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L'ONU dénonce de possibles nouveaux crimes contre l'humanité en Syrie

Les actes ciblés comme les assassinats, les tortures, les violences sexuelles ou les pillages à caractère ethnique ont augmenté en Syrie de janvier à fin juin. [Muhammed Said - Anadolu Agency via AFP]
L'ONU dénonce de possibles nouveaux crimes contre l'humanité en Syrie / Le Journal horaire / 24 sec. / le 15 septembre 2020
Un nouveau rapport de l'ONU sur la Syrie dévoile de possibles crimes contre l'humanité perpétrés par le gouvernement syrien durant les six premiers mois de l'année.

Les actes ciblés comme les assassinats, les tortures, les violences sexuelles ou les pillages à caractère ethnique ont augmenté en Syrie de janvier à fin juin. Notamment dans les zones kurdes. De nouveaux possibles crimes contre l'humanité auraient été perpétrés par le gouvernement syrien, comme le révèle la Commission d'enquête internationale indépendante de l'ONU sur ce pays.

Elle avait déjà dénoncé en juillet des dizaines de possibles crimes de guerre et crimes contre l'humanité sur cette région, dont plusieurs attribués à la Russie. Le rapport publié mardi dénonce d'autres actes plus largement dans le pays sur cette période. La situation actuelle "ne peut durer", affirme le président de la Commission Paulo Sergio Pinheiro.

Le recours à ces "pratiques horribles" a aussi alimenté les affrontements dans certaines zones du pays, selon la Commission. Cette dernière attribue aussi aux soutiens du président Bachar al-Assad et à leurs alliés de possibles crimes de guerre comme des attaques indiscriminées et des expropriations.

Appel aux autorités turques

La Commission demande aux autorités turques de faire davantage régner l'ordre auprès de ses alliés. Les Kurdes eux-mêmes ne sont pas épargnés par les trois enquêteurs indépendants. Les Forces démocratiques syriennes (FDS), leur composante armée, sont rendues responsables de possibles privations de liberté dans des conditions inhumaines. Ils retiennent depuis de nombreux mois des milliers d'individus soupçonnés d'être associés à l'Etat islamique (EI) au camp d'al-Hol.

"Toutes les parties en Syrie détiennent des civils sans preuve" ou sans les standards adaptés, a aussi fait remarquer l'un des membres de la Commission qui appelle à leur libération. Il demande également à la communauté internationale davantage de "volonté politique" pour tenter d'améliorer la situation dans les camps du nord-est du pays.

Plus largement, le Covid rend plus important encore de relâcher les détenus arbitraires dans le pays, selon la Commission.

La pandémie a aussi aggravé la crise économique dans certaines parties du pays. Une autre membre de la Commissiona a de nouveau appelé à lever les obstacles à l'assistance humanitaire.

ats/fgn

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