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Le démantèlement de la centrale de Fukushima est encore différé

Une image du réacteur 3 de la centrale de Fukushima Daiichi, le 19 février 2018. [Nicolas Datiche - Keystone/epa]
Calendrier de démantèlement décalé à la centrale Fukushima Daiichi / Le Journal horaire / 29 sec. / le 27 décembre 2019
Le Japon a décidé vendredi de différer de quatre à cinq ans une partie des tâches délicates prévues à la centrale de Fukushima Daiichi, signe des difficultés pour venir à bout des conséquences de l'accident nucléaire de mars 2011.

Initialement prévu pour débuter en 2023, le retrait du combustible usé de la piscine de stockage du réacteur numéