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Toujours plus d'événements annulés à cause du coronavirus de Wuhan

La grand'messe des Telecoms de Barcelone a été annulée en raison des craintes liées au coronavirus de Wuhan [Nacho Doce - Reuters]
Le Salon mondial du mobile de Barcelone a été annulé en raison des craintes liées au coronavirus de Wuhan. / Le Journal horaire / 30 sec. / le 12 février 2020
Le Salon mondial du mobile de Barcelone et le Grand Prix de Chine de Formule 1 ont été annulés en raison de l'épidémie de coronavirus qui frappe la Chine. Le nombre de nouvelles contaminations commence toutefois à diminuer, s'est félicité mercredi le président chinois Xi Jinping.

L'épidémie de coronavirus de Wuhan et la crainte internationale d'une contamination ont conduit mercredi les organisateurs du Salon mondial du mobile de Barcelone, la grand-messe annuelle de la profession, à annuler la manifestation, prévue du 24 au 27 février.

"La préoccupation mondiale, les inquiétudes sur les voyages et d'autres circonstances rendent impossibles l'organisation de cet événement", a expliqué  l'Association mondiale des opérateurs télécoms (GSMA), qui organise l'événement. C'est un coup dur pour la deuxième ville d'Espagne: le salon devait attirer plus de 110'000 visiteurs et générer 492 millions d'euros de retombées locales et plus de 14'000 emplois.

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Plus tôt dans la journée, la Fédération internationale de l'automobile avait annoncé le report, à une date non précisée, du Grand Prix de Chine de Formule 1 prévu le 19 avril à Shanghai. La décision a été prise à la demande des organisateurs du Grand Prix et des autorités sportives chinoises. Du côté de Paris, le créateur chinois Jarel Zhang, qui devait participer à la Fashion Week, a lui annoncé l'annulation de son défilé en mars "afin de garantir la bonne santé et la sécurité des deux pays et de réduire le nombre de contacts".

Appel à lever les restrictions de transport

Face à l'épidémie, plusieurs pays ont décidé ces dernières semaines de fermer leurs portes aux voyageurs venant de Chine continentale, notamment les Etats-Unis et l'Australie. L'administration chinoise de l'aviation civile (CAAC) a appelé mercredi ces Etats à lever ces restrictions, pointant leur "répercussion négative" sur le secteur aérien et l'économie mondiale, a indiqué l'agence Chine nouvelle.

Wuhan, épicentre de l'épidémie, continue d'être coupée du monde depuis près de trois semaines. Un cordon sanitaire empêche les entrées et les sorties. Les produits alimentaires et médicaux peuvent cependant passer. Ailleurs en Chine, plusieurs métropoles imposent ou conseillent à leurs habitants de rester chez eux. Des banderoles et des messages diffusés par haut-parleur incitent à porter des masques et à se laver les mains.

Nombre quotidien de morts en baisse

Selon les autorités sanitaires chinoises, le bilan de l'épidémie atteint désormais 1'118 morts (tous en Chine sauf deux) et 45'210 contaminations. Le nombre de nouveaux cas quotidiens rapporté mercredi (2'015) a sensiblement diminué par rapport à celui de la veille (2'478) et de l'avant-veille (3'062). Quant au nombre quotidien de morts (97 mercredi), il a enregistré sa première baisse depuis le 2 février. Il s'élevait mardi à 108. Hors de Chine, les territoires les plus touchés sont désormais Hong Kong (50 cas), Singapour (50 cas également) et la Thaïlande (33).

Au large du Japon, la situation s'est aggravée à bord du paquebot de croisière Diamond Princess, en quarantaine près de Yokohama: 39 nouveaux cas ont été annoncés mercredi, ce qui porte à 174 le nombre de personnes désormais contaminées.

afp/vic

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Xi Jinping confiant, l'OMS moins

Le président chinois Xi Jinping s'est félicité mercredi d'une "évolution positive" de l'épidémie de coronavirus de Wuhan. Il a fait remarquer que le nombre de nouveaux cas diminuait depuis trois jours, malgré un bilan qui dépasse désormais les 1'100 morts. Le pays ne doit toutefois "pas relâcher" sa garde dans cette "grande guerre", a-t-il insisté lors d'une réunion de l'instance dirigeante du Parti communiste.

"Je pense qu'il est aujourd'hui beaucoup trop tôt pour tenter de prédire le commencement, le milieu ou la fin de cette épidémie", a pour sa part réagi le chef du département des urgences sanitaires de l'OMS quelques heures plus tard à Genève. La stabilisation du nombre de nouveaux cas "doit être interprétée avec une extrême prudence. (...) Cette épidémie peut aller dans n'importe quelle direction", a renchéri le chef de l'OMS Tedros Adhanom Ghebreyesus.