La victoire de Joe Biden certifiée. [Keystone]
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Joe Biden accuse Donald Trump d'avoir "déchaîné un assaut sans merci contre les institutions"

- Le Congrès des Etats-Unis a officialisé tôt jeudi la victoire de Joe Biden à la présidentielle, dernière étape avant son investiture le 20 janvier.  Dans la foulée, Donald Trump a promis une "transition ordonnée", tout en répétant son "complet désaccord avec le résultat de l'élection".

- Le Sénat et la Chambre des représentants avaient repris mercredi soir (jeudi matin vers 2h30 en Suisse) leur session suspendue quelques heures plus tôt après l'irruption de partisans de Donald Trump dans le Capitole.

- Donald Trump, qui avait appelé un peu plus tôt ses sympathisants à se diriger vers le Congrès pour faire pression sur les élus républicains, leur a ensuite demandé de "rentrer à la maison" malgré "le vol" de son élection.

- Les images de l'intérieur de ce temple de la démocratie américaine marqueront l'Histoire: élus se protégeant avec des masques à gaz, policiers en civil arme au poing et barricades déployées autour du bâtiment. Selon la police, quatre personnes sont mortes dans l'enceinte du Capitole et 52 personnes ont été arrêtées,. Une femme a été mortellement blessée par un tir de la police du Capitole et trois autres personnes sont mortes à cause d'"urgences médicales".

- Dans un discours depuis son fief de Wilmington (Delaware), Joe Biden a accusé jeudi Donald Trump d'avoir "déchaîné un assaut sans merci contre les institutions" démocratiques du pays. Le chef de la minorité démocrate au Sénat Chuck Schumer a lui exhorté le vice-président Mike Pence à démettre Donald Trump de ses fonctions avant la passation de pouvoir prévue le 20 janvier.

-Plus tard dans la journée, son appel a été relayé par la présidente démocrate de la Chambre des représentants Nancy Pelosi, pour qui écarter Donald Trump du pouvoir est "une urgence de la plus haute importance".

Suivi assuré par Caryl Bussy, Valentin Jordil, Victorien Kissling et Vincent Cherpillod

07h00

Les événements de vendredi

>> Lire la suite des développements avec le suivi des informations de vendredi:

Donald Trump condamne "une attaque odieuse" sur le Capitole et appelle à la "réconciliation"

06h45

Mike Pompeo: "Les Etats-Unis ne sont pas une république bananière"

Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo a répondu jeudi aux "nombreuses personnes" ayant comparé les Etats-Unis à une république bananière, dont l'ancien président George W. Bush, après l'intrusion de partisans de Donald Trump au Capitole à Washington pour faire pression sur les élus du Congrès.

"Cette calomnie révèle une compréhension erronée des républiques bananières et de la démocratie en Amérique", a déclaré ce fidèle du président républicain dans un message publié sur Twitter.

06h30

Décès d'un policier blessé lors des affrontements

Un policier a succombé à des blessures reçues lors d'affrontements avec des partisans du président Donald Trump lors de leur intrusion au Capitole à Washington mercredi, a indiqué la police jeudi soir.

L'agent "était déployé sur les affrontements au Capitole mercredi 6 janvier 2021 et a été blessé lors de contacts physiques avec les protestataires", a indiqué la police du Capitole dans un communiqué. "Il est retourné à ses quartiers et s'est effondré. Il a été emmené à l'hôpital local où il a succombé à ses blessures" jeudi soir, selon le communiqué.

Quatre protestataires sont morts durant ces incidents, dont une femme touchée par une balle tirée par la police. Pour les trois autres décès, les circonstances n'ont pas encore été éclaircies.

04h00

Démission annoncée du chef de la police du Capitole

Le chef de la police du Capitole, Steven Sund, va démissionner, annoncent des médias jeudi, au lendemain des scènes d'insurrection observées à Washington.

Nancy Pelosi, présidente de la Chambre des représentants, avait demandé que Steven Sund remette sa démission après les violences de mercredi.

"Bien des membres de notre police du Capitole se sont comportés avec courage, et ont fait preuve de sollicitude envers les membres du personnel... et ils méritent notre gratitude. Mais les responsables de la police du Capitole ont échoué", a déclaré Nancy Pelosi.

03h30

La ministre de l'Education démissionne

La ministre américaine de l'Education, Betsy Devos, est devenue jeudi la deuxième membre du cabinet de Donald Trump à annoncer sa démission, après l'assaut de partisans du président contre le Capitole.

"Il est indéniable que votre rhétorique a eu un impact sur la situation, et c'est un point de bascule pour moi", accuse la ministre dans une lettre adressée à Donald Trump, dont plusieurs médias américains ont obtenu la copie.

Betsy DeVos, milliardaire et ministre très controversée, était en poste depuis le début du mandat de Donald Trump.

Quelques heures plus tôt, la ministre des Transports Elaine Chao avait elle aussi annoncé sa démission, mentionnant son "trouble" face à l'invasion du Congrès américain mercredi.

23h40

Donald Trump condamne les violences "de manière aussi ferme que possible"

La porte-parole de la Maison Blanche a affirmé jeudi que le président américain Donald Trump et son gouvernement condamnaient "de manière aussi ferme que possible" les violences qui ont eu lieu au Capitole mercredi.

"Je veux être claire: les violences dont nous avons été témoins hier au Capitole étaient effroyables, répréhensibles et contraires aux valeurs américaines", a déclaré Kayleigh McEnany lors d'une allocution extrêmement brève.

"Le président et son administration les condamnent de manière aussi ferme que possible", a-t-elle ajouté.

22h50

Michelle Bachelet appelle Donald Trump à changer de discours

La Haute-Commissaire de l'ONU aux droits de l'homme Michelle Bachelet a exhorté jeudi le président américain Donald Trump à désavouer les discours faux et dangereux. "Nous sommes profondément perturbés par l'attaque de mercredi au Capitole, qui a montré clairement l'impact destructeur d'une déformation prolongée et délibérée des faits et d'une incitation à la violence et à la haine par des responsables politiques", a-t-elle déclaré dans un communiqué.

"Des allégations de fraude électorale ont été faites par essayer de discréditer le droit à une participation politique", a ajouté l'ancienne présidente chilienne, avant de se dire "réconfortée de voir que le processus a continué malgré des tentatives sérieuses pour le perturber".

Michelle Bachelet a aussi relevé "avec consternation les menaces sérieuses et destructions de matériel auxquels des journalistes ont été confrontés".

22h35

Joe Biden a choisi ses ministres du Commerce et du Travail

Selon CNN, Joe Biden va confier le Département du commerce à la gouverneure de Rhode Island Gina Raimondo, et celui du Travail au maire de Boston et ancien responsable syndical Marty Walsh. Ces nominations seront probablement officialisées vendredi, indique la chaîne américaine.

Gina Raimondo a milité en faveur d'une augmentation du salaire minimum dans son Etat, mais elle est réticente à l'alourdissement de la fiscalité pour les plus hauts revenus, a-t-elle dit dans une récente interview accordée au Providence Journal. Elle se dit par ailleurs favorable à la vente de canabis encadrée par les pouvoirs publics.

A la tête du Département du commerce, elle aura notamment à gérer la crise avec la Chine, le contentieux des subventions au secteur aéronautique et les tensions avec la France concernant la taxation des bénéfices des géants américains du numérique.

22h30

Mesures de sécurité renforcées à Washington jusqu'au 20 janvier

La maire de Washington Muriel Bowser a prolongé pour quinze jours l'état d'urgence, soit jusqu'à la cérémonie d'investiture de Joe Biden, prévue le 20 janvier sur les marches du Capitole.

Elle a également annoncé qu'une barrière de deux mètres de haut était en cours d'érection pour protéger l'ensemble du complexe du Congrès, qui comprend le célèbre bâtiment surmonté d'une coupole, mais aussi plusieurs immeubles de bureaux.

D'autres réservistes ont été appelés en renfort pour éviter tout nouvel incident d'ici la fin du mandat de Donald Trump, qui a promis jeudi dans un communiqué un transfert "pacifique" du pouvoir, sans pour autant reconnaître sa défaite électorale.

22h20

La maire de Washington critique le dispositif policier

Soulignant le statut administratif particulier de la capitale américaine, situé dans le District de Columbia, qui n'est pas un Etat à part entière, sa maire Muriel Bowser a souligné jeudi au cours d'une conférence de presse qu'elle n'avait pas l'autorité d'envoyer l'armée, la police ou la Garde nationale dans l'enceinte du Congrès, qui est un bâtiment fédéral.

"La police du Capitole et les dirigeants du Congrès n'ont pas pris la décision de demander le soutien de la Garde nationale" en prévision du rassemblement des pro-Trump, pourtant annoncé depuis plusieurs jours, a-t-elle souligné.

