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Joe Biden confie la diplomatie à Antony Blinken, le climat à John Kerry

Antony Blinken était le numéro deux des affaires étrangères dans le gouvernement Obama. [Jose Luis Magana - Keystone/AP Photo]
Antony Blinken pourrait bien être le diplomate en chef de Joe Biden / La Matinale / 1 min. / le 23 novembre 2020
Joe Biden, qui prendra ses fonctions de président des Etats-Unis le 20 janvier, a annoncé lundi plusieurs nominations dans sa future administration, dont celles d'Antony Blinken au secrétariat d'Etat et de John Kerry pour s'occuper des questions climatiques.

Antony Blinken, 58 ans, est un des principaux conseillers de Joe Biden en matière de politique étrangère. Fervent partisan du multilatéralisme, il va succéder à Mike Pompeo, le secrétaire d'Etat du président Donald Trump, partisan lui de la "pression maximale" face à l'Iran et d'une politique sans concessions à l'égard de la Chine.

Après la défaite d'Hillary Clinton face à Donald Trump lors de l'élection présidentielle de 2016, Antony Blinken est devenu l'un des fondateurs de WestExec Advisors, un cabinet basé à Washington conseillant les grandes entreprises sur les risques géopolitiques.

"J'ai besoin d'une équipe prête au premier jour", a écrit Joe Biden dans un communiqué annonçant ces nominations, tandis que Donald Trump refuse toujours de concéder sa défaite lors de la présidentielle du 3 novembre. "Ces individus sont aussi expérimentés et éprouvés aux crises, qu'ils sont novateurs et imaginatifs", a-t-il poursuivi.

John Kerry, un habitué de la Maison Blanche

Ancien secrétaire d'Etat de Barack Obama, John Kerry, 76 ans, sera lui l'émissaire spécial du président américain sur le climat, signe de l'importance qu'accorde Joe Biden à ce dossier.

C'est John Kerry lui-même qui avait signé, au nom des Etats-Unis, l'accord sur le climat négocié en décembre 2015. L'un des accords, avec celui sur le nucléaire iranien, qu'il avait personnellement négociés et qu'a ensuite déchirés Donald Trump.

"Je retourne au gouvernement pour remettre l'Amérique sur la bonne voie, face au plus grand défi de cette génération et face à ceux qui suivront", a tweeté John Kerry, promettant de "traiter la crise climatique comme la menace urgente de sécurité nationale qu'elle est".

Un Hispanique à la Sécurité intérieure

Le démocrate nommera en outre pour la première fois un Hispanique, Alejandro Mayorkas, à la Sécurité intérieure. Ce fils de réfugiés anticastristes, ancien procureur fédéral âgé de 60 ans, connaît bien cette administration, dont il fut ministre adjoint de 2013 à 2016.

Jake Sullivan sera lui conseiller à la sécurité nationale, Avril Haines directrice du renseignement national et Linda Thomas-Greenfield ambassadrice à l'ONU.

Joe Biden a aussi déclaré la semaine dernière avoir arrêté son choix pour le poste de secrétaire au Trésor, qu'il ferait connaître aux alentours de la fête de Thanksgiving jeudi. L'ancienne présidente de la Réserve fédérale Janet Yellen est présentée comme la favorite. Une source proche de l'équipe du président élu a confirmé lundi les informations en ce sens du Wall Street Journal. Elle deviendrait la première femme à occuper ce poste de ministre des Finances, en remplacement de Steven Mnuchin.

>> Ecouter aussi le podcast Washington d'ici sur l'équipe de Joe Biden:

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Épisode 29 : L'équipe Biden sur les rails / Washington d'ici / 26 min. / le 20 novembre 2020

ats/ebz

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Joe Biden invité par l'UE

Les deux présidents des institutions européennes se sont entretenus lundi avec Joe Biden et l'ont invité à Bruxelles pour "une réunion spéciale" l'année prochaine.

"Je viens de parler au Président élu Joe Biden et je l'ai invité à une réunion spéciale à Bruxelles l'année prochaine avec (les dirigeants) de l'Union européenne", a annoncé sur son compte Twitter Charles Michel, le président du Conseil européen.

"Reconstruisons une alliance forte entre l'UE et les États-Unis", a-t-il insisté. Les relations entre les deux blocs ont été tendues et tumultueuses pendant les quatre années de la présidence de Donald Trump, qui considérait l'Union Européenne comme "une ennemie".

"Je l'ai félicité pour sa victoire. C'est un nouveau départ pour le partenariat mondial entre l'UE et les États-Unis", a pour sa part annoncé la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen sur Twitter.

"Une Union européenne forte et des Etats-Unis forts collaborant ensemble peuvent façonner l'agenda mondial fondé sur la coopération, le multilatéralisme, la solidarité et les valeurs communes", a-t-elle souligné.