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L'UE sèche sur la liste des pays admis, exclusion attendue des Etats-Unis

Les pays de l’UE vont rouvrir leurs frontières extérieures à partir du 1er juillet. [Sergio G. Canizares - EPA/Keystone]
L'UE sèche sur la liste de pays tiers admis, les Etats-Unis devraient être exclus / Le Journal horaire / 1 min. / le 28 juin 2020
Les pays de l’UE vont rouvrir leurs frontières extérieures à partir du 1er juillet. La liste des pays dont les ressortissants sont admis doit encore être officialisée, mais elle devrait être très limitée, ouvrir la porte à la Chine et la fermer aux Etats-Unis notamment.

Vendredi soir, les ambassadeurs des pays de l'UE et de l'espace Schengen avaient proposé une liste d'une quinzaine d'Etats, qui exclut les Etats-Unis où l'épidémie semble hors de contrôle, et qui inclut la Chine sous condition.

La présidence croate de l'UE avait donné aux Etats membres jusqu'à samedi soir pour se prononcer lors d'un vote, mais certains ont réclamé plus de temps.

"Les consultations continuent, et vont se prolonger jusqu'à lundi", a indiqué une source diplomatique européenne. "Il est difficile de prédire une issue, mais la présidence espère pouvoir passer à un vote lundi", a précisé cette source.

Etats-Unis et Russie probablement exclus

La liste proposée contient quatorze pays (Algérie, Australie, Canada, Géorgie, Japon, Monténégro, Maroc, Nouvelle-Zélande, Rwanda, Serbie, Corée du Sud, Thaïlande, Tunisie, Uruguay) auxquels s'ajoute la Chine, sous condition de réciprocité, c'est-à-dire à condition qu'elle accueille sur son sol les voyageurs venant de l'UE, selon une source diplomatique. Sont aussi admis les voyageurs d'Andorre, Monaco, du Vatican et Saint-Marin.

La liste ne comprend donc pas les Etats-Unis, pays le plus touché par la pandémie de coronavirus avec 125'255 décès pour 2'492'246 cas enregistrés samedi soir, pas plus que le Brésil ou la Russie. Elle devrait être révisée toutes les deux semaines.

Si le contrôle des frontières reste une compétence de chaque État, l'UE s'efforce de se coordonner le plus possible sur la question des voyageurs à autoriser sur son sol, en raison de la libre circulation qui reprend dans l'espace Schengen, avec la levée des restrictions décidées pour lutter contre le coronavirus.

Impatience

Les voyages non essentiels vers l'UE sont interdits depuis la mi-mars. Cette mesure doit être levée progressivement à partir du 1er juillet, en privilégiant les visiteurs venus de pays dont la situation épidémiologique est semblable à celle de l'UE, où la pandémie a reflué, voire meilleure.

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Certains pays touristiques se montrent désireux de rouvrir sans tarder. La Grèce a pour sa part commencé dès le 15 juin à rouvrir ses aéroports à plusieurs pays hors UE, dont la Chine, la Nouvelle-Zélande et la Corée du Sud.

Taux de prévalence

Pour éviter de provoquer de nouveaux remous diplomatiques entre Washington et Bruxelles ou des accusations de favoritisme ou d’ostracisme, les Européens ont choisi un critère scientifique qui se veut objectif et inattaquable. Il s'agit du le taux de prévalence de la pandémie. La moyenne européenne est à seize personnes infectées par le Covid-19 pour 100'00 habitants (moyenne dans l'UE) sur les 14 derniers jours. Si un pays a plus de cas, ses résidents ne seront pas admis.

La proposition européenne exige également une tendance à la stabilité ou à la baisse des nouveaux cas, ainsi que les mesures mises en place par un pays pour lutter contre la pandémie, dont la pratique de tests. Plusieurs Etats membres ont toutefois jugé "problématique" la fiabilité des données.

Cette décision concerne aussi les quatre pays de l’AELE dont le Liechtenstein, la Norvège et l’Islande. La Suisse, elle, a pris une décision différente puisque le Conseil fédéral a décidé mercredi de ne rouvrir les frontières aux pays non-européens qu’à partir du 6 juillet, et pas pour les touristes.

agences/pb/kkub

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