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Donald Trump ne veut pas que les agents fédéraux quittent Portland

Des agents de la police fédérale arrêtent une manifestante à Portland, le 30 juillet 2020. [Nathan Howard - Getty Images via AFP]
Donald Trump ne veut pas que les agents fédéraux quittent Portland / Le Journal horaire / 16 sec. / le 1 août 2020
Les agents fédéraux envoyés à Portland par Washington resteront dans cette ville du nord-ouest des Etats-Unis jusqu'à que la police locale la débarrasse "des anarchistes et des agitateurs". C'est ce qu'a déclaré vendredi le locataire de la Maison Blanche Donald Trump.

"La Sécurité intérieure (les forces fédérales) ne quittera pas Portland tant que la police locale n'aura pas achevé le nettoyage (de la ville) des anarchistes et des agitateurs!", a tweeté Donald Trump.

Les agents fédéraux avaient été envoyés à Portland à la suite de nombreuses manifestations notamment antiracistes organisées dans cette ville, une présence qui a provoqué une vive hostilité.

Accord sur un retrait

Les autorités de l'Oregon et le gouvernement de Donald Trump s'étaient entendus mercredi sur un retrait progressif de ces policiers fédéraux, mais pas sur la date.

Un manifestant et son signe "Paix" fait face à la police fédérale à Portland, le 29 juillet 2020. [Marcio Jose Sanchez - Keystone/AP photo]Un manifestant et son signe "Paix" fait face à la police fédérale à Portland, le 29 juillet 2020. [Marcio Jose Sanchez - Keystone/AP photo]L'accord prévoyait que la police locale assurerait le maintien de l'ordre à l'extérieur du tribunal fédéral de la ville, à charge pour quelques agents fédéraux dont c'est la mission habituelle de sécuriser les bâtiments eux-mêmes.

La police de Portland avait commencé jeudi à faire évacuer des secteurs du centre-ville bordant le tribunal, pour préparer le retrait des fédéraux.

Les poches de contestation s'étaient entendus mercredi sur un retrait progressif de ces policiers fédéraux, mais pas sur la date.

L'accord prévoyait que la police locale assurerait le maintien de l'ordre à l'extérieur du tribunal fédéral de la ville, à charge pour quelques agents fédéraux dont c'est la mission habituelle de sécuriser les bâtiments eux-mêmes.

La police de Portland avait commencé jeudi à faire évacuer des secteurs du centre-ville bordant le tribunal, pour préparer le retrait des fédéraux.

Poches de contestation

Le maire démocrate de Portland, Ted Wheeler, avait affirmé que cette évacuation s'inscrivait dans le cadre de l'accord entre les autorités locales et le gouvernement.

La mort de George Floyd, quadragénaire noir asphyxié le 25 mai à Minneapolis par un policier blanc, a déclenché dans tous les Etats-Unis d'énormes manifestations antiracistes.

La mobilisation s'est considérablement affaiblie, mais des poches de contestation ont persisté, notamment à Portland, nettement marquée à gauche.

>> Lire: A Portland, le mouvement contre le racisme et les violences ne faiblit pas

Le déploiement par le gouvernement d'agents fédéraux, parfois issus des douanes ou de la police aux frontières et arborant toute une panoplie militaire, a eu pour effet de durcir le mouvement dans cette ville à la longue histoire contestataire.

ats/sjaq

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