La police municipale n'a été appelée à la rescousse qu'à 13h locales (19h en Suisse), bien après les premières intrusions de manifestants pro-Trump, a indiqué de son côté son chef Robert Contee. Quant aux réservistes de la Garde nationale qui avaient été déployés en grand nombre lors des manifestations antiracistes de l'été, ils avaient été mis en état d'alerte autour de la ville, mais en nombre limité et sans armes.  

La Police du Capitole a été débordée par les manifestants pro-Trump. [Shannon Stapleton - Reuters]La Police du Capitole a été débordée par les manifestants pro-Trump. [Shannon Stapleton - Reuters]

22h10

La sécurité autour du Capitole en question

Le dispositif de sécurité du bâtiment du Congrès était très critiqué jeudi au lendemain des violences qui ont ébranlé Washington. Comment les manifestants pro-Trump ont-ils pu pénétrer aussi facilement dans l'enceinte du Capitole?

La facilité avec laquelle les services de sécurité ont été débordés par plusieurs centaines de partisans du président républicain brandissant des drapeaux "Trump 2020" et vêtus de tenues de camouflage "est un échec massif", a estimé le chef des républicains au Sénat Mitch McConnell, annonçant une enquête. "La sécurité du Capitole doit être complètement revue", a tweeté de son côté le sénateur démocrate d'Hawaï Brian Schatz.

Assaut pas prévu

La police du Capitole, un service fédéral fort de 2300 agents, n'était pas préparée pour répondre à des violences, a reconnu son directeur Steven Sund dans un communiqué. Ils avaient planifié une réponse contre une manifestation des partisans de Donald Trump, pas contre un "violent assaut".

Il a reconnu qu'un agent de la police du Capitole a tiré mortellement sur une manifestante qui tentait de pénétrer dans un zone du Congrès à travers une vitre brisée. L'agent a été suspendu et une enquête est ouverte, a précisé Steven Sund, soulignant que la situation était alors particulièrement chaotique.

21h45

"Il est frappant de voir à quel point les militants pro-Trump se sentent légitimes, dans leur bon droit"

Le correspondant de la RTS à Washington Gaspard Kühn a côtoyé de près les militants pro-Trump mercredi. "Ce qui me frappe, c'est à quel point ils se sentent légitimes dans ces manifestations. Ils ont l'impression d'être dans leur bon droit, de ne rien faire d'illégal", a-t-il témoigné dans le 19h30 de la RTS jeudi.

Il est frappant de voir "à quel point ils sont de bonne foi. Ils sont convaincus que Donald Trump a bien gagné l'élection 2020, entretenus par le président lui-même dans cette croyance (...). Ils sont dans une bulle et il sera très difficile de les en extraire", constate Gaspard Kühn.

>> Ecouter son analyse dans le 19h30:

Le commentaire du correspondant RTS aux États-Unis Gaspard Kühn sur les événements survenus mercredi au Capitole. [RTS]
Le commentaire du correspondant RTS aux États-Unis Gaspard Kühn sur les événements survenus mercredi au Capitole. / 19h30 / 1 min. / le 7 janvier 2021

20h50

Nancy Pelosi: "Ecarter Trump, une urgence de la plus haute importance"

La présidente démocrate de la Chambre des représentants Nancy Pelosi a affirmé jeudi qu'écarter Donald Trump du pouvoir était une "urgence de la plus haute importance". Elle l'a accusé, avec ses sympathisants, d'avoir participé à une "tentative de coup d'Etat".

Tout comme le chef de la minorité démocrate au Sénat Chuck Schumer, elle a exhorté le vice-président Mike Pence à invoquer immédiatement le 25e amendement de la Constitution pour déclarer Donald Trump "inapte" à gouverner, en disant espérer avoir sa réponse "aujourd'hui". S'il n'agit pas, le Congrès "pourrait être prêt à avancer vers une procédure de destitution", a-t-elle ajouté.

>> Ecouter aussi le commentaire du politologue David Sylvan dans le 19h30:

Le commentaire du politologue David Sylvan sur l'invasion par des militants pro-Trump du Capitole mercredi. [RTS]
Le commentaire du politologue David Sylvan sur l'invasion par des militants pro-Trump du Capitole mercredi. / 19h30 / 1 min. / le 7 janvier 2021

20h40

Joe Biden accuse Donald Trump d'avoir "déchaîné un assaut contre les institutions"

Joe Biden a accusé jeudi Donald Trump d'avoir "déchaîné un assaut sans merci contre les institutions" démocratiques américaines, après les violences inédites perpétrées par certains de ses sympathisants au Capitole mercredi. "Hier était à mes yeux l'un des jours les plus sombres de notre Histoire", a-t-il déploré, qualifiant ceux qui ont participé à ces troubles de "terroristes".

Le futur président américain, qui s'installera à la Maison Blanche le 20 janvier, s'est dit convaincu que des manifestants antiracistes auraient été traités "très différemment" des partisans de Donald Trump.

>> Regarder le 19h30 récapituler les événements survenus à Washington:

Le Capitole pris d'assaut par les partisans de Donald Trump et un Congrès en état de siège. Récit de cette folle journée [RTS]
Le Capitole pris d'assaut par les partisans de Donald Trump et un Congrès en état de siège. Récit de cette folle journée / 19h30 / 2 min. / le 7 janvier 2021

20h35

Le FBI traque certains manifestants

Le FBI a lancé jeudi un appel à témoin pour identifier les partisans de Donald Trump qui ont fait irruption mercredi soir dans le Capitole.

Quatorze autres personnes ont déjà été arrêtées pour avoir pénétré illégalement dans le bâtiment. "Ne vous y trompez pas: avec nos partenaires, nous demanderons des comptes à ceux qui ont participé au siège du Capitole", a promis Chris Wray, le directeur du FBI. "Certains participants aux violences d'hier seront inculpés aujourd'hui et nous continuerons à évaluer méthodiquement les preuves, à inculper et à procéder à des arrestations dans les jours et les semaines qui viennent pour nous assurer que les responsables en rendent compte en vertu de la loi", a dit quant à lui le procureur général par intérim Jeffrey Rosen.

Le Département de la Justice, de son côté, a fait savoir que la disposition adoptée cet été pour faire en sorte que les manifestants interpellés lors des manifestations antiracistes répondent de sédition s'appliquerait aux émeutiers de mercredi. Plusieurs des 68 personnes arrêtées après leur irruption dans le bâtiment qui abrite les deux chambres du Congrès devaient comparaître dès jeudi. La plupart devront répondre de violation du couvre-feu instauré par le maire de Washington après le début des troubles.

20h20

Démission de la ministre américaine des Transports

La ministre américaine des Transports Elaine Chao a annoncé jeudi sa démission, mentionnant son "trouble" face à l'invasion du Capitole par des partisans du président Donald Trump la veille.

"Nous pays a vécu un événement traumatisant, totalement évitable (...) qui m'a tellement troublée que je ne peux pas l'ignorer", a justifié dans un communiqué celle qui est, à la ville, l'épouse du chef des sénateurs républicains Mitch McConnell. Elle est le premier membre du cabinet de Donald Trump à annoncer sa démission depuis les violences du Capitole mercredi.

19h25

Boris Johnson condamne "sans réserve" l'attitude de Donald Trump

Le Premier ministre britannique Boris Johnson a condamné jeudi l'attitude du président américain Donald Trump pour avoir encouragé les violences perpétrées par ses sympathisants au siège du Congrès américain.

Il a estimé que Donald Trump avait "totalement tort" quand il a "encouragé les gens à envahir le Capitole" et "sans cesse jeté le doute sur le résultat d'une élection libre et juste".

"Toute ma vie, l'Amérique a représenté des choses très importantes: une idée de la liberté et une idée de la démocratie", a déclaré le dirigeant britannique, qui entretenait de bonnes relations avec le milliardaire républicain, partisan comme lui du Brexit.

>> Regarder le 19h30 revenir sur les condamnations dans le monde entier:

Le coup de force au Capitole est condamné de façon unanime [RTS]
Le coup de force au Capitole est condamné de façon unanime / 19h30 / 1 min. / le 7 janvier 2021

19h15

A Berne, plusieurs parlementaires se projettent déjà dans l'après-Trump

La Suisse s'intéresse déjà à l'après-Donald Trump. Certains parlementaires ont ainsi laissé échapper un petit soupir de soulagement après la validation de la victoire de Joe Biden, a constaté la RTS.

"La véritable tâche, et c'est là qu'on doit tous souhaiter le succès de l'administration Biden, c'est la réconciliation des Etats-Unis. Le pays est extraordinairement divisé et personne, dans le monde occidental, n'a intérêt à voir ce pays à ce point affaibli par des conflits internes", relève par exemple le conseiller aux Etats fribourgeois Christian Levrat, interviewé dans Forum jeudi soir.

