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Des essaims de milliards de criquets envahissent l'Afrique de l'Est

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Des essaims de criquets dévastent de larges zones d'Afrique de l'Est / L'actu en vidéo / 1 min. / le 31 janvier 2020
Des essaims de criquets d'une ampleur historique, totalisant plusieurs milliards d'insectes, dévastent depuis plusieurs semaines de larges zones d'Afrique de l'Est.

D'épais nuages de crickets affamés se sont répandus depuis l'Ethiopie et la Somalie jusqu'au Kenya, où l'Agence des Nations Unies pour l'agriculture et l'alimentation (FAO) a estimé qu'un seul de ces essaims couvrait une surface de 2400 km2, la taille du Luxembourg. L'Erythrée et Djibouti sont également touchés.

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Un tel essaim contiendrait quelque 200 milliards de criquets - et chacun dévore chaque jour l'équivalent de son propre poids (deux grammes), soit un total de 400'000 tonnes de nourriture. Il est capable de parcourir 150 kilomètres par jour et de ravager les moyens d'existence des populations rurales dans leur course effrénée pour se nourrir et se reproduire.

L'Ethiopie et la Somalie n'avaient pas vu d'essaims de criquets pèlerins d'une telle ampleur depuis 25 ans, et le Kenya n'avait pas eu à affronter de menace acridienne d'une telle force depuis 70 ans, selon la FAO.

afp/cab

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Des essaims en extension

Si rien n'est fait, le nombre d'insectes ravageurs "pourrait être multiplié par 500 d'ici le mois de juin", envahissant le Soudan du Sud et l'Ouganda, dévastant les cultures sur son passage, dans des zones déjà très vulnérables, a mis en garde l'Agence des Nations Unies pour l'agriculture et l'alimentation (FAO).

Les essaims géants sont entrés au Kenya en décembre, ravageant sur leur passage la prairie du nord et du centre du pays.

Les éleveurs sont le premiers menacés

Si les agriculteurs ont été relativement épargnés, leurs champs ayant déjà été moissonnés, les éleveurs sont frappés de plein fouet par une invasion qui détruit les moyens de subsistance de leurs animaux, déjà mis à rude épreuve par trois années de sécheresse.

Si la menace des criquets n'a pas été jugulée d'ici le début de la prochaine saison de semis, aux alentours de mars, les agriculteurs pourraient voir leurs champs anéantis.