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L'Omra, le petit pèlerinage de La Mecque, va reprendre dès octobre

RTSreligion (vidéo) - Reprise du petit pèlerinage à La Mecque [RTS]
RTSreligion (vidéo) - Reprise du petit pèlerinage à La Mecque / RTSreligion / 2 min. / le 24 septembre 2020
Les autorités saoudiennes ont annoncé la reprise progressive du pèlerinage à La Mecque. Dès le 4 octobre 2020, le retour des pèlerins locaux sera possible, sept mois après sa suspension en raison de la pandémie du coronavirus.

Lorsqu'a éclaté la pandémie du coronavirus, le pèlerinage vers les lieux saints de l'islam, La Mecque et Médine, avait été suspendu par les autorités saoudiennes. Toutefois, cette suspension a été levée au début du mois d'août, pour le hajj, le grand pèlerinage à La Mecque, qui avait été autorisé, mais limité à quelques dizaines de milliers de fidèles, lesquels ont dû respecter des contraintes sanitaires strictes.

Les autorités de Riyad ont décidé de rouvrir partiellement l'accès à La Mecque. A partir du 4 octobre, il sera possible à 6000 Saoudiens et résidents étrangers du royaume de faire l'Omra, le petit pèlerinage pratiqué toute l’année. Et, à partir du 1er novembre, 20'000 pèlerins par jour venant de l’étranger seront à nouveau autorisés.

>> Revoir aussi le sujet du 12h45 sur le grand pèlerinage en version réduite:

Coronavirus: le grand pèlerinage à la Mecque en version très réduite [RTS]
Coronavirus: le grand pèlerinage à la Mecque en version très réduite / 12h45 / 2 min. / le 29 juillet 2020

Apport financier considérable

Cette décision répond aux vœux "des musulmans du pays et de l’étranger", indique le communiqué de l’agence de presse officielle SPA. Elle rassure les musulmans du monde entier, qui économisent parfois pendant des années pour vivre ce qui constitue un des cinq piliers de l'islam. Et les pèlerins doivent s'inscrire sur de longues files d'attente pour avoir une chance d'y participer.

En outre, le pèlerinage à La Mecque constitue un apport financier considérable pour le royaume saoudien: 2,5 millions de musulmans y ont participé en 2019. Un tourisme religieux qui a généré, l’an dernier, 11 milliards de francs de recettes.

Pic de coronavirus dans le pays

Les craintes de propagation du coronavirus restent toutefois élevées. En effet, les masses de pèlerins entassées dans des lieux relativement petits font craindre de nouveaux pics d'infection. En ce sens, le hajj de cet été a constitué un test: les groupes de fidèles, plus réduits qu'ordinairement, ont été maintenus à distances respectives, notamment pour faire le tour de la Kaaba à la grande Mosquée de La Mecque.

Les autorités saoudiennes savent qu'elles seront suivies attentivement par toute la communauté musulmane. Le pays a connu, en effet, un pic de coronavirus avec plus de 330'000 cas et 4500 décès. Il y a donc intérêt à rassurer quant à la logistique et à la distanciation sociale.

Il y a cinq ans, une bousculade tragique

Les pèlerinages en Arabie saoudite, gérante des lieux saints, ont été parfois le théâtre de bousculades mortelles. Il y a cinq ans, le 24 septembre 2015, a eu lieu près de la Mecque l'épisode le plus tragique. Lors d'une bousculade gigantesque, 769 personnes avaient perdu la vie, selon les autorités, et des centaines d'autres avaient été blessées. Des chiffres contestés par les journalistes présents qui parlent de milliers de morts.

Alors, Omra ou hajj - petit ou grand pèlerinage – bousculades ou coronavirus, La Mecque reste très surveillée pour éviter que le pèlerinage musulman le plus fréquenté ne se transforme en itinéraire mortel.

Bernard Litzler - RTSreligion

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