>> Ecouter Forum interroger, à Berne, des parlementaires sur l'après-Donald Trump:

A un mois de l'entrée en fonction de Joe Biden, Moscou s'en est pris, mercredi, à la future administration américaine. [JOSHUA ROBERTS / GETTY IMAGES VIA AFP - AFP]JOSHUA ROBERTS / GETTY IMAGES VIA AFP - AFP
Joe Biden président des Etats-Unis : les attentes en Suisse / Forum / 2 min. / le 7 janvier 2021

19h00

Un affront pour la démocratie, estiment beaucoup d'Américains

L'Amérique s'est réveillée groggy au lendemain de l'irruption de partisans du président Donald Trump à l'intérieur du Capitole. Une nette majorité des Américains ont vécu cet épisode comme un affront contre la démocratie et sont atterrés par ce qu'ils ont vu.

Le pays commence à saisir l'ampleur de dégâts à l'intérieur du Congrès et la violence qui s'y est déroulée. Des sénateurs découvrent leur bureau endommagé, voire saccagé.

Beaucoup d'observateurs jugent Donald Trump responsable des événements de mercredi, car avant que la foule n'assiège le Capitole, ses partisans avaient écouté un discours du président devant la Maison Blanche, dans lequel il incitait la foule à se diriger vers le Congrès.

>> Ecouter l'analyse de Raphaël Grand à Washington dans Forum jeudi soir:

Des supporters de Donald Trump tentent d'entrer dans le Capitole. [Shannon Stapleton - Reuters]Shannon Stapleton - Reuters
Assaut des sympathisants de Trump sur le Capitole : l'Amérique se réveille sonnée / Forum / 3 min. / le 7 janvier 2021

18h50

"Les leaders républicains doivent se distancer de Trump"

"Je me suis réveillée ce matin avec, plutôt, de l'optimisme pour les Etats-Unis", a confié jeudi dans Forum Caroline Fredrickson, professeure de droit à l'Université de Georgetown à Washington. Elle concède néanmoins avoir eu l'impression de vivre, mercredi, "un moment tellement dangereux".

Elle pense et espère que le pays se remettra debout après ces événements. "Mais c'est un moment où il faut faire attention (...). Il est maintenant très important, pour les leaders du parti républicain, de montrer aux Américains qu'ils sont responsables pour le futur du pays, qu'ils se séparent de Donald Trump et qu'ils disent que tout ce qui s'est fait était illégal et dangereux".

>> Ecouter son interview dans Forum:

Le Capitole à Washington envahi par des supporters du président Donald Trump. [Tayfun Coskun  - AFP]Tayfun Coskun - AFP
Donald Trump s'incline après l’assaut de ses sympathisants sur le Capitole : interview de Caroline Frederickson / Forum / 2 min. / le 7 janvier 2021

18h30

Ignazio Cassis: "Une élection contestée représente un défi pour toute démocratie"

Le chef du Département fédéral des affaires étrangères Ignazio Cassis a évoqué une situation "très délicate et difficile" pour les Etats-Unis dans l'émission Forum de la RTS jeudi soir. "Une élection contestée représente un défi pour toute démocratie", constate-t-il.

"La démocratie prévoit des règles qui doivent être respectées par ceux qui gagnent et par ceux qui perdent. La préoccupation est forte si ces règles sont remises en question", a déclaré le Tessinois.

>> Ecouter son interview dans Forum:

Ignazio Cassis a rappelé que la Suisse reste attachée à une solution à deux Etats. [EPA/Alaa Badarneh - Keystone]EPA/Alaa Badarneh - Keystone
Chaos aux Etats-Unis : réaction du conseiller fédéral Ignazio Cassis / Forum / 48 sec. / le 7 janvier 2021

18h05

Le chef des démocrates au Sénat veut démettre Donald Trump de ses fonctions

Le chef de la minorité démocrate au Sénat Chuck Schumer a exhorté jeudi le vice-président Mike Pence à démettre Donald Trump de ses fonctions, après les violences perpétrées par ses sympathisants mercredi au Capitole, siège du Congrès américain.

"Ce qui est survenu au Capitole hier était une insurrection contre les Etats-Unis, incitée par le président", a écrit Chuck Schumer. Il appelle le républicain Mike Pence à invoquer le 25e amendement de la Constitution, qui autorise le vice-président et une majorité du cabinet à déclarer le président "inapte" à exercer ses fonctions, le mettant à l'écart du pouvoir.

"Si le vice-président et le cabinet refusent" de le faire, "le Congrès devrait se rassembler pour lancer une procédure de destitution contre le président", a ajouté Chuck Schumer.

Le chef de la minorité démocrate au Sénat Chuck Schumer veut que Donald Trump soit démis de ses fonctions avant la passation de pouvoir du 20 janvier prochain. [Jim Lo Scalzo - Keystone/EPA]Le chef de la minorité démocrate au Sénat Chuck Schumer veut que Donald Trump soit démis de ses fonctions avant la passation de pouvoir du 20 janvier prochain. [Jim Lo Scalzo - Keystone/EPA]

17h15

Facebook et Instagram bloquent les comptes de Donald Trump

Les comptes Facebook et Instagram du président américain Donald Trump sont bloqués pour une durée indéterminée et pendant "au moins les deux prochaines semaines", a annoncé jeudi le PDG de Facebook Mark Zuckerberg, au lendemain des violences au Capitole.

"Nous pensons que permettre au président de continuer à utiliser nos services pendant cette période pose des risques trop grands", a affirmé Mark Zuckerberg sur son propre compte Facebook, après une suspension temporaire annoncée mercredi soir.

"Par conséquent, nous prolongeons le blocage de ses comptes Facebook et Instagram pour une durée indéterminée et pendant au moins les deux prochaines semaines jusqu'à ce que la transition pacifique du pouvoir soit terminée", a-t-il précisé.

The shocking events of the last 24 hours clearly demonstrate that President Donald Trump intends to use his remaining...

Publiée par Mark Zuckerberg sur Jeudi 7 janvier 2021

17h10

Jair Bolsonaro soutient toujours Donald Trump

Le président brésilien Jair Bolsonaro a relayé jeudi les accusations de "fraude" émises par son allié Donald Trump. "Les votes par courrier ont été multipliés à cause de la pandémie. Il y a des gens qui ont voté trois, quatre fois. C'était la fête là-bas, personne ne peut le nier", a lancé le dirigeant d'extrême droite lors d'un échange avec quelques-uns de ses partisans à la sortie du palais présidentiel d'Alvorada à Brasilia.

"C'est ce manque de confiance qui a provoqué tous les problèmes auxquels nous assistons là-bas", a-t-il résumé, sans citer directement les violences de mercredi à Washington. Mercredi soir, il s'était déjà refusé à tout commentaire à ce sujet. "J'ai tout suivi. Vous savez que je suis lié à Trump, donc vous connaissez ma réponse", avait-il affirmé, à contre-courant des condamnations quasi unanimes dans le monde entier.

Jeudi, le président brésilien a également averti que son pays aurait "un problème encore pire qu'aux Etats-Unis" s'il continuait à utiliser le système de vote avec des urnes électroniques à la présidentielle de 2022. "La fraude existe", a-t-il insisté, réitérant que, selon lui, il aurait été élu dès le premier tour en 2018 sans de supposées irrégularités dont il n'a jamais fourni la preuve. De nombreux spécialistes craignent qu'il ne suive l'exemple de Donald Trump en contestant jusqu'au bout la légitimité du scrutin en cas de défaite lors de sa quête de réélection en 2022.

16h55

Discours de Joe Biden prévu dans l'après-midi aux Etats-Unis

Le futur président américain Joe Biden, dont la victoire a été avalisée dans la nuit de mercredi à jeudi par le Congrès et qui s'installera à la Maison Blanche le 20 janvier, s'exprimera en début d'après-midi (jeudi soir en Suisse) depuis son fief de Wilmington.

"Notre tâche aujourd'hui et pour les quatre années à venir est (...) de permettre un renouveau de la politique dont la finalité est de résoudre les problèmes, pas de souffler sur les flammes de la haine et du chaos", avait-il déclaré mercredi, avant la confirmation formelle de sa victoire.

16h50

Refus de quitter le pouvoir: "Pas qu'en Afrique"

Des mouvements citoyens de la République démocratique du Congo ont estimé jeudi que le refus de quitter le pouvoir après une défaite électorale n'était pas "l'apanage des seuls Africains", au lendemain des violences au sein même du Capitole aux États-Unis. "On doit arrêter de dire qu'il n'y a que des Africains qui ne veulent pas de la démocratie", a déclaré Bienvenu Matumo, un membre du mouvement Lutte pour le changement (Lucha).

"Ce qui s'est passé nous rappelle que la nature humaine, peu importe la couleur ou les origines, a besoin de garde-fous: éducation, institutions fortes, leadership responsable pour contenir ses instincts primaires", a insisté de son côté Floribert Anzuluni, coordonnateur de Filimbi, un autre mouvement citoyen congolais.

Tous deux ont également condamné le manque de maîtrise de la police américaine, qui a tiré à bout portant sur des manifestants, "exactement comme en Afrique", a relevé Bienvenu Matumo.

