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Particulièrement stricte jusqu'à présent, la Belgique assouplit ses mesures

La Belgique assouplit ses mesures contre le coronavirus. [Leonid_Andronov - Depositphotos]
La Belgique assouplit ses mesures contre le coronavirus / Le 12h30 / 2 min. / le 25 septembre 2020
La Belgique fait partie des pays qui ont décrété les mesures les plus drastiques contre la pandémie dès son arrivée au nord de l'Europe, à la deuxième semaine de mars. Mais face aux critiques, le pays a décidé vendredi de lâcher un peu de lest.

Après un premier assouplissement en juin, la Belgique a resserré la vis cet été face à la recrudescence des cas, comme plusieurs autres pays d'Europe. Mais malgré l'arrivée d'une possible 2e vague, le gouvernement a effectué un véritable revirement vendredi en allégeant nettement certaines mesures.

Comme dans d'autres pays, la durée des quarantaines passera désormais de 14 à 7 jours. Mais les autorités belges ont également décidé de réduire le champs d'obligation du port du masque, qui ne sera plus obligatoire que dans les lieux fermés où il n'est pas possible de respecter des distances sanitaires. Par ailleurs, les événements tels que les mariages seront autorisés, à conditions d'être organisés par des professionnels.

Mais la mesure qui devrait le plus soulager les Belges, c'est l'assouplissement des règles imposant une "bulle sociale", c'est-à-dire du nombre de personne que l'on est autorisé à fréquenter "sans masques et sans distances". D'une restriction à cinq personnes de plus de 12 ans par foyer, la limite passe désormais à 5 personnes par individu.

Volonté de donner de l'air à la population

Enfin, le ministère belge des Affaires étrangères a supprimé les interdictions de voyages vers les "zones rouges". La classification subsiste, mais ces zones "à risque" sont désormais "strictement déconseillées", et plus interdites. Ce changement permet de supprimer les contrôles à la frontière ainsi que les différentes sanctions encourues.

Au coeur de ce changement de ton, on devine la volonté d'apaiser l’opinion publique. En effet, de plus en plus de critiques s'élevaient face à des mesures jugées trop drastiques et parfois incompréhensibles, par exemple l'obligation de devoir porter un masque dans une rue même lorsqu'elle est vide.

Pour le Conseil de sécurité belge, il s'agit donc de diminuer les contraintes superflues afin d'obtenir une meilleure adhésion à celles qui restent.

Mais des critiques accusent les autorités belges d’avoir "un peu raté leur coup" en décrétant cet allègement qui ne satisfait pas entièrement la population. Comme partout, certains commentateurs pointent un manque de lisibilité, des hésitations et des incohérences.

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Pierre Bénazet/jop

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