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Le Royaume-Uni reporte la suite de son déconfinement – Le suivi du Covid-19 dans le monde

Deux personnes prennent le soleil dans un carré de quatre mètres carrés tracé dans le sable. Plage de Barry Islande, Pays de Galles, le 31 juillet 2020. [Ben Birchall - Keystone/PA via AP]
Deux personnes prennent le soleil dans un carré de quatre mètres carrés tracé dans le sable. Plage de Barry Islande, Pays de Galles, le 31 juillet 2020. [Ben Birchall - Keystone/PA via AP]
Boris Johnson a annoncé vendredi le report pour au moins deux semaines de la prochaine phase du déconfinement de la population en Angleterre. L'OMS s'alarme vendredi soir d'un record de nouvaux cas en une journée dans le monde.

La pandémie de SARS-CoV-2 a fait plus de 673'900 morts dans le monde depuis que le bureau de l'OMS en Chine a fait état de l'apparition de la maladie fin décembre, selon un bilan établi par l'AFP à partir de sources officielles vendredi à la mi-journée.

Plus de 17'352'900 cas d'infection ont été officiellement diagnostiqués dans 196 pays et territoires depuis le début de l'épidémie.

Les Etats-Unis sont toujours le pays le plus touché tant en nombre de morts que de cas, avec 152'070 décès pour 4'495'224 cas recensés, selon le comptage de l'université Johns Hopkins.

Viennent ensuite le Brésil avec 91'263 morts pour 2'610'102 cas, le Mexique avec 46'000 morts (416'179 cas), le Royaume-Uni avec 45'999 morts (302'301 cas), et l'Inde avec 35'747 morts (1'638'870 cas).

>> La carte du SARS-CoV-2 dans le monde:

Pas moins de 292'000 nouveaux cas de contamination au coronavirus ont été enregistrées ces dernières 24 heures dans le monde, souligne vendredi soir l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Il s'agit d'un record.

Le continent américain a concentré le plus grand nombre de nouveaux cas, avec le Brésil (69'000) et les Etats-Unis (65'000) en tête. Ailleurs dans le monde, l'Inde a recensé 55'000 nouvelles infections. En Europe (25'000), c'est en Espagne que la situation a été la plus préoccupante (2800).

ROYAUME-UNI – Déconfinement repoussé à la dernière minute

Confronté à une hausse des cas de SARS-CoV-2, le gouvernement britannique a repoussé d'au moins deux semaines, vendredi, la prochaine étape du déconfinement prévue dès samedi et a imposé de nouvelles restrictions à certaines régions du Nord de l'Angleterre particulièrement touchées.

Les casinos, bowlings, patinoires et salons de beauté devaient rouvrir samedi ainsi que les salles de spectacles. Les réceptions de mariage jusqu'à trente personnes devaient aussi être de nouveau permises.

Appliquée pour l'instant aux commerces, l'obligation de porter un masque sera également étendue à partir du 8 août à d'autres lieux comme les musées, les cinémas et les lieux de culte.

Avec près de 46'000 décès de personnes testées positives au virus, le Royaume-Uni affiche le plus lourd bilan de la pandémie en Europe. Le nombre d'admissions à l'hôpital et de morts continue de baisser mais les contaminations repartent à la hausse pour la première fois depuis mai.

Critiqué pour avoir tardé à réagir au début de la pandémie, le gouvernement de Boris Johnson martèle désormais vouloir réagir vite et a multiplié les annonces ces derniers jours.

ESPAGNE – Plus forte hausse des cas depuis le déconfinement

L'Espagne a annoncé vendredi sa plus forte hausse de cas de contamination au nouveau coronavirus en 24 heures depuis la levée des mesures de confinement dans le pays en juin.

Le ministère espagnol de la Santé a fait état de 1525 cas supplémentaires d'infection. Le bilan quotidien dépasse le millier depuis trois jours.

Le bilan total des contaminations en Espagne, qui intègre le résultat de tests sérologiques effectués sur des personnes guéries, s'établit à 288'522, contre 285'430 jeudi.

ALLEMAGNE – Trois régions espagnoles classées à risque

Berlin a classé vendredi trois régions d'Espagne, particulièrement touchées par le Covid-19, comme zones à risque, ce qui implique une quarantaine pour les voyageurs qui en reviennent, à moins de présenter un test négatif.

"Il existe actuellement des mises en garde contre les voyages touristiques non-essentiels dans les communautés autonomes d'Aragon, de Catalogne et de Navarre en raison de nouvelles infections élevées et de mesures restrictives locales", explique le ministère allemand des Affaires étrangères sur son site internet.

