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Donald Trump défend désormais le port du masque "patriotique" - Le suivi du Covid-19 dans le monde

Donald Trump a opéré un revirement dans sa communication sur le port du masque face au Covid-19. [Alex Edelman - AFP]
Donald Trump a opéré un revirement dans sa communication sur le port du masque face au Covid-19. [Alex Edelman - AFP]
Aux États-Unis, Donald Trump a soutenu lundi sur twitter le port du masque comme un geste "patriotique". Masque qui est devenu obligatoire en France dans les lieux publics clos depuis lundi. En parallèle, l'OMS s'inquiète d'une accélération de la pandémie sur le continent africain.

La pandémie de Covid-19 a fait au moins 606'605 morts dans le monde depuis fin décembre, selon un bilan établi par l'AFP lundi à 13h. Plus de 14'528'490 cas d'infection ont été officiellement diagnostiqués, parmi lesquels 7'935'600 sont considérés comme guéris.

Les Etats-Unis sont toujours le pays le plus touché tant en nombre de morts que de cas, avec 140'534 décès pour 3'773'260 personnes contaminées recensés. Viennent ensuite le Brésil avec 79'488 morts pour 2'098'389 cas, le Royaume-Uni avec 45'300 morts (294'792 cas), le Mexique avec 39'184 morts (344'224 cas), et l'Italie avec 35'045 morts (244'434 cas).

L'Organisation mondiale de la santé s'est déclarée lundi "préoccupée" par l'accélération de l'épidémie de Covid-19 en Afrique. Après avoir été relativement épargné par le virus (l'Afrique est le deuxième continent le moins touché après l'Océanie, avec environ 15'000 décès), le nombre de cas grandit rapirement dans plusieurs pays. L'Afrique du Sud a passé dimanche la barre des 5000 morts et enregistre plus de 13'000 nouveaux cas chaque jour.

>> La carte du SRAS-CoV-2 dans le monde:

ETATS-UNIS - Donald Trump fait volte-face sur le port du masque

Donald Trump a soutenu lundi le port du masque face au coronavirus comme un geste "patriotique". Il avait longtemps affiché une position ambiguë sur cette question sensible.

"Nous sommes unis dans notre effort pour vaincre l'invisible virus chinois, et beaucoup de gens disent qu'il est patriotique de porter un masque quand il est impossible d'exercer la distanciation sociale. Et personne n'est aussi patriote que moi"

Le milliardaire républicain est apparu en public avec un masque pour la première fois seulement le 11 juillet, plusieurs mois après le début de la pandémie. Son refus jusque-là de s'afficher en public avec cette protection a contribué à politiser la question dans le pays, chaque Etat, voire chaque comté ou commune, adoptant ses propres normes.

Dimanche encore, Donald Trump a affirmé qu'il n'envisageait pas de demander le port du masque au niveau national pour endiguer la pandémie, alors que le nombre de nouveaux cas quotidiens de contamination a explosé. "Je veux que les gens aient une certaine liberté (...) et je ne suis pas d'accord avec l'affirmation selon laquelle si tout le monde met un masque tout va disparaître", a-t-il expliqué sur la chaîne Fox News.

Reprise des points presse quotidiens

Comme pour confirmer son changement de ligne sur la gestion de l'épidémie, Donald Trump a également annoncé lundi qu'il allait reprendre dès mardi ses conférences de presse régulières pour faire le point sur l'épidémie. Il les tenait quasi-quotidiennement au mois d'avril lorsque le nombre de morts était au plus haut aux Etats-Unis, signe que la situation ne fait qu'empirer dans le pays.

"Je les faisais et nous avions beaucoup de personnes qui regardaient, des audiences record dans l'histoire de la télévision câblée, c'était incomparable", a-t-il déclaré lundi depuis le Bureau ovale de la Maison Blanche, en ajoutant qu'il s'agissait d'un "très bon moyen d'informer les gens".

>> Regarder aussi le sujet du 12h45 sur les répercussions sur l'économie en Californie:

Alors que la Californie commence à déconfiner ses villes, certaines d’entre elles constatent les dégâts causés par la crise [RTS]
Alors que la Californie commence à déconfiner ses villes, certaines d’entre elles constatent les dégâts causés par la crise / 12h45 / 2 min. / le 19 juillet 2020

Les Etats-Unis ont enregistré dimanche 63'872 nouveaux cas au cours des dernières 24 heures, a annoncé l'université Johns-Hopkins. Ils portent à 3'762'081 le nombre total des cas de Covid-19 dans le pays le plus touché au monde par la maladie. Le total des morts atteint désormais 140'474.

FRANCE - Masque obligatoire dans les commerces

Quatre mois après avoir été jugé "inutile" par les autorités françaises pour contenir l'épidémie de Covid-19, le port du masque est désormais obligatoire dans les lieux publics clos et pourra même valoir une amende de 135 euros en cas d'infraction.

