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Critiqué, Antonio Guterres lance un appel à l'action sur les droits humains

Antonio Guterres a été régulièrement ciblé, récemment par des ONG et d'anciens hauts responsables onusiens, pour un manque de résolution à défendre les droits de l'Homme. [Salvatore Di Nolfi - Keystone ]
Critiqué, Antonio Guterres lance un appel à l'action sur les droits humains / La Matinale / 55 sec. / le 25 février 2020
Critiqué pour son manque de détermination à dénoncer les violations des droits humains, le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres a ouvert lundi le Conseil des droits de l'Homme à Genève avec un appel à l'action des Etats.

Régulièrement ciblé, récemment par des ONG et d'anciens hauts responsables onusiens, Antonio Guterres a appelé à la mobilisation de la communauté internationale en sept points. Le chef de l'ONU a parlé de la priorité du développement durable, de la participation citoyenne, de justice climatique ou encore d'égalité des genres.

il s’est aussi dit inquiet du nombre alarmant de féminicides, de la négation de la liberté d’expression et de rassemblement, ou des dérives des nouvelles technologies permettant d'identifier tous les individus.

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Appel à nommer les responsables

Le changement de ton a été salué, notamment par l'ONG Human Rights Watch (HRW). Son directeur exécutif Kenneth Roth a néanmoins souligné sur Twitter qu'Antonio Gutteres a manqué de nommer les gouvernements qui commettent aujourd'hui de graves exactions, de la Chine avec l'internement des Ouïghours à la Birmanie sur les Rohingyas en passant par les bombardements russo-syriens à Idleb.

L'appel "sera couronné de succès" seulement si le secrétaire général "ne recule pas" lorsqu'il faut nommer les responsables, a ajouté Kenneth Roth.

Dialoguer ou s'isoler

La Suisse salue elle le discours du secrétaire général. "Il y a deux possibilités. Soit nommer et blâmer mais s'isoler, soit le dialogue", a réagi à Keystone-ATS le conseiller fédéral Ignazio Cassis. "Il faut voir laquelle apporte le plus de résultats vingt ans plus tard. La Suisse a toujours choisi le dialogue".

De son côté, la Haute commissaire aux droits de l'Homme Michelle Bachelet présentera jeudi son rapport habituel où elle dénonce les pays responsables de violations.

ats/ani

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