Lucha et Filimbi sont deux des principaux mouvements pro-démocratie qui militent pour l'avènement d'un État de droit en République démocratique du Congo.

16h40

L'homologue britannique de Nancy Pelosi solidaire avec elle

Le président de la Chambre des communes britannique Lindsay Hoyle a exprimé jeudi à son homologue américaine Nancy Pelosi son indignation et sa "solidarité". La photo d'un partisan de Donald Trump affalé dans le fauteuil de la présidente de la chambre des représentants des Etats-Unis le pied fièrement posé sur son bureau a fait le tour du monde.

"Voir votre bureau saccagé de cette manière et son occupation par l'un des émeutiers était particulièrement scandaleux", a écrit Lindsay Hoyle dans une lettre rendue publique par ses services. Il s'est dit soulagé que Nancy Pelosi n'ait pas été blessée.

"J'espère qu'aucun de vos effets personnels n'a été endommagé, en particulier la charmante photo que vous m'aviez fièrement montré du discours de Churchill à la session conjointe du Congrès américain en 1941, à laquelle votre père a assisté", a-t-il ajouté.

Richard Barnett, un partisan de Donald Trump, est assis au bureau de Nancy Pelosi, la présidente de la Chambre américaine des représentants. [SAUL LOEB - AFP]Richard Barnett, un partisan de Donald Trump, est assis au bureau de Nancy Pelosi, la présidente de la Chambre américaine des représentants. [SAUL LOEB - AFP]

16h00

Démission de l'ancien chef de cabinet de Donald Trump

L'ancien chef de cabinet de Donald Trump Mick Mulvaney a annoncé jeudi démissionner de son poste actuel de diplomate, en protestation contre l'intrusion violente de partisans du président américain au Capitole la veille.

"Je ne peux pas rester, pas après hier. On ne peut pas voir ce qui s'est passé hier et vouloir en être partie prenante d'une quelconque façon", a-t-il déclaré sur la chaîne américaine CNBC, ajoutant que d'autres employés de l'administration Trump envisageaient de quitter leurs fonctions.

Mick Mulvaney, qui avait quitté son poste de chef de cabinet pour être nommé émissaire des Etats-Unis en Irlande du Nord, a indiqué avoir informé le secrétaire d'Etat Mike Pompeo de sa démission.

15h40

Des internautes irakiens ironisent sur le chaos aux Etats-Unis

Des internautes irakiens s'en sont donnés à coeur joie jeudi après le chaos causé par des manifestants pro-Trump à Washington. Certains se demandent pourquoi les Etats-Unis, qui ont soutenu les manifestants anti-pouvoir en Irak, refusent la dissidence sur leur sol. D'autres retournent à l'envoyeur une liste de conseils inspirés d'anciennes déclarations de Washington, notamment à l'époque de l'invasion de l'Irak en 2003.

"Les pays arabes appellent les parties à Washington à rester attachées à la transparence et à la démocratie", "Nous enverrons des émissaires arabes pour trouver des solutions pacifiques", "Le gouvernement irakien appelle le peuple américain à la retenue et à s'éloigner de la violence" ou encore "La Garde nationale américaine doit respecter les droits humains des manifestants" font partie des messages détournés, qui sont légion sur les réseaux sociaux.

Un site satirique en anglais a même titré "L'Irak envahit l'Amérique pour lui apporter la démocratie", évoquant la "mission" fixée en 2003 par le président George W. Bush face à l'Irak de Saddam Hussein.

>> Ecouter aussi Forum revenir sur les déclarations provocantes de la Chine et de l'Iran:

Des militants affrontent les forces de l'ordre au sein du Capitole. [Mostafa Bassim - AFP]Mostafa Bassim - AFP
Chaos aux Etats-Unis : la Chine et l’Iran se réjouissent des débordements / Forum / 4 min. / le 7 janvier 2021

15h10

Merrick Garland choisi comme ministre de la Justice

Le président élu Joe Biden a confirmé, jeudi, avoir choisi le juge Merrick Garland, considéré comme un progressiste modéré, pour diriger l'influent ministère américain de la Justice.

Merrick Garland, 68 ans, est actuellement chef de la cour d'appel de Washington, une instance réputée pour l'importance des dossiers qui y passent, après avoir vu sa nomination à la Cour suprême par Barack Obama en 2016 bloquée par les républicains.

Le futur ministre, si sa nomination est confirmée par le Congrès, devra réaffirmer l'indépendance de son ministère, rassurer une partie de ses quelque 11'000 employés, mais aussi engager de profondes réformes promises par le candidat démocrate lors de sa campagne.

L'un des premiers chantiers sera la lutte contre les violences et le racisme dans les différents services de police, un sujet placé au coeur de la campagne électorale après la mort de George Floyd, un Afro-Américain asphyxié sous le genou d'un policier blanc fin mai.

14h50

Evénement "choquant et inquiétant" pour Christa Markwalder

Pour la présidente du groupe d'amitié parlementaire Suisse - Etats-Unis, Christa Markwalder (PLR/BE), l'événement est "choquant et inquiétant" pour plusieurs raisons. Premièrement, le président sortant Donald Trump a incité les manifestants à agir.

L'assaut du Capitole est par ailleurs une attaque envers le temple de la démocratie américaine et un miroir du comportement profondément antidémocratique de ses auteurs, a poursuivi la parlementaire. Dernier point: des personnes ont perdu la vie. La Bernoise dit en outre ne pas comprendre comment la police a pu se laisser surprendre de la sorte.

14h30

Plus de 23 millions de tweets enregistrés

Agitation sur la Toile. En effet, l'assaut du Capitole par des partisans du président sortant Donald Trump a généré 23,46 millions de tweets, soit en moyenne 430 par seconde, selon des données compilées jeudi par Visibrain.

L'événement a produit 2,5 fois plus de tweets qu'au cours des dernières 24 heures de l'élection présidentielle américaine, souligne la plateforme de veille sur le web et les réseaux sociaux.

Une élection qui avait déjà engendré un volume de tweets six fois plus élevé qu'au moment de la précédente élection, en 2016.

14h15

Les images marquantes de l'invasion du Capitole

Mercredi, des supporters du président américain Donald Trump ont fait irruption dans le Capitole, alors que le Congrès s'apprêtait à officialiser la victoire de Joe Biden à l'élection présidentielle. Retour sur des images qui ont choqué le monde entier.

Affrontements entre forces de l'ordre et manifestants, membres du Congrès barricadés, accroupis, et portant des masques à gaz, agents de police débordés, supporters de Donald Trump en liesse à l'intérieur du Capitole, militants siégeant à la place des député, statue de la Liberté en colère: ces images qui marqueront l'Histoire ont fait le tour du monde et des réseaux sociaux.

>> Cliquez sur l'image pour faire défiler la galerie photo:

14h05

Une action à la portée symbolique

Même après quatre ans de présidence Trump, les images de mercredi aux Etats-Unis sont hors normes. Ce sont en effet des partisans d'un président sortant qui se sont attaqués au lieu même où les représentants du peuple étaient en train d'entériner le résultat d'une élection démocratique.

La charge symbolique est immense et inquiétante, car cela montre que les institutions américaines peuvent être prises par la force.

>> L'analyse d'Antoine Silacci dans le 19h30:

Antoine Silacci "Le dégât d'image pour les Etats-Unis est désastreux. Le système a tenu mais il est extrêmement fragilisé" [RTS]
Antoine Silacci "Le dégât d'image pour les Etats-Unis est désastreux. Le système a tenu mais il est extrêmement fragilisé" / 19h30 / 1 min. / le 7 janvier 2021

13h45

Une avalanche de réactions

"Honteuses", "choquantes", "préoccupantes": les violences du Capitole, ont été condamnées par de nombreux dirigeants mondiaux. Ils ont dénoncé une "attaque contre la démocratie" et appelé au respect du résultat de l'élection présidentielle.

Le Premier ministre britannique Boris Johnson a ainsi dénoncé des "scènes honteuses", et appelé à une transition "pacifique et ordonnée" du pouvoir vers le démocrate Joe Biden.

>> Le point sur les réactions dans le 12h45:

Avalanche de réactions indignées au lendemain du coup de force des pro-Trump au Capitole. [RTS]
Avalanche de réactions indignées au lendemain du coup de force des pro-Trump au Capitole. / 12h45 / 1 min. / le 7 janvier 2021

"Je crois dans la force des institutions et de la démocratie américaine. Une transition pacifique en est le coeur", a tweeté la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen. "Joe Biden a gagné l'élection. Je me réjouis de travailler avec lui en tant que prochain président des Etats-Unis".

Russie, Chine et Iran ont cependant pointé du doigt la fragilité de la démocratie américaine, y voyant une forme de déclin ou ironisant sur les évènements.