FRANCE – Le tourisme ne reprend pas vraiment à Paris

L'été 2020 ne ressemble pas aux autres à la tour Eiffel, où les touristes français ont remplacé les visiteurs étrangers, en particulier américains, qui réservaient jusqu'à trois mois à l'avance pour un dîner romantique avec vue panoramique sur Paris.

Il n'y avait pas foule le 16 juin devant l'accès au Jules Verne, le restaurant perché au deuxième étage de la Tour Eiffel. [François Mori - Keystone/AP photo]Il n'y avait pas foule le 16 juin devant l'accès au Jules Verne, le restaurant perché au deuxième étage de la Tour Eiffel. [François Mori - Keystone/AP photo]Perché au deuxième étage de la Tour Eiffel, le restaurant Jules Verne a rouvert le 30 juin, quelques jours après la reprise des visites de la "Dame de Fer" mises en sommeil pendant près de trois mois.

Les clients qui avaient réservé pendant le confinement ont été rappelés, un à un, parfois à trois reprises, afin d'être assurés qu'ils retrouveraient une table dès l'ouverture, ce qui a permis un démarrage rapide.

En juillet, le taux de remplissage du restaurant, qui a décroché sa première étoile au Michelin il y a quelques mois, s'est ainsi établi à 90%, avec toutefois un nombre de couverts réduit de 30% pour assurer un mètre de distance entre les convives de tables différentes, installés face à une vertigineuse vue panoramique sur Paris, à 125 mètres de haut.

"Aujourd'hui la clientèle est française à 80%, avant les Américains à eux seuls en représentaient 45%", explique Jean-François Prevotat, directeur général adjoint d'Umanis, la filiale du groupe Sodexo qui gère la restauration du monument.

>> Ecouter le sujet de La Matinale:

Une visite de Paris en 2CV passe devant la Tour Eiffel, le 26 juin 2020. [Benoît Tessier - Reuters]Benoît Tessier - Reuters
A Paris, la moitié des hôtels sont toujours fermés tant les clients sont rares / La Matinale / 1 min. / le 31 juillet 2020

ÉTATS-UNIS – Centaines d'enfants infectés en colonie

Les Etats-Unis ont enregistré jeudi 1379 nouveaux décès dus au coronavirus en une journée, selon le comptage de l'université Johns-Hopkins. C'est le troisième jour consécutif où le pays compte plus de 1200 morts en 24 heures.

Avec 72'238 cas supplémentaires recensés en 24 heures, le nombre total d'infections diagnostiquées sur le sol américain depuis le début de la pandémie est de presque 4,5 millions.

Des centaines d'enfants ont contracté le coronavirus en colonie de vacances le mois dernier dans l'Etat américain de Géorgie.

Le virus a infecté au moins 260 des 597 participants à ce camp de vacances, ont annoncé vendredi les Centres de prévention et de lutte contre les maladies (CDC), pour qui le chiffre réel est probablement encore plus élevé puisque les résultats n'étaient disponibles que pour 58% du groupe.

Le camp a ignoré les recommandations des CDC, selon lesquelles tous les participants devraient porter des masques en tissu et n'a demandé qu'à son personnel d'en mettre. Il avait toutefois obéi à un décret de l'Etat obligeant tous les participants à présenter un test négatif au Covid-19, effectué au maximum 12 jours avant leur arrivée.

MEXIQUE – Troisième pays en nombre de décès

Le Mexique est devenu le troisième pays au monde en nombre de décès liés au coronavirus en atteignant la barre des 46'000 morts, selon un bilan établi par l'AFP vendredi sur la base de données officielles. Il devance désormais le Royaume-Uni.

Rapportée à la population totale, la mortalité due au Covid-19 reste toutefois plus élevée au Royaume-Uni qu'au Mexique, avec 677,59 décès pour un million d'habitants au Royaume-Uni contre 351,82 pour un million au Mexique.

BRÉSIL – Presque 60'000 nouveaux cas

Au Brésil, près de 60'000 nouvelles contaminations en une journée ont été annoncées jeudi. Michelle Bolsonaro, l'épouse du président brésilien Jair Bolsonaro, a été testée positive au Covid-19, a déclaré jeudi la présidence, quelques jours après que son mari a dit en être rétabli.

HONG KONG – Elections législatives reportées

La mouvance prodémocratie à Hong Kong a encaissé vendredi une nouvelle gifle avec le report d'un an des législatives pour cause de coronavirus, au terme d'un mois marqué par la disqualification de leurs candidats, des arrestations d'étudiants et le départ en exil de figures de l'opposition.

Un an après des manifestations sans précédent dans l'ex-colonie britannique depuis sa rétrocession en 1997, le pouvoir central chinois a engagé une reprise en main musclée de son territoire semi-autonome au travers d'une loi draconienne sur la sécurité nationale imposée fin juin.

