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Le coronavirus fait une deuxième victime européenne en Italie

L'Italie annonce un deuxième décès dû au coronavirus. [RTS]
L'Italie annonce un deuxième décès dû au coronavirus. / 19h30 / 2 min. / le 22 février 2020
L'Italie a enregistré samedi un deuxième mort du coronavirus, la seconde victime européenne, au moment où le nombre de contaminations bondit hors de Chine. L'OMS appelle à la mobilisation contre une maladie qui a déjà touché 77'000 personnes dans le monde.

La deuxième victime européenne est une Italienne qui était hospitalisée depuis une dizaine de jours en Lombardie (nord), ont indiqué les agences d'information italiennes.

Un premier décès en Italie, celui d'un maçon retraité de 78 ans, avait été annoncé dans la nuit. L'homme était hospitalisé depuis une dizaine de jours en Vénétie, dans le nord de l'Italie, pour une maladie non liée au coronavirus, a précisé le ministre, Roberto Speranza. Après son hospitalisation, il avait été testé positif au coronavirus.

>> Les précisions de Nicole Della Pietra dans le 12h30:

La psychose gagne l'Italie après un deuxième décès lié au coronavirus. [Matteo Bazzi - EPA/Keystone]Matteo Bazzi - EPA/Keystone
La psychose gagne l'Italie après un deuxième décès lié au coronavirus / Le 12h30 / 1 min. / le 22 février 2020

Une dizaine de villes en confinement

Une trentaine de cas d'infection ont été répertoriés jusqu'à présent sur le sol italien, dont plus de 25 en Lombardie. Plus d'une dizaine de villes ont été placées en semi-confinement depuis vendredi.

Bars, écoles, églises ou encore stades: les lieux publics ont été fermés dès vendredi pour une semaine dans une dizaine de villes du nord du pays. La mesure touche aussi les bibliothèques, les mairies, les magasins ainsi que les nombreux défilés de carnavals organisés en cette période de l'année.

En dehors de la Chine continentale (sans Hong Kong et Macao), plus de 1300 contaminations ont jusqu'à présent été recensées, notamment en Corée du Sud et au Japon. Les foyers de Covid-19 ont continué d'essaimer, notamment en Iran, au Liban et en Israël.

En Chine continentale en revanche, pays de très loin le plus touché par la pneumonie virale, l'heure semble au ralentissement. Les autorités sanitaires ont annoncé samedi 109 nouveaux décès, contre 118 la veille, pour un total national de 2345.

"Situation perturbante"

"La situation en Italie est perturbante car c'est la première fois que ça arrive en Europe. On assiste à une chaîne de transmission probablement centrée autour de zones de soin. C'est exactement ce qu'on aimerait éviter, des transmissions à l'intérieur des hôpitaux, mais ça a l'air d'être le cas", explique Laurent Kaiser, chef du service des maladies infectieuses aux HUG, dans l'émission Forum.

Le médecin estime que la Suisse pourrait revoir son système de veille. "On ne peut pas être insensible à ce qu'il se passe tout près de nos frontières. On a déjà une vigilance extrême, avec un nombre de tests quotidiens très important. On va probablement devoir élargir notre façon d'appréhender la maladie. L'ennemi est un peu invisible, mais il faut rester calme."

>> L'interview de Laurent Kaiser dans Forum:

Laurent Kaiser [Lukas Lehmann - Keystone]Lukas Lehmann - Keystone
Le coronavirus inquiète au-delà des frontières chinoises, interview de Laurent Kaiser / Forum / 4 min. / le 22 février 2020

agences/puga

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Quarantaine levée pour douze Suisses

L'Office fédéral de la santé publique (OFSP) a levé la quarantaine de douze passagers suisses qui avaient séjourné sur le bateau de croisière américain MS Westerdam. Ce dernier avait été autorisé à débarquer ses passagers au Cambodge la semaine dernière malgré la crainte de contaminations potentielles.

Daniel Koch, chef de la division maladies transmissibles de l'OFSP, a précisé samedi après-midi qu'aucun cas d'infection n'avait été détecté parmi les douze personnes concernées.

Celles-ci ont été soumises à la quarantaine après leur retour en Suisse parce qu'un autre passager du navire - qui ne vit pas en Suisse - a été testé positivement après le débarquement. Les autorités fédérales avaient décidé de mettre leurs citoyens à l'isolement dans leurs cantons de domicile.