>> Voir aussi l'analyse de Gaspard Kühn dans le 12h45 sur les réactions des républicains:

Les réactions des républicains au lendemain de l'assaut du Capitole. Analyse de Gaspard Kühn. [RTS]
Les réactions des républicains au lendemain de l'assaut du Capitole. Analyse de Gaspard Kühn. / 12h45 / 1 min. / le 7 janvier 2021

>> Toutes les réactions dans notre article: "Honte", "tragédie", "république bananière": l'Amérique sous le choc après les événements du Capitole

13h15

"Violer la loi et appeler à se révolter, Trump l’a fait très souvent"

"En lâchant sa revendication, même s’il continue à dire qu’il a gagné, cela calmera le jeu de la violence immédiate. Mais cela ne va pas convaincre les millions d’Américains qui sont certains qu’on leur ment et que c’est bien Donald Trump qui a gagné l’élection", analyse Nicole Bacharan, historienne et politologue spécialiste des Etats-Unis, dans le 12h30.

L’historienne ne croit pas à l’enclenchement du 25e amendement de la Constitution, qui autorise le vice-président et une majorité du cabinet à déclarer le président "inapte" à exercer ses fonctions. "Dans ce cas-là, il s’agirait d’une incapacité mentale. Or, Donald Trump n’est pas fou. Il n’a rien fait hier (mercredi, n.d.l.r.) qu’il n’a pas fait pendant des mois et des années. (…) Violer la loi et appeler à se révolter contre les autorités officielles, il l’a fait très souvent."

Elle estime que Donald Trump "pourrait risquer la prison": "Il y a beaucoup d’enquêtes qui vont être ouvertes sur les responsabilités (…), notamment sur l’appel de Donald Trump à marcher sur le Capitole. Il y aurait donc largement de quoi le poursuivre en justice."

>> Ecouter l’intégralité de son interview dans le 12h30:

Le soutien familial de Donald Trump vacille: interview de Nicole Bacharan [RTS]RTS
Nicole Bacharan analyse la prise d’assaut du Capitole à Washington / Le 12h30 / 4 min. / le 7 janvier 2021

>> Regarder aussi le sujet du 19h30 sur les signes annonciateurs de l'événement:

Les violences au Capitole, bastion de la démocratie, interrogent. Pourtant les signes annonciateurs étaient là [RTS]
Les violences au Capitole, bastion de la démocratie, interrogent. Pourtant les signes annonciateurs étaient là / 19h30 / 2 min. / le 7 janvier 2021

13h00

Le point à la mi-journée

Les Etats-Unis ont retrouvé une certaine normalité ce jeudi à l'aube, même si le dégât d'image demeure vif. Après le chaos semé par des militants pro-Trump durant la séance qui devait certifier la victoire du président élu Joe Biden, à Washington, la procédure a pu être menée à son terme.

>> Ecouter le point sur la situation dans le 12h30:

Des supporters de Donald Trump tentent d'entrer dans le Capitole. [Shannon Stapleton - Reuters]Shannon Stapleton - Reuters
Que s’est-il passé au Capitole cette nuit? / Le 12h30 / 2 min. / le 7 janvier 2021

Le 46e président des Etats-Unis va pouvoir entamer son mandat avec une majorité aux deux chambres, puisque l'Etat de Géorgie a élu deux sénateurs démocrates, mercredi.

Quant à Donald Trump, il joue l’apaisement, mais il ne reconnaît toujours pas sa défaite: "Même si je suis en total désaccord avec le résultat de l'élection, et les faits me donnent raison, il y aura néanmoins une transition ordonnée le 20 janvier."

>> Les précisions du 12h45:

Chaos et consternation aux Etats-Unis après l'attaque du Capitole à Washington par les partisans de Donald Trump. [RTS]
Chaos et consternation aux Etats-Unis après l'attaque du Capitole à Washington par les partisans de Donald Trump. / 12h45 / 2 min. / le 7 janvier 2021

>> L'analyse de Gaspard Kühn:

Donald Trump reconnaît sa défaite dans une Amérique sous le choc. L'éclairage de Gaspard Kühn à Washington. [RTS]
Donald Trump reconnaît sa défaite dans une Amérique sous le choc. L'éclairage de Gaspard Kühn à Washington. / 12h45 / 2 min. / le 7 janvier 2021

12h30

Des critiques russes

Le système électoral "archaïque" des Etats-Unis ne remplit pas les critères démocratiques, a critiqué la porte-parole de la diplomatie russe, suite à l'invasion du Capitole, tout en indiquant qu'il s'agissait d'une "affaire interne" à Washington.

"La partie perdante a des raisons plus que suffisantes d'accuser les gagnants de falsifications, il est évident que la démocratie américaine boîte des deux pieds", a de son côté affirmé le président de la commission des Affaires étrangères du Sénat russe.

12h10

Washington se réveille dans le calme

11h50

Les marchés mondiaux ignorent les violences au Capitole

Les places boursières à travers le monde ignoraient, jeudi, les scènes de chaos au Capitole américain, préférant sourire à la percée démocrate au Sénat après une double victoire dans l'Etat de Géorgie.

Alors que l'indice parisien prenait 0,37% vers 10h20 (9h20 GMT), le Dax à Francfort gagnait 0,44% et Milan 0,03%. Parmi les grandes places européennes, seule Londres perdait du terrain (-0,23%), après un bon démarrage.

Les contrats à terme sur les trois principaux indices de Wall Street, Dow Jones, Nasdaq et S&P 500, pointaient de leur côté vers une hausse entre 0,46% à 0,55%. Le Dow Jones avait, mercredi, engrangé un nouveau record, malgré les violences. Un peu plus tôt à Tokyo, l'indice Nikkei et le Topix ont clôturé en forte progression de 1,6%.

11h25

Plusieurs démissions dans les équipes de la Maison Blanche

Selon CNN, Matt Pottinger, l'un des architectes de la politique de Donald Trump vis-à-vis de la Chine, a présenté sa démission, mercredi, face à la réaction de Donald Trump aux événements au Capitole.

La Maison Blanche n'a pas commenté cette information. Des sources avaient dit à Reuters que cette démission était attendue.

Le conseiller à la sécurité nationale Robert O'Brien, supérieur hiérarchique de Matt Pottinger, envisageait aussi de le faire, ont déclaré des sources à Reuters.

Stephanie Grisham a quitté son poste de cheffe de cabinet de Melania Trump. Rickie Niceta et Sarah Matthews, membres de l'équipe de communication de la Maison Blanche, ont aussi démissionné.

Il se dit aussi à la Maison Blanche que le secrétaire général adjoint Chris Liddell pourrait également quitter ses fonctions, selon une source.

11h05

Angela Merkel "triste" et "en colère"

Angela Merkel s'est dite jeudi "triste" et "en colère" après l'intrusion de partisans de Donald Trump au sein du Capitole à Washington, dont le président sortant porte, selon elle, une part de responsabilité.

"Je regrette profondément que le président Trump n'ait pas concédé sa défaite, depuis novembre et encore hier" mercredi, a déclaré la chancelière allemande à la presse, relevant que "les doutes sur le résultat de l'élection ont été alimentés et ont créé l'atmosphère qui a rendu possible les événements" de Washington.

"Je suis très soulagée que nous apprenions ce matin que cette certification a eu lieu au Congrès. Joe Biden sera le prochain président. Cela signifie que les forces démocratiques ont prévalu", a fait valoir la chancelière, pour qui l'entrée en fonction du président élu et de Kamala Harris "ouvrira un nouveau chapitre dans moins de deux semaines".

>> Retrouver les autres réactions: "Honte", "tragédie", "république bananière": l'Amérique sous le choc après les événements du Capitole

10h50

Le camp républicain est "plus divisé que jamais"

"Il s'agit de l'incitation et l'organisation d’une forme d’insurrection, en tout cas incitée par le président. (...) Quand on voit le symbole du pouvoir démocratique américain saccagé, c’est très fort. La démocratie doit s’entretenir, ce n’est pas quelque chose qui est acquis et qu’on a pour toujours", a réagi Jérôme Gygax, invité dans La Matinale jeudi.

L’historien et spécialiste des Etats-Unis juge que le camp républicain est "plus divisé que jamais": "Et une bonne partie des républicains se sont rangés à l’idée qu’en démocratie, on défend les institutions et pas une personne, en particulier le président."

Jérôme Gygax qualifie d’"intéressant" le fait que les militants pro-Trump veulent créer un nouveau groupe politique: "On revient à l’idée du XIXe siècle d’un parti américaniste ou nativiste. De toute évidence, elle a grandi et s’est constituée dans des périodes de crises. (...) Les Américains touchés par la crise vont aller chercher des solutions faciles ou qui paraissent évidentes."

