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Comment les différents pays tentent de rapatrier leurs ressortissants

Des voyageurs dans l'aéroport de Bangkok, en Thaïlande, tentent de trouver un vol alors que la plupart sont annulés. [Jack TAYLOR - AFP]
Coronavirus: comment s’organise le rapatriement des ressortissants? / Forum / 3 min. / le 25 mars 2020
Des centaines de milliers de voyageurs sont bloqués à travers le monde en raison de l'épidémie de coronavirus. Les pays doivent faire face à un vrai casse-tête pour rapatrier leurs ressortissants. Tour d'horizon des différentes stratégies déployées.

Frontières fermées, vols annulés. Rentrer au pays est toujours plus compliqué pour les voyageurs coincés à l'étranger, priés de s'organiser pour rentrer par leurs propres moyens.

En Suisse, la Confédération appelle les voyageurs à s'inscrire sur l'application Travel Admin pour pouvoir les localiser. En coordination avec d'autres pays, plusieurs vols commerciaux avec l'appui des compagnies aériennes ont été spécialement affrétés.

Trois avions en provenance du Maroc, du Costa Rica, et de Colombie ont atterri en Suisse lundi et mardi. Un vol de Lima au Pérou, et Dakar au Sénégal, doivent arriver demain. D'autres sont prévus depuis Kiev, Santiago du Chili, et Buenos Aires dans les prochains jours.

>> Retrouvez toutes les informations sur les vols de rapatriement sur le fil twitter du DFAE:

Les vols sont préfinancés par la Confédération, mais les passagers doivent participer aux coûts, à priori au prix d'un billet normal, affirme la Confédération.

>> Lire aussi: Plus de 500 personnes rapatriées en Suisse, des dizaines de vols prévus

Les stratégies diffèrent selon les pays

Ce n'est pas le cas pour les ressortissants d'autres pays. Les Britanniques par exemple ne paient que 250 livres (moins de 300 francs) pour être rapatriés. Les Israéliens rentrent eux gratuitement grâce au soutien financier de différents sponsors.

Les Allemands paient leur billet de retour mais ils sont rapatriés à la chaîne, soit environ 10'000 personnes par jour. Seulement, certains pays bloquent les voyageurs sur leur sol. C'est le cas du Pérou qui a fermé ses frontières sous 24 heures, adopté un confinement strict, avec l'armée dans les rues pour interdire tout déplacement, ce qui rend très difficile le rapatriement.

Certains pays n'ont juste pas les moyens de rapatrier leurs ressortissants. C'est le cas du Liban, en pleine crise économique. La Syrie a fermé la frontière avec le Liban à tous les ressortissants. Il y a aussi le cas de la Chine qui laisse le choix au retour, mais qui encourage les étudiants à l'étranger à rester sur place. Car si le coronavirus s'est propagé depuis Wuhan, Pékin semble désormais craindre le retour des siens depuis l'étranger.

Appel des ambassadeurs sur les réseaux sociaux

Pour se faire entendre auprès de leurs ressortissants, différents diplomates publient des vidéos sur les réseaux sociaux. C'est le cas par exemple de l'ambassadeur canadien au Mexique:

L'ambassadeur américain en République Démocratique du Congo (RDC), lui, s'est joint à la mobilisation générale de lutte contre l'épidémie:

Quarantaine au retour?

Une fois rentrés, les ressortissants de pays comme la France, l'Espagne, l'Italie et le Royaume-Uni sont automatiquement mis en confinement comme le reste de la population. La Russie ou Israël imposent quand à eux une quarantaine stricte de 14 jours à tous les rapatriés.

Les ressortissants suisses qui rentrent maintenant doivent se soumettre à une quarantaine de 10 jours. Et puis enfin, auto quarantaine au cas par cas, comme l'Allemagne qui impose un confinement selon la provenance et uniquement en cas de symptômes

Cédric Guigon / mh

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