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Manifestation contre le gouvernement après la marée noire à l'île Maurice

Manifestation monstre contre le gouvernement après la marée noire à l'Île Maurice [Beekash Roopun - L'express Maurice via AP]
Manifestation de grande ampleur contre le gouvernement après la marée noire à l'Île Maurice / Le Journal horaire / 23 sec. / le 29 août 2020
Une manifestation d'une ampleur exceptionnelle a rassemblé samedi des dizaines de milliers de Mauriciens. Ceux-ci sont descendus dans les rues de Port-Louis pour dénoncer la gestion par le gouvernement de la marée noire qui a ravagé la côte Sud-Est de l'île début août.

Une marée humaine, comme sans doute jamais le pays n'en avait connue pour une manifestation, a pris d'assaut en fin de matinée la place de la cathédrale, en plein coeur de la capitale.

Les manifestants, la plupart de noir vêtus pour évoquer les ravages de la fuite de fioul, ont ensuite défilé pour exprimer leur mécontentement face à ses graves conséquences écologiques et économiques.

1000 tonnes de fioul

Le vraquier japonais MV Wakashio s'est échoué le 25 juillet sur un récif à Pointe d'Esny, au sud-est de l'île. L'épave s'est brisée en deux, trois semaines plus tard, après une course contre la montre pour pomper le carburant qu'elle contenait.

>> Lire: Le navire japonais échoué à l'île Maurice s'est finalement brisé en deux

Entre-temps, le navire a laissé échapper au moins 1000 tonnes de fioul qui ont souillé les côtes - notamment des espaces protégés abritant des forêts de mangrove et des espèces menacées - et les eaux cristallines qui attiraient de nombreux touristes avant la pandémie de coronavirus.

Appel à la démission

De nombreux Mauriciens estiment que le gouvernement du Premier ministre Pravind Jugnauth a mis trop de temps à prendre la mesure de la catastrophe et tardé à organiser le pompage des 3800 tonnes de fioul et 200 tonnes de diesel que le bateau contenait.

Arborant pour beaucoup des drapeaux mauriciens, les manifestants ont appelé le Premier ministre à la démission, avec le slogan en créole "Lév paké aller" (quitte le pouvoir).

ats/asch

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