En plein coeur de l'été, cette mesure répond aux signes d'un léger regain du virus. Le président Emmanuel Macron avait annoncé le 14 juillet que l'obligation de porter un masque entrerait en vigueur le 1er août, mais la date a été rapidement avancée face aux critiques des médecins qui alertent sur ces "signaux faibles" de reprise de l'épidémie et le relâchement des mesures barrières.

Le port du masque était déjà obligatoire dans les transports en commun depuis le 11 mai. Il est désormais imposé à tout le monde dans les "magasins de vente, centres commerciaux, administrations, banques et marchés couverts", a détaillé dimanche la Direction générale de la Santé.

Ces établissements s'ajoutent à la liste des lieux où le port du masque était déjà prévu pour lutter contre le Covid-19. Les salles de réunion et de spectacle, cinémas, restaurants, hôtels, salles de jeux, établissements d'enseignement, centre de vacances, bibliothèques, lieux de culte, établissements sportifs couverts, musées, gares et aéroports étaient en effet déjà concernés.

Nouveauté: "le non-respect de cette mesure pourrait être susceptible, comme c'est le cas dans les autres lieux où le port du masque est obligatoire, notamment les transports, d'une amende forfaitaire de 135 euros.

ALLEMAGNE - Violences lors d'une "fête corona" à Francfort

Trente-neuf personnes ont été arrêtées pour avoir attaqué des policiers qui tentaient de contenir une rixe lors d'une fête en plein air rassemblant des milliers de jeunes dans le centre de Francfort, a annoncé la police de la ville allemande dimanche.

Cinq policiers ont été blessés dans ces violences qui ont éclaté vers 3h du matin. Une "pluie de bouteilles" s'est abattue sur les policiers qui tentaient d'intervenir dans une bagarre impliquant une trentaine de personnes rassemblées sur la place de l'Opéra.

Cette place est devenue un lieu de rassemblement populaire pour ce que les médias appellent des "fêtes corona", les bars et boîtes de nuit étant toujours fermés pour contenir la propagation du coronavirus.

ESPAGNE - Nouvelles mesures pour éviter un rebond

Durement touchée par la pandémie avec plus de 28'400 décès, l'Espagne compte désormais plus de 200 foyers actifs, dont une quinzaine détectés ce week-end, a annoncé lundi le ministre de la Santé Salvador Illa lors d'une conférence de presse. Le pays ne comptait que 300 à 400 cas par jour pendant le mois de juin. En juillet, le nombre de nouvelles contaminations est reparti à la hausse et frise désormais la barre des 1000 cas par jour.

La région de Murcie, au sud-est du pays, a décidé de fermer les discothèques ou bars de nuit sans terrasses et de limiter à 15 personnes au maximum les rassemblements. Cette région côtière a aussi annoncé la fermeture des foyers de jour pour personnes âgées et des restrictions de visites dans certaines maisons de retraite, une mesure déjà annoncée le week-end dernier par le Pays basque.

>> Regarder aussi la série estivale du 19h30 "vacances déconfinées" à Benidorm en Espagne:

Départ pour Benidorm en Espagne pour le premier volet de notre série "Vacances déconfinées". [RTS]
Départ pour Benidorm en Espagne pour le premier volet de notre série "Vacances déconfinées". / 19h30 / 2 min. / le 20 juillet 2020

RUSSIE - Près de 6000 nouveaux cas

Les autorités sanitaires russes ont fait état lundi de 5940 nouveaux cas de contamination au Covid-19 et déploré 85 décès supplémentaires au cours des dernières 24 heures.

Avec 12'427 morts et 777'486 infections, la Russie est le quatrième pays au monde le plus durement frappé par le virus pour ce qui concerne le nombre officiel de contaminations.

MEXIQUE - Hommage aux victimes

Le président du Mexique, Andres Manuel Lopez Obrador, a rendu un hommage aux victimes mexicaines de la pandémie. "Nous voulons nous souvenir de ceux qui ont péri, envoyer une étreinte affectueuse et fraternelle à leurs proches, à leurs amis", a déclaré le président dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux.

Le chef de l'Etat a annoncé qu'aurait lieu ultérieurement "un hommage avec tout le protocole, avec tout le cérémonial, un hommage solennel à ceux qui ont perdu la vie dans cette terrible pandémie".

Le Covid-19 a fait près de 40'000 morts au Mexique, selon les chiffres publiés par les autorités sanitaires. Le Mexique est le deuxième pays latino-américain en termes de décès derrière le Brésil, qui comptait dimanche 79'488 morts.

BRESIL - Soutien à Jair Bolsonaro

Le Brésil a dépassé lundi soir le cap des 80'000 morts des suites d'une contamination par le SRAS-CoV-2, après avoir enregistré lundi 632 décès supplémentaires au cours des dernières 24 heures, a annoncé le ministère de la Santé. Le plus grand pays d'Amérique latine totalise plus de 2,1 million de cas confirmés de contamination, avec 20'257 nouveaux cas en une journée.

