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Premier entretien téléphonique entre Joe Biden et Vladimir Poutine

Le nouveau président américain Joe Biden s'est entretenu mardi avec son homologue russe Vladimir Poutine pour la première fois depuis son entrée à la Maison Blanche. [JIM WATSON/ALEXANDER NEMENOV - AFP]
Le nouveau président américain Joe Biden s'est entretenu mardi avec son homologue russe Vladimir Poutine pour la première fois depuis son entrée à la Maison Blanche. [JIM WATSON/ALEXANDER NEMENOV - AFP]
Le nouveau président américain Joe Biden s'est entretenu mardi avec son homologue russe Vladimir Poutine pour la première fois depuis son entrée à la Maison Blanche. Il a soulevé plusieurs dossiers au coeur de tensions entre les deux pays rivaux.

"Il a appelé le président Poutine cet après-midi avec l'intention de discuter de notre volonté de prolonger pour cinq ans New Start", le traité de désarmement bilatéral qui expire début février, a déclaré la porte-parole de la Maison Blanche Jen Psaki.

Dans la soirée, la Chambre basse du Parlement russe a annoncé que Vladimir Poutine a soumis un projet de loi qui prévoit de prolonger de cinq ans l'accord New Start. "L'accord prévoit la possibilité de le prolonger sur une période allant jusqu'à cinq ans, si la Russie et les Etats-Unis prennent une telle décision (...) En janvier 2021, un accord de principe des parties a été trouvé sur une prolongation de cinq ans", a indiqué la Douma, dans une notice publiée sur son site internet officiel.

Joe Biden a également voulu "réaffirmer notre soutien ferme à la souveraineté de l'Ukraine face à l'agression persistante de la Russie". Il a fait part de sa préoccupation au sujet de "l'empoisonnement" d'Alexeï Navalny, l'opposant russe arrêté par Moscou le 17 janvier à son retour en Russie, après une convalescence de cinq mois en Allemagne, ainsi que du "traitement des manifestants pacifiques par les forces de sécurité russes".

>> Lire également: Vladimir Poutine rejette les accusations d'Alexeï Navalny sur son "palais"

"Normalisation" souhaitée

Parmi les sujets évoqués par Joe Biden, selon sa porte-parole, figurent aussi les "ingérences dans l'élection de 2020" aux Etats-Unis, la récente cyberattaque géante contre des ministères américains imputée par Washington à Moscou et les informations, minimisées par son prédécesseur Donald Trump, selon lesquelles la Russie aurait payé des "primes" à des talibans pour tuer des soldats américains.

"Il avait aussi l'intention de dire clairement que les Etats-Unis agiront avec fermeté pour défendre nos intérêts nationaux face aux actes néfastes de la Russie", a ajouté Jen Psaki devant la presse.

Vladimir Poutine a de son côté dit soutenir "une normalisation des relations" entre Washington et Moscou, qui selon lui "répondrait aux intérêts des deux pays mais aussi de ceux de toute la communauté internationale, étant donné leur responsabilité particulière dans le maintien de la sécurité et de la stabilité dans le monde", a rapporté la présidence russe.

agences/vajo

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Antony Blinken devient officiellement secrétaire d'Etat américain

Le Sénat des Etats-Unis a confirmé mardi à une large majorité la nomination d'Antony Blinken comme chef de la diplomatie américaine, six jours après l'arrivée de Joe Biden à la Maison Blanche. De nombreux républicains ont voté en sa faveur.

Le nouveau secrétaire d'Etat a obtenu 78 voix contre 22, soit une majorité beaucoup plus confortable que ses prédécesseurs républicains Rex Tillerson et Mike Pompeo (confirmés avec respectivement 56 et 57 voix favorables).

Antony Blinken avait promis, lors de son audition devant les sénateurs la semaine dernière, de "revigorer" les alliances malmenées par l'ex-président républicain, et de ramener les Etats-Unis "en première ligne" après l'unilatéralisme et le désengagement de la diplomatie trumpiste.

Il s'est aussi attiré l'approbation de nombreux républicains lorsqu'il a reconnu que Donald Trump avait "eu raison d'avoir une position plus ferme face à la Chine".

Antony Blinken a été conseiller de Joe Biden au Sénat, puis lorsqu'il était vice-président de Barack Obama, avant d'être lui-même nommé vice-secrétaire d'Etat de 2015 à 2017. [ALEX EDELMAN / POOL - KEYSTONE]ALEX EDELMAN / POOL - KEYSTONE
Antony Blinken devient officiellement secrétaire d'Etat américain / Le Journal horaire / 25 sec. / le 26 janvier 2021

Destitution de Trump: 45 républicains s'opposent au procès

Presque tous les sénateurs républicains ont soutenu mardi une tentative de bloquer le second procès en destitution de Donald Trump, accusé "d'incitation à l'insurrection". Ils donnent ainsi un signal clair qu'une condamnation de l'ex-président reste très improbable.

Ce vote est survenu juste après la prestation de serment des 100 sénateurs, qui ont juré de rendre "une justice impartiale" dans le procès qui débutera à la chambre haute le 9 février.

Cette procédure est doublement historique: Donald Trump est le premier président des Etats-Unis à tomber deux fois sous le coup d'un "impeachment", une mise en accusation à la Chambre des représentants. Et sera le premier à être jugé après avoir quitté la Maison Blanche.

C'est justement ce dernier point que le républicain libertarien Rand Paul contestait, en estimant ce procès anticonstitutionnel puisque le milliardaire républicain n'est plus en fonction.

Obligeant les sénateurs à se prononcer ouvertement sur la question, il a soulevé ce point en séance, ce qui a forcé un vote pour "tuer" ou non sa tentative de bloquer le procès. Et 45 des 50 sénateurs républicains ont soutenu son initiative, dont leur chef Mitch McConnell, qui n'avait pourtant pas exclu de condamner Donald Trump.

Les cinq républicains qui ont voté avec les démocrates sont Mitt Romney, Susan Collins, Lisa Murkowski, Ben Sasse et Pat Toomey. Pour Rand Paul, ce résultat signifie que le procès est "mort-né", sans aucune chance de condamnation de Donald Trump puisqu'elle nécessiterait 17 voix républicaines en plus des 50 démocrates.