Vendredi soir, la cheffe de l'exécutif local Carrie Lam, qui est nommée par Pékin, a annoncé le report des élections qui devaient permettre en septembre de renouveller le Conseil législatif – LegCo, le Parlement.

NÉPAL – Réouverture de l'Everest

Le Népal a rouvert l'accès à ses massifs montagneux, et notamment à l'Everest, pour les expéditions automnales dans l'espoir de relancer son secteur touristique durement éprouvé par la crise du coronavirus, ont annoncé vendredi les autorités, en dépit des incertitudes liées au Covid-19. Mais les vols internationaux à destination du Népal ne reprendront que le 17 août.

ÉCONOMIE MONDIALE – La récession frappe

L'économie mondiale est désormais frappée de plein fouet par le coronavirus, avec des chiffres trimestriels et semestriels catastrophiques.

France:

La France a connu au printemps le plus fort recul de son activité depuis au moins 1949, avec un plongeon du produit intérieur brut (PIB) de 13,8% au deuxième trimestre, a rapporté vendredi l'Insee.

Depuis qu'il mesure l'activité économique française de façon trimestrielle, jamais l'Institut national des statistiques n'avait enregistré pareil effondrement.

Il a aussi révisé sa mesure de l'activité au premier trimestre, qui a chuté de 5,9%, au lieu de 5,3% rapporté précédemment.

Portugal:

Le Portugal est entré en récession au deuxième trimestre avec une chute de son produit intérieur brut (PIB) de 14,1% par rapport au premier trimestre, en raison de la crise du coronavirus, selon une estimation provisoire publiée vendredi par l'Institut national des statistiques.

Italie:

L'Italie a enregistré une chute de 12,4% de son produit intérieur brut (PIB) au deuxième trimestre par rapport au précédent en raison de la pandémie de coronavirus, entrant ainsi en récession, a affirmé vendredi l'Istat. Sur les six premiers mois de l'année, la baisse atteint 14,3%.

Avec cette chute "sans précédent" qui fait suite à un recul de 5,4% au premier trimestre, le PIB italien "enregistre sa valeur la plus basse depuis le premier trimestre 1995", a souligné l'Institut national des statistiques dans un communiqué.

Espagne:

L'Espagne est entrée en récession au deuxième trimestre, après un effondrement de son Produit intérieur brut (PIB) de 18,5% par rapport au précédent en raison de la pandémie de coronavirus, selon les données publiées vendredi par l'Institut national de la statistique (INE).

La quatrième économie de la zone euro vient donc d'enchaîner deux trimestres consécutifs de recul du PIB, qui avait chuté de 5,2% au premier trimestre.

Etats-Unis:

Aux Etats-Unis, le confinement au printemps a entraîné une chute historique du produit intérieur brut au deuxième trimestre, de 32,9% en rythme annualisé. Par rapport au deuxième trimestre 2019, la baisse est de 9,5%.

>> Lire: Le PIB américain chute et plonge la première économie mondiale en récession

Allemagne:

L'Allemagne, le moteur économique de l'Europe, a elle aussi annoncé jeudi un "plongeon historique" de 10,1%, de son PIB au deuxième trimestre.

>> Lire: Le PIB allemand dévisse au 2ème trimestre, mais la reprise se profile

RTSinfo et les agences

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Les effets de la pandémie "seront ressentis pour les décennies à venir", dit l'OMS

Six mois après avoir décrété l'urgence mondiale, le Comité d'urgence de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) s'est réuni vendredi pour la quatrième fois afin de réévaluer la pandémie de Covid-19, qui continue à progresser de façon inquiétante dans le monde.

"Cette pandémie est une crise sanitaire comme on en voit qu'une par siècle, et ses effets seront ressentis pour les décennies à venir", a déclaré le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus à l'ouverture de la réunion.

Lorsque l'OMS a décrété l'alerte mondiale le 30 janvier, il y avait moins de cent cas hors de Chine, et pas de morts en dehors de ce pays où est apparue la pandémie, a-il rappelé, en défendant le bilan de l'institution.

"Notre organisation a réagi immédiatement, nous avons mobilisé toutes nos forces pour agir et informer", a martelé la responsable technique de la cellule de gestion de la pandémie Maria Van Kerkhove, lors d'une conférence de presse jeudi soir.

Le Dr Michael Ryan, responsable des situations d'urgence à l'OMS, a toutefois admis avoir été "surpris" par la "lenteur" de réaction de certains pays aux systèmes de santé jugés solides. "Nous avons peut-être préjugé de l'efficacité de ces systèmes", a-t-il dit.