Modifié le 16 février 2020 à 18:29

Accord conclu sur un important échange de prisonniers au Yémen

Les parties en conflit au Yémen réunies à Amman en février 2019 (image d'illustration).
Accord conclu sur un important échange de prisonniers au Yémen Le Journal horaire / 25 sec. / le 16 février 2020
Les parties en conflit au Yémen ont conclu dimanche un accord pour le premier échange de prisonniers de grande envergure depuis le début du conflit en 2014. Il intervient à l'issue d'une semaine de négociations en Jordanie.

Le nombre de détenus concernés n'est pas mentionné dans le communiqué conjoint des Nations unies et du Comité international de la Croix-Rouge publié à l'issue de cette réunion de sept jours à Amman. "Il s'agit d'une étape vers la réalisation de l'engagement des parties à libérer progressivement tous les détenus liés au conflit, conformément à l'accord de Stockholm", écrivent les deux organisations.

Le conflit au Yémen oppose le gouvernement reconnu par la communauté internationale, appuyé par une coalition militaire sous commandement saoudien, aux rebelles Houthis, soutenus par l'Iran.

L'une des clauses de l'accord de 2018

Les belligérants avaient accepté d'échanger 15'000 prisonniers dans le cadre d'un accord signé en 2018 en Suède sous l'égide de l'ONU, dont toutes les clauses n'ont pas encore été appliquées.

"Il s'agit d'une mesure purement humanitaire qui doit être mise en oeuvre sans délai, selon ce qui a été convenu en Jordanie", a indiqué le ministère yéménite des Affaires étrangères sur Twitter.

"En vertu de l'accord récemment conclu en Jordanie, 1400 prisonniers, dont des Saoudiens et des Soudanais, seront libérés", a précisé sur le même réseau social le porte-parole des Houthis. Des soldats soudanais sont engagés au Yémen dans le cadre de la coalition progouvernementale.

Poursuite des discussions en mars

La commission dirigée par l'émissaire spécial de l'ONU Martin Griffiths, chargée de surveiller l'application de l'accord signé en Suède, a prévu de se réunir à nouveau fin mars pour discuter de la poursuite des échanges.

Selon diverses organisations humanitaires, la guerre au Yémen a fait des dizaines de milliers de morts, essentiellement des civils. Plus de 24 millions de Yéménites, soit plus des deux tiers de la population, ont besoin d'assistance, estime l'ONU, qui qualifie la situation de pire crise humanitaire au monde.

afp/oang               

Publié le 16 février 2020 à 18:22 - Modifié le 16 février 2020 à 18:29