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Twitter pointé du doigt par Amnesty pour les violences contre les femmes

Les femmes continuent de subir des violences en nombre sur les réseaux sociaux, dont Twitter. [Aytac Unal - AFP]
Les femmes continuent de subir des violences en nombre sur les réseaux sociaux / La Matinale / 1 min. / le 22 septembre 2020
Selon une nouvelle enquête publiée mardi par Amnesty International, le réseau social Twitter n'en fait pas assez pour protéger les femmes contre les violences et les abus en ligne. L'ONG réclame des mesures face à cette passivité "intolérable".

Le nouveau rapport s'appuie sur des documentations de cas en Argentine, en Inde, au Royaume-Uni ou encore aux Etats-Unis.

"Les abus persistants que les femmes subissent sur la plateforme sapent leur droit de s’exprimer équitablement, librement et sans crainte. Ces abus sont intersectionnels et les femmes issues de minorités ethniques et religieuses, de castes marginalisées, les lesbiennes, bisexuelles ou transgenres – ainsi que les personnes non-binaires – et les femmes souffrant de handicaps sont impactées de manière disproportionnée", indique Amnesty International dans un communiqué.

"Twitter doit agir"

"On avait sorti une grosse enquête il y a deux ans qui montrait que lorsque des femmes étaient victimes de violences sexistes ou à caractère ethnique, lorsqu'elles faisaient des signalements, Twitter restait totalement inactif. On a enquêté à nouveau et on se rend compte que très peu de progrès ont été faits. Twitter doit agir par rapport à ce genre de violence, doit prendre des mesures, c'est intolérable", lance Nadia Boehlen, porte-parole d'Amnesty Suisse, dans La Matinale.

L'ONG a fait des recommandations concrètes pour que Twitter réagisse mieux à ce type de violences en ligne.

"Il faut un gros travail sur la manière dont on récolte les signalements. Est-ce qu'on les récolte de manière systématique et on exclut les auteurs de violences de l'utilisation du réseau social, ou est-ce qu'on ne fait rien? Il faut que cette récolte de données soit transparente pour qu'on puisse ensuite bien l'évaluer", explique Nadia Boehlen.

pr/gma

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