>> Son interview dans La Matinale:

Jérôme Gygax réagit à la prise d’assaut du Capitole (vidéo) [RTS]
Jérôme Gygax réagit à la prise d’assaut du Capitole (vidéo) / La Matinale / 6 min. / le 7 janvier 2021

>> Lire plus:  "Voir le symbole du pouvoir démocratique américain saccagé, c’est très fort"

10h20

"Nous sommes quasiment dans de l’insurrection"

Invité dans La Matinale, Jean-Eric Branaa, spécialiste des Etats-Unis et maître de conférences à l'Université Paris II, a déclaré: "Nous ne sommes plus dans un baroud d’honneur de Donald Trump, mais dans un acte fort. Nous sommes quasiment dans de l’insurrection."

Pour Jean-Eric Branaa, le trumpisme "est en train de mourir": "Des soutiens? Il n’en a plus. Il est avec un dernier carré, un groupe d'"excités", des "fanas". Il n’y a pas d’autres mots."

Le professeur juge que la démocratie américaine est "très malade". Selon lui, la responsabilité de Donald Trump dans les actes de mercredi "est évidente": "Il sera poursuivi d’une manière ou d’une autre. Ne serait-ce que pour restaurer l’autorité du Congrès."

Mais pour Jean-Eric Branaa, la destitution (impeachment) "ne pourra pas être obtenue" d’ici le 20 janvier, jour de l’investiture de Joe Biden: "Mais c’est une manière, après le départ du président, de l’empêcher de revenir en assortissant la peine qui pourrait lui être infligée au Congrès d’inéligibilité à vie."

>> Son interview dans La Matinale:

L'invité de La Matinale (vidéo) - Jean-Eric Branaa, chercheur et enseignant à l'Université Paris 2, spécialiste de la politique [RTS]
L'invité de La Matinale (vidéo) - Jean-Eric Branaa, chercheur et enseignant à l'Université Paris 2, spécialiste de la politique / La Matinale / 11 min. / le 7 janvier 2021

>> Lire plus: "Voir le symbole du pouvoir démocratique américain saccagé, c’est très fort"

10h13

Une transition ordonnée promise par Donald Trump

Donald Trump a admis tôt jeudi, après la certification par le Congrès de l'élection de Joe Biden à la Maison Blanche, que sa présidence touchait à sa fin et a promis une "transition ordonnée".

"Même si je suis en complet désaccord avec le résultat de l'élection, et les faits me soutiennent, il y aura une transition ordonnée le 20 janvier", a-t-il écrit dans un communiqué. "Cela représente la fin de l'un des meilleurs premiers mandats présidentiels et ce n'est que le début de notre combat pour rendre sa grandeur à l'Amérique", a ajouté le républicain dans une message relayé sur le compte Twitter du porte-parole de la Maison blanche Dan Scavino.

10h05

Le Conseil fédéral "consterné" mais confiant

Le Conseil fédéral est "consterné par les évènements qui ont conduit à la mort de plusieurs personnes à Washington", a déclaré jeudi Guy Parmelin sur Twitter. "Nous avons cependant confiance dans la force des institutions américaines", ajoute-t-il.

Le chef de la diplomatie suisse Ignazio Cassis a de son côté condamné jeudi les violences au Capitole, siège du Congrès américain. La liberté, la démocratie et la cohésion nationale sont des biens précieux qui doivent être défendus, a-t-il écrit sur Twitter.

Le président du Conseil national Andreas Aebi (UDC/BE) et le président du Conseil des États Alex Kuprecht (UDC/SZ) ont aussi condamné les incidents survenus au Capitole à Washington mercredi, les qualifiant d'atteinte à l'Etat de droit. Les choix démocratiques doivent être acceptés, soulignent-ils.

La démocratie est une réalisation fragile qui doit être protégée et défendue, écrivent-ils jeudi dans un message sur Twitter.

09h35

Le Congrès certifie la victoire de Joe Biden

Le Congrès des Etats-Unis a officialisé tôt jeudi la victoire de Joe Biden à la présidentielle, dernière étape avant son investiture le 20 janvier.

Le vice-président républicain Mike Pence a certifié le vote de 306 grands électeurs en faveur du démocrate contre 232 à Donald Trump, à l'issue d'une séance des deux chambres interrompue par l'intrusion de partisans du président sortant qui ont semé le chaos dans le Capitole.

Le sujet du 19h30 jeudi soir:

Malgré les perturbations au Congrès, l'élection de Joe Biden a été entérinée [RTS]
Malgré les perturbations au Congrès, l'élection de Joe Biden a été entérinée / 19h30 / 2 min. / le 7 janvier 2021

09h30

"Une vraie défiance envers les institutions"

"Joe Biden ne sera jamais mon président" ou amertume envers les républicains; "une vraie défiance envers les institutions" a été exprimée par les partisans de Donald Trump, estime le correspondant aux Etats-Unis Raphaël Grand.

>> Le récit de Raphaël Grand:

Le décryptage du correspondant de la RTS aux Etats-Unis Raphaël Grand [RTS]RTS
Raphaël Grand évoque les événements de cette nuit à Washington / Tout un monde / 2 min. / le 7 janvier 2021

"Beaucoup de gens ne se sont pas rendus compte de ce qu'ils étaient en train de faire et de l'impact sur le fonctionnement d'une démocratie", alors même que les personnes arrêtées pourront être accusées de terrorisme intérieur, ajoute le correspondant. Les événements amènent aussi tout un lot de questions sur le dispositif de sécurité déployé mercredi.

>> Les précisions de Raphaël Grand:

La police du Capitole a repris le contrôle des lieux. [AP Photo/J. Scott Applewhite - Keystone]AP Photo/J. Scott Applewhite - Keystone
Raphaël Grand réagit au profil des manifestants et au dispositif de police mis en place / Tout un monde / 2 min. / le 7 janvier 2021

09h25

Le processus d'officialisation bientôt à son terme

Après les votes de chacune des Chambres sur les objections soulevées concernant les votes en Arizona et en Pennsylvanie, la session conjointe de la Chambre des représentants et du Sénat a repris. Elle doit finalement officialiser le vote de 306 grands électeurs en faveur de Joe Biden contre 232 pour Donald Trump.

09h20

"La démocratie occidentale est vulnérable et fragile", juge l'Iran

"La démocratie occidentale est vulnérable et fragile", a jugé jeudi le président iranien Hassan Rohani, au lendemain des scènes de chaos au Capitole à Washington.

La Russie aussi se montre sévère. "La partie perdante a des raisons plus que suffisantes d'accuser les gagnants de falsifications, il est évident que la démocratie américaine boîte des deux pieds", a déclaré jeudi sur Facebook Konstantin Kosatchev, le président de la commission des Affaires étrangères du sénat russe.

>> Retrouver les autres réactions: "Honte", "tragédie", "république bananière": l'Amérique sous le choc après les événements du Capitole

08h50

Les objections sur la Pennsylvanie aussi rejetées par les représentants

Après le Sénat, la Chambre des représentants a également rejeté les objections du camp républicain sur la régularité de l'élection présidentielle en Pennsylvanie et la victoire de Joe Biden par 282 voix contre 138.

Ce vote lève ce qui pourrait être le dernier obstacle à la certification de l'élection du démocrate à la Maison Blanche.

08h27

De nombreuses condamnations

Les anciens présidents américains dans leur totalité, de Jimmy Carter à Barack Obama, en passant par George W.Bush ont fermement condamné mercredi les violences qui ont éclaté au Capitole, qualifiées de "honte", de "tragédie", tout en dénonçant l'attitude de Donald Trump accusé d'avoir "allumé la mèche" insurrectionnelle.

>> Ecouter le sujet de La Matinale

La police du Capitole a repris le contrôle des lieux. [AP Photo/J. Scott Applewhite - Keystone]AP Photo/J. Scott Applewhite - Keystone
Les événements de Washington ont provoqué une pluie de réactions. / La Matinale / 1 min. / le 7 janvier 2021

>> Lire aussi: "Honte", "tragédie", "république bananière": l'Amérique sous le choc après les événements du Capitole

08h20

Retour sur les événements de la nuit

>> Le récit des événements de la nuit par le correspondant aux Etats-Unis Raphaël Grand

Les partisans de Donald Trump sur les marches du Capitole le 6 janvier 2021. [AP Photo/Jose Luis Magana - Keystone]AP Photo/Jose Luis Magana - Keystone
La journée a été chaotique au Capitole à Washington. / La Matinale / 2 min. / le 7 janvier 2021

08h05

Une vidéo montrant les dégâts

Une vidéo montre les dégâts laissés dans les bureaux d'un parlementaire du Sénat et de son personnel, situé au premier étage du Capitole.

07h40

Un triomphe en Géorgie éclipsé par les événements de mercredi

Les démocrates ont remporté mercredi une victoire retentissante en s'assurant le contrôle du Sénat grâce à deux élections partielles en Géorgie. La marge de manoeuvre du président élu Joe Biden restera cependant étroite.

Le résultat de ces élections était très attendu, mais a été complètement éclipsé par les événements à Washington, où des partisans de Donald Trump venus manifester contre la certification par le Congrès de la victoire de Joe Biden à la présidentielle ont forcé l'entrée du Capitole, interrompant la séance.