Des centaines personnes se sont rassemblées dimanche à Brasilia pour manifester leur soutien au président brésilien Jair Bolsonaro, en quarantaine après avoir contracté le Covid-19. Farouche détracteur du confinement et ayant minimisé ces quatre derniers mois la gravité de la pandémie qui ébranle son pays, Jair Bolsonaro a annoncé le 7 juillet avoir contracté le coronavirus.

Le chef d'Etat a indiqué mercredi avoir fait un deuxième test, qui a confirmé sa contamination, mais a assuré qu'il ne présentait aucun symptôme. Le président a par ailleurs souligné continuer son traitement à l'hydroxychloroquine, un médicament dans lequel il a une foi inébranlable mais dont l'efficacité n'a pas été formellement prouvée.

PEROU - Les restaurants rouvrent, 13'000 morts

Alors que le Pérou a franchi la barre des 13'000 décès, les restaurants ont rouvert lundi dans le cadre du déconfinement progressif du pays, avec toutefois une capacité d'accueil limitée à 40%.

Avec 189 nouveaux décès recensés au cours des dernières 24 heures, le nombre total de morts répertoriés dans le pays andin s'élève désormais à 13'187, a précisé le ministère de la Santé. Le nombre de cas de contamination atteint 353'590, dont 4090 nouvelles infections enregistrées ces dernières 24 heures.

Le pays a entamé le 1er juillet un déconfinement partiel, qui s'est notamment traduit par la levée de la quarantaine dans 18 des 25 régions.

LIBAN - Premier décès d'un médecin

Un médecin urgentiste de 32 ans est décédé lundi au Liban des suites du Covid-19, premier décès au sein du corps médical dans un pays qui connaît une recrudescence des cas de contamination avec l'allègement des mesures de confinement.

Le Liban a officiellement enregistré 2902 cas de contamination pour dont 41 décès depuis l'apparition de la maladie dans le pays en février. Après avoir imposé à la mi-mars des mesures de confinement et annoncé la fermeture de son aéroport, le Liban a progressivement allégé ce dispositif. Restaurants, bars, salles de sport et piscines ont été autorisés à rouvrir, tout comme l'aéroport début juillet.

Lundi, le ministre de la Santé Hamad Hassan a mis en garde contre un retour au confinement sans "discipline" du public. Près de 100 cas par jour sont enregistrés depuis une semaine, contre 30 au maximum depuis le début de l'épidémie.

JAPON - Les JO divisent la population

Une grande majorité des Japonais souhaitent que les Jeux olympiques de Tokyo, différés d'un an à cause de la pandémie, n'aient pas lieu l'an prochain.

Selon un récent sondage, ils plébiscitent un nouveau report ou une annulation. A peine 23,9% des personnes interrogées veulent que les Jeux se déroulent l'été prochain comme prévu. Dans le détail, 36,4% d'entre elles sont en faveur d'un nouveau report, tandis que 33,7% estiment que l'événement devrait être purement et simplement annulé.

La plupart de ceux en faveur d'un report ou d'une annulation disent ne pas croire que la pandémie de Covid-19 puisse être maîtrisée à temps pour les Jeux, dont la cérémonie d'ouverture est prévue le 23 juillet 2021.

TUNISIE - Les premiers touristes depuis trois mois

"On ne peut pas sauver toute la saison mais on va tout essayer pour en sauver une partie": le ministre tunisien du Tourisme a accueilli ce week-end les touristes d'un premier vol charter après un arrêt de trois mois dû au Covid-19.

Arrivés sur l'île de Djerba à bord d'un vol affrété par le tour opérateur luxembourgeois Luxair, les 155 touristes français, allemands et luxembourgeois étaient attendus à leur descente d'avion par une hôtesse leur souhaitant un bon séjour avec des bouquets de jasmin.

La Tunisie a pris avec succès des mesures drastiques pour circonscrire la pandémie, qui a fait 50 morts parmi 1374 personnes contaminées dans le pays. La quarantaine obligatoire de 14 jours a été levée à la mi-juin et les frontières ont rouvert le 27 juin.

ZIMBABWE - Des milliers d'arrestations

Plus de 100'000 personnes ont été arrêtées au Zimbabwe pour infraction aux mesures de confinement en place depuis la fin mars pour lutter contre la propagation du Covid-19, a annoncé la police.

"La police est perturbée par le nombre de personnes qui sont arrêtées pour non-port du masque, déplacements non essentiels et rassemblements interdits", a expliqué le porte-parole de la police.

La police a appelé la population à "minimiser les effets de la pandémie mortelle en réduisant les déplacements, en observant la distanciation sociale, en portant des masques et en évitant les bars et les rassemblements illégaux".

Le Zimbabwe a enregistré jusqu'à présent 1478 cas de contamination par le Covid-19, dont 25 mortels.

RTSinfo avec les agences

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