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Genève Vision, un nouveau point de vue

Genève Vision, le hub international créé par la Radio Télévision Suisse à la fin 2019 et qui a pour ambition de lire le monde depuis Genève et la Suisse, lance une newsletter mensuelle. La première est consacrée aux conséquences de la crise du nouveau coronavirus.

A la fin des années vingt, Le Corbusier avait imaginé bâtir à Genève une ville nouvelle sur la rive droite du lac. Cette "ville-monde" qui aurait englobé le Palais des Nations, un aéroport, une gare, des hôtels, des bâtiments administratifs, le tout dans un style monumental, n’a pas dépassé le stade de la planche à dessin.

André Crettenand - 2019. [Jay Louvion - RTS]André Crettenand - 2019. [Jay Louvion - RTS]Difficile de dire aujourd’hui à quoi ressemblerait cet ensemble urbain. Sans doute une curiosité, peut-être même classée au Patrimoine de l’UNESCO. Comme le soulignait le professeur Philippe Burin il y a quelques mois, Genève n’est pas devenue la ville-monde rêvée par l’architecte mais elle a réussi à s’imposer comme une ville internationale, une ville incontournable de la gouvernance mondiale. Sans geste architectural spectaculaire, sans trop d’éclat. Un style déjà.

Le monde d’après Covid-19 ne sera pas pareil, nous dit-on. Qu’en sera-t-il précisément de la gouvernance mondiale? Y a-t-il des risques sur le rôle de la Genève internationale ? Ce qui est sûr, c’est que Genève et la Suisse doivent s’impliquer dans cette réflexion de l’après-Covid et du "monde d’après".

Aujourd’hui, au sortir de la crise d’une pandémie mondiale, nous nous projetons naturellement au loin, cherchant à deviner la suite, voulant à tout prix percevoir les contours du monde de demain. Nous avons le pressentiment que la crise va perturber bien des choses, notre rapport au temps, au travail, notre relation aux autres, notre manière de nous déplacer, de nous alimenter, de produire, de vivre tout simplement. Elle a sans doute accéléré des phénomènes qui étaient déjà à l’œuvre avant la crise. Mais nous ne sommes pas certains de ce qui va se passer. Première leçon, la crise nous contraint à plus d’humilité. "Chaque génération, sans doute, dit Albert Camus en 1957 devant l’Académie de Suède, se croit vouée à refaire le monde. La mienne sait pourtant qu’elle ne le refera pas. Mais sa tâche est peut-être plus grande. Elle consiste à empêcher que le monde ne se défasse".

Le forum en ligne que Genève Vision a organisé avec le Club diplomatique de Genève a mis en évidence le besoin d’associer de nouveaux acteurs à la gouvernance mondiale, en particulier la société civile et aussi les autorités locales, en particulier les villes. Il s’y est dit aussi que la gouvernance serait plus virtuelle, qu’il s’agirait dans l’avenir de moins compter sur les murs en dur que sur les plateformes en ligne. Vraiment, plus besoin de Le Corbusier.

André Crettenand
andre.crettenand@rts.ch

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