>> Lire aussi: Les démocrates américains prennent la majorité au Sénat grâce à deux succès en Géorgie

06h50

Les objections concernant la Pennsylvanie rejetées

Le Sénat rejette massivement par 92 voix contre 7 les objections d'élus républicains exigeant d'examiner la régularité de l'élection en Pennsylvanie.

Après le vote, le leader de la majorité républicaine au Sénat, Mitch McConnell, a déclaré qu'il ne s'attendait pas à d'autres votes contestant les résultats du collège électoral.

06h20

Quatre morts dans l'enceinte du Capitole

Quatre personnes sont mortes dans l'enceinte du Capitole à Washington et 52 personnes ont été arrêtées, a annoncé mercredi soir la police, après que des partisans de Donald Trump ont envahi les lieux pour empêcher le Congrès de certifier la victoire de Joe Biden lors de l'élection présidentielle.

Au cours d'une conférence de presse tardive, le chef de la police de Washington a fait savoir que 47 des 52 arrestations étaient en lien avec des violations au couvre-feu imposé dans la ville à partir de 18h00 (23h00 GMT) par la maire Muriel Bowser en réponse aux troubles.

Et 26 personnes ont été arrêtées dans l'enceinte du Capitole. Plusieurs arrestations concernent des ports d'armes illégaux.

La police a aussi découvert deux bombes artisanales aux sièges du Comité national républicain et du Comité national démocrate, a déclaré Robert Contee.

Le chef de la police a refusé de communiquer l'identité d'une manifestante mortellement touchée par balle dans le Capitole par le tir d'un officier.

Trois autres personnes sont mortes à cause d'urgences médicales, a-t-il ajouté. La police s'abstient pour l'instant de lier directement ces décès aux violences.

Quatorze policiers ont été blessés, dont deux sont toujours hospitalisés.

>> La conférence de presse de la police de Washington

05h15

Objection aussi rejetée par les représentants

La Chambre des représentants a rejeté par 303 voix contre 121 les objections d'élus républicains visant les résultats de l'élection présidentielle dans l'Etat de l'Arizona.

04h50

Les républicains divisés

Certains élus républicains avaient émis des objections aux résultats de l'élection dans certains Etats, mais plusieurs d'entre eux ont indiqué, après les incidents violents, qu'ils ne s'associaient plus à la démarche. Le chef des républicains au Sénat, Mitch McConnell, a martelé à la reprise des débats que le Congrès ne se laisserait pas "intimider".

Le sénateur républicain Lindsey Graham, un proche allié de Donald Trump, a reconnu la victoire de Joe Biden et a annoncé qu'il cessait d'emboîter le pas du président. "Ne comptez plus sur moi. Trop c'est trop", a-t-il dit

Mais plusieurs républicains, dont l'élu de Floride à la Chambre des représentants Matt Gaetz, ont répété que l'élection a été volée et que des "membres du violent groupe terroriste antifa" avaient infiltré la manifestation en faveur de Donald Trump.

04h30

Première objection à la certification rejetée

Le Sénat américain a rejeté à une écrasante majorité une première objection à la certification de la victoire de Joe Biden, quelques heures après l'intrusion violente de partisans pro-Trump au Capitole.

Les parlementaires ont décidé, à 93 voix contre 6, de ne pas donner suite aux objections d'élus républicains visant les résultats de l'élection présidentielle dans l'Etat de l'Arizona.

Conformément à un processus ultra-codifié, les deux chambres s'étaient séparées pour débattre de la question et la Chambre des représentants devrait bientôt se prononcer à son tour.

04h20

Le sénateur Mitt Romney dénonce une insurrection inspirée par le président

04h15

Donald Trump pourrait-il être écarté du pouvoir?

Des membres du gouvernement américain ont discuté de la possibilité d'écarter Donald Trump du pouvoir après le coup de force de ses partisans au Congrès, ont rapporté plusieurs médias.

Leurs échanges ont porté sur le 25ème amendement de la Constitution américaine, qui autorise le vice-président et une majorité du cabinet à déclarer le président "inapte" à exercer ses fonctions, selon les chaînes CNN, CBS et ABC, qui s'appuient sur des sources anonymes.

Mais aucune proposition formelle n'a encore été présentée au vice-président Mike Pence, a précisé CBS.

Plusieurs élus et éditorialistes de grands quotidiens ont plaidé ouvertement pour cette option, même s'il ne reste que deux semaines avant la fin du mandat de Donald Trump.

Tous les démocrates de la commission judiciaire de la Chambre des représentants ont ainsi adressé un courrier à Mike Pence pour lui demander d'invoquer le 25e amendement "dans l'intérêt de la démocratie".

Pour eux, le président sortant "est malade mentalement et incapable de gérer et d'accepter les résultats de l'élection de 2020".

L'influent Washington Post a également plaidé en ce sens dans un éditorial sévère. Pour ses éditorialistes, "le président est responsable de l'acte de sédition" survenu au Capitole. Donald Trump "a prouvé qu'il représente une grave menace pour la démocratie, il doit être écarté", ajoutent-ils.

04h00

La femme décédée identifiée par des médias

La femme morte mercredi après avoir été blessée par balle dans le Capitole à Washington était une ardente partisane du président Donald Trump qui vivait dans le sud de la Californie, ont rapporté des médias américains citant sa famille. Cette femme aurait été militaire pendant 14 ans. La police n'a pas formellement identifié la victime.

C'est au cours de l'intrusion au Capitole, durant laquelle certains policiers protégeant les lieux et les élus avaient l'arme au poing, qu'une femme a été blessée par balle à l'intérieur du bâtiment. Elle est décédée peu après avoir été touchée, a indiqué le chef de la police de Washington sans livrer aucune précision sur les circonstances du drame ou l'auteur du coup de feu.

02h40

Le Sénat reprend le travail de certification

Le Sénat américain a repris sa séance de certification de la victoire du démocrate Joe Biden à la présidentielle, après une interruption de plusieurs heures due à l'intrusion violente de partisans de Trump au Capitole.

Le vice-président Mike Pence, s'exprimant à l'ouverture de la séance, a regretté un "jour sombre" et condamné les "violences". "Même après une violence et un vandalisme sans précédent dans ce Capitole, les représentants élus du peuple des Etats-Unis sont à nouveau réunis, ce même jour, pour défendre la Constitution", a-t-il souligné.

Le chef des républicains au Sénat, Mitch McConnell, a martelé à la reprise de séance que le Sénat "ne serait pas intimidé". "Ils ont essayé de perturber notre démocratie et ils ont échoué", a-t-il asséné.

Son homologue démocrate Chuck Schumer a quant à lui affirmé que les événements de mercredi, provoqués "par les mots, les mensonges" de Donald Trump, laisseraient une "tache qui ne serait pas aisément effacée".

>> Ecouter le sujet de La Matinale:

Le vice-président des Etats-Unis Mike Pence le 6 janvier 2021. [EPA/SAUL LOEB - Keystone]EPA/SAUL LOEB - Keystone
La journée a été folle à Washington. / La Matinale / 3 min. / le 7 janvier 2021

02h00

Les sénateurs de retour

Les sénateurs, sous escorte, retournent au Capitole pour certifier le résultat de l'élection présidentielle.

02h30

"Je n'ai jamais rien vu de tel"

Christina est "staffer" au Congrès américain. Aujourd’hui, au lieu d’assister à la certification de la victoire de Joe Biden, elle a été bloquée dans son bureau par la police du Capitole. Elle témoigne au micro de la RTS, en estimant n'avoir "jamais rien vu de tel". "On ne se croirait pas aux Etats-Unis!"

>> Voir son interview complète:

Interview de Christina, bloquée au Congrès par des pro-Trump [RTS]
Interview de Christina, bloquée au Congrès par des pro-Trump / L'actu en vidéo / 4 min. / le 7 janvier 2021

02h20

Revoir le flash spécial de mercredi soir

La RTS a diffusé mercredi soir un flash spécial avec l'intervention de plusieurs journalistes et experts venus décrypter en direct cet évènement sans précédent.

>> Revoir l'intégralité du flash spécial:

L'intégrale de l'émission spéciale consacrée aux événements à Washington [RTS]
L'intégrale de l'émission spéciale consacrée aux événements à Washington / L'actu en vidéo / 58 min. / le 7 janvier 2021

02h15

Pour Obama, les violences du Capitole sont une "honte" mais pas une "surprise"

L'ex-président américain Barack Obama a estimé mercredi que les violences qui ont eu lieu au Capitole étaient "une honte", mais pas une "surprise" étant donné l'attitude de Donald Trump et des républicains.

"L'histoire se souviendra des violences aujourd'hui au Capitole, encouragées par un président qui a menti sans relâche sur l'issue d'une élection, comme un moment de déshonneur et de honte pour notre pays", a-t-il indiqué dans un communiqué.

