants et la mise en place de deux repas par jour à un euro dans les restaurants universitaires.

Mais ces avancées sont jugées "insuffisantes" par certains syndicats, dont l'Union nationale des étudiants français (Unef) qui réclame un plan d'urgence d'1,5 milliard d'euros, en commençant par une hausse immédiate des bourses et des aides au logement ainsi que la mise en place d'un filet de sécurité sociale pour l'ensemble des étudiants et des étudiantes.

afp/jop

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