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Un rapporteur suisse de l'ONU s'inquiète de la torture en Biélorussie

Le Zurichois Nils Mezler est rapporteur spécial de l'ONU sur la torture. [Salvatore Di Nolfi - Keystone]
Le Zurichois Nils Mezler est rapporteur spécial de l'ONU sur la torture. [Salvatore Di Nolfi - Keystone]
Le rapporteur spécial de l'ONU contre la torture, le Zurichois Nils Melzer, a appelé mardi depuis Genève à mettre un terme à la "torture de détenus" en Biélorussie.

Le rapporteur suisse de l'ONU a récemment été alerté par plusieurs ONG, dont l'Organisation mondiale contre la torture (OMCT) établie à Genève et le Centre Viasna pour les droits de l'homme. Ce dernier a mentionné 450 cas présumés de torture contre les manifestants opposés à la réélection d'Alexandre Loukachenko.

Dans la foulée de ces ONG, Nils Melzer a interpellé mardi les autorités du Bélarus, et a appelé à des investigations indépendantes et à poursuivre les responsables. Avec une quinzaine de ses collègues experts indépendants de l'ONU, le Zurichois se dit "extrêmement alarmé".

Honorer les règles de détention

Ces experts indépendants demandent notamment aux autorités de Minsk d'honorer des règles comme l'enregistrement immédiat et la surveillance judiciaire de toutes les détentions. Tous les manifestants pacifiques doivent être libérés "rapidement", estiment-ils.

Près de 7000 personnes ont été détenues ces dernières semaines, dont certaines ont été arrêtées le week-end dernier.

>> Lire aussi: Dizaines de milliers de manifestants contre Loukachenko en Biélorussie

Les proches doivent également être contactés lors d'un emprisonnement pour éviter toute "disparition". Depuis le début des manifestations, les proches d'au moins six personnes n'ont reçu aucune indication.

Les observateurs de l'ONU ont également reçu des indications de violences, notamment sexuelles, contre des femmes et des enfants. Ils disent disent toutefois vouloir dialoguer avec les autorités

ats/jop

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