"Mais on ne regarderait pas la vérité en face si on considérait cet événement comme une surprise totale", a-t-il ajouté, dénonçant le "crescendo violent" des derniers mois alimenté par le refus des républicains de "dire la vérité".

02h00

Bill Clinton dénonce une "attaque sans précédent"

L'ancien président américain Bill Clinton a regretté mercredi l'"attaque sans précédent" contre les institutions américaines que constitue l'intrusion du Capitole américain par des partisans de Donald Trump, qui a entraîné l'interruption de la certification de la victoire de Joe Biden à la présidentielle.

"Cette attaque a été nourrie par plus de quatre années de politique empoisonnée (...). La mèche a été allumée par Donald Trump", a accusé l'ancien chef d'Etat démocrate.

01h45

Mike Pence de retour au Sénat

Le vice-président Mike Pence est de retour dans le bâtiment du Sénat, a déclaré son attaché de presse. Mike Pence a appelé les élus américains à se "remettre au travail".

"Vous n'avez pas gagné, la violence ne l'emporte jamais", dit le vice-président à l'adresse des contestataires après être revenu au Sénat, condamnant les violences survenues à Washington.

01h30

Twitter bloque provisoirement le compte de Donald Trump

Twitter a verrouillé mercredi pour une durée de 12 heures le compte de Donald Trump, citant des "violations graves et répétées" des règlements du réseau social, et a menacé de suspendre de manière permanente le compte de l'actuel président des Etats-Unis.

La firme américaine a supprimé des messages publiés dans la journée par Donald Trump du fait de "la situation de violence sans précédent en cours" dans la capitale fédérale Washington. En cas de violations supplémentaires, a prévenu Twitter, évoquant ses règlements en matière d'intégrité civique et de lutte contre les menaces sécuritaires, le compte de Donald Trump sera suspendu de manière permanente.

Facebook, Instagram et YouTube, qui appartient à Google, ont quant à eux retiré une vidéo dans laquelle Donald Trump réitère que l'élection présidentielle du 3 novembre lui a été volée, alors même qu'il appelle dans la même vidéo ses partisans à "rentrer chez eux" après que des émeutiers ont pénétré dans le Capitole.

01h15

La porte-parole de Melania Trump démissionne

L'ancienne directrice des communications de la Maison Blanche, Stephanie Grisham, actuelle porte-parole et chef de cabinet de la première dame Melania, a démissionné à la suite des événements de mercredi, rapporte CNN.

00h55

Pour Mike Pompeo, les violences électorales sont "intolérables chez soi comme à l'étranger"

Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo, un fidèle allié du président républicain, a condamné mercredi les violences des manifestants pro-Trump qui ont envahi le Capitole à Washington pour s'opposer à la victoire du démocrate Joe Biden à la présidentielle.

"J'ai voyagé dans de nombreux pays et j'ai toujours soutenu le droit de chaque être humain à manifester pacifiquement pour ses croyances ou ses causes", a écrit le secrétaire d'Etat sur Twitter.

"Mais la violence, mettre en danger la sécurité des autres, dont ceux chargés d'assurer notre sécurité à tous, est intolérable chez soi comme à l'étranger", a-t-il asséné.

00h50

George W. Bush évoque "une république bananière"

L'ancien président américain George W. Bush a critiqué l'attitude de certains responsables républicains ayant selon lui alimenté l'"insurrection" au Capitole, mercredi, digne d'une "république bananière".

"Les résultats d'élections ne sont ainsi contestés que dans les républiques bananières -- pas dans notre république démocratique", affirme-t-il dans un communiqué.

"Je suis consterné par le comportement irresponsable de certains dirigeants politiques depuis l'élection et par le manque de respect montré aujourd'hui à l'égard de nos institutions, de nos traditions et de nos forces de l'ordre", a encore souligné George W. Bush, alors que le président sortant républicain Donald Trump continue de refuser de reconnaître sa défaite à l'élection présidentielle.

00h40

La certification de la victoire de Joe Biden devrait quand même avoir lieu

La présidente démocrate de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, a indiqué mercredi dans un communiqué l'intention de la Chambre de reprendre dans la soirée (dans la nuit de mercredi à jeudi en Suisse) le processus de certification de la victoire de Joe Biden lors de l'élection présidentielle américaine de novembre.

Cette décision, a-t-elle indiqué, a été prise après discussion avec le vice-président républicain sortant Mike Pence et d'autres représentants. Le processus de certification reprendra mercredi soir quand le Capitole sera à nouveau sécurisé, a indiqué Nancy Pelosi.

00h35

Facebook et YouTube retirent la vidéo de Trump

Facebook a retiré mercredi une vidéo du président sortant Donald Trump qui appelait ses partisans en train de prendre d'assaut le Capitole à "rentrer chez eux" mais où il déclarait aussi que l'élection avait été "volée".

"C'est une situation d'urgence et nous prenons des mesures d'urgence appropriées, y compris le retrait de la vidéo du président Trump (...) qui, au final, contribue au risque de violence au lieu de le diminuer", a expliqué Guy Rosen un des vice-présidents du groupe, en charge de l'intégrité de la plateforme.

YouTube a aussi retiré cette vidéo selon le site spécialisé The Verge.

00h30

"Les républicains ont peur d’une administration de Joe Biden"

"Je suis atterré par la tournure des choses à Washington. Ces débordements sont inacceptables. C’est sans aucun doute indigne des Etats-Unis. Maintenant je pense qu’il faut un peu revenir en arrière et comparer ce que la droite américaine a perdu. Les républicains ont peur d’une administration de Joe Biden qui va arriver avec une foule de demandes et d’exigences", explique Marc Fuhrmann, membre du parti républicain, dans l'émission spéciale de la RTS mercredi soir.

"Les premiers qui ont une responsabilité ce soir, ce sont sans aucun doute les médias. Depuis les rumeurs de fraude, qu’elles soient vraies ou pas, les médias n’ont même pas été regarder, et il y a une sorte de frustration qui chauffait du côté des républicains. Et Donald Trump, on le connaît, a clairement dit des choses qu’il n’aurait jamais dû dire. Pour moi cet épisode présage un peu un épisode style gilets jaunes version américaine, mais qui seront moins dociles que leurs homologues en France."

>> Ecouter son analyse complète:

Début du vote par correspondance pour la présidentielle aux Etats-Unis (vidéo) [RTS]RTS
Evénements de Washington: l'interview de Marc Fuhrmann / Le Journal de 22h30 / 2 min. / le 6 janvier 2021

00h20

La manifestante pro-Trump blessée par balle est décédée

Une femme blessée par balle dans l'enceinte du Capitole américain, où des partisans de Donald Trump ont semé le chaos pendant plusieurs heures mercredi, est décédée, a déclaré une porte-parole de la police, Alaina Gertz.

Le chef de la police de Washington, Robert Contee, a déclaré lors d'une conférence de presse qu'une enquête avait été ouverte, sans livrer aucune information sur les circonstances du drame.

00h15

"Est-ce la fin du trumpisme?"

"D'un point de vue optimiste, il y a eu la victoire des deux démocrates à l'élection sénatoriale en Géorgie, qui fait basculer le Sénat du côté démocrate. Alors est-ce la fin du trumpisme?", s'interroge le politologue Daniel Warner.

A propos de l'irruption de partisans pro-Trump au Capitole, "les républicains vont se demander comment on a pu en arriver là. Ils vont réaliser que ces gens sont des terroristes..."

>> Ecouter la réaction de Daniel Warner:

Le politologue Daniel Warner. [Salvatore Di Nolfi - Keystone]Salvatore Di Nolfi - Keystone
Irruption au Congrès américain: la réaction de Daniel Warner / Le Journal de 22h30 / 1 min. / le 6 janvier 2021

00h10

"C'est la logique de la contradiction de la présidence de Donald Trump"

"Donald Trump a été débordé, ce n'était pas prévisible. Sinon les autorités auraient pris des dispositions différentes", estime la politologue Nicole Bacharan dans l'émission spéciale de la RTS mercredi soir.

"On voit que les paroles d'un président comptent. Il répète depuis deux mois que l'élection a été volée et il appelle ses partisans à marcher sur Washington. Et maintenant, il leur demande de rentrer chez eux. C'est la logique de la contradiction de la présidence de Donald Trump, qui arrive à son terme."

>> Ecouter son interview complète dans l'émission spéciale de la RTS:

Le soutien familial de Donald Trump vacille: interview de Nicole Bacharan [RTS]RTS
Heurts au Capitole: l'analyse de la politologue Nicole Bacharan / Le Journal de 22h30 / 3 min. / le 6 janvier 2021

00h00

Le Capitole sécurisé

Le Capitole américain est de nouveau sécurisé après quatre heures de situation quasi insurrectionnelle, a indiqué le "sergent en armes", qui dirige le protocole à la Chambre, cité par les médias américains.

23h50

Retour sur les évènements de mercredi