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La police du Capitole demande pardon pour les "défaillances" du 6 janvier

La sécurité du Capitole à Washington a présenté ses excuses pour certaines bévues qui ont permis l'assaut du bâtiment le 6 janvier. [Caitlin Ochs - Reuters]
Le Journal horaire / 24 sec. / le 27 janvier 2021
Les principaux responsables de la sécurité du Capitole ont demandé pardon mardi pour les "défaillances" du 6 janvier, lorsque des partisans de Donald Trump ont mené une attaque contre le bâtiment.

Les troubles, survenus alors que les élus du Congrès avaient entamé le processus de certification des résultats de l'élection présidentielle américaine de novembre, ont fait cinq morts dont un policier.

Les représentants des services de sécurité du Capitole ont spécifiquement reconnu certaines bévues: renseignements contradictoires, préparation inappropriée et mobilisation insuffisante d'agences partenaires de maintien de l'ordre. Ils ont appelé à des meilleures structures de communication.

Echec reconnu

"Je suis ici pour présenter mes plus sincères excuses de la part du département", a déclaré Yolanda Pittman, cheffe intérimaire de la police du Capitole, dans des remarques préparées à l'avance pour une audition devant une commission du Congrès. "Le département a échoué à répondre à ses standards élevés ainsi qu'aux vôtres", a-t-elle ajouté.

L'élu démocrate Tim Ryan a déclaré aux journalistes que les officiers de police chargés de garder l'entrée du Capitole avaient reçu pour ordre de ne pas utiliser la force létale contre la foule d'émeutiers.

reuters/br

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Plus de 150 inculpations après les violences à Washington

Plus de 150 personnes ont été inculpées par la justice fédérale américaine pour leur rôle dans les violences le 6 janvier au Capitole à Washington. Une cinquantaine d'autres font l'objet de poursuites devant les tribunaux de la capitale fédérale.

Ce bilan devrait encore augmenter, les enquêteurs ayant recueilli des informations sur environ 400 participants à ce coup de force. "Au moment où nous parlons, la liste s'allonge", a ajouté le procureur fédéral Michael Sherwin.

Dans un premier temps, la justice a retenu des chefs d'inculpation assez simples, comme "intrusion" ou "port illégal d'armes". Mais des accusations plus lourdes, notamment pour violences contre des policiers,  ont été ajoutées à certains dossiers et certains prévenus encourent des peine pouvant aller jusqu'à 20 ans de prison, a-t-il précisé.