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Des journalistes étrangers perdent leur accréditation en Biélorussie

Les autorités biélorusses ont retiré samedi l'accréditation de plusieurs journalistes de médias étrangers. [Sergei Grits - Keystone/AP]
Des journalistes étrangers perdent leur accréditation en Biélorussie / Le Journal horaire / 20 sec. / le 29 août 2020
Les autorités biélorusses ont retiré samedi l'accréditation de plusieurs journalistes de médias étrangers, dont l'Agence France-Presse (AFP), à la veille d'une nouvelle grande manifestation prévue par l'opposition, qui conteste les résultats de la présidentielle du 9 août.

Selon le porte-parole de la diplomatie biélorusse, cette décision a été prise sur la base d'une recommandation de la Commission interministérielle de lutte contre l'extrémisme et le terrorisme.

Il n'a pas précisé combien de journalistes sont concernés par cette mesure, mais des médias étrangers dont la BBC et Radio Liberty ont fait état du retrait de l'accréditation de plusieurs de leurs journalistes.

"Le ministère des Affaires étrangères m'a appelée et m'a signifié l'annulation de mon accréditation et de celle d'une de mes collègues en tant que correspondants de la BBC. Ils ont exigé que je rende ma carte", a indiqué la journaliste Tatiana Melnitchouk.

Nouvelle manifestation

Le président biélorusse Alexandre Loukachenko, au pouvoir depuis 1994, fait face à un mouvement de contestation inédit depuis l'élection contestée du 9 août, qui l'a donné gagnant avec 80% des suffrages et que l'opposition dénonce comme frauduleuse.

L'opposition, dont la cheffe de file Svetlana Tikhanovskaïa est réfugiée en Lituanie, a organisé deux manifestations monstres les 16 et 23 août et prévoit une nouvelle action d'ampleur ce dimanche.

Les résultats de la présidentielle ont été rejetés par l'Union européenne, qui prépare des sanctions contre des hauts responsables du pouvoir biélorusse et a exhorté Alexandre Loukachenko à dialoguer avec l'opposition.

Pressions sur les journalistes

Les premières manifestations en Biélorussie après l'élection du 9 août avaient été réprimées par la force, faisant trois morts, des dizaines de blessés et plus de 7000 personnes avaient été arrêtées.

Les journalistes travaillant sur place ont fait l'objet de pressions et de brèves interpellations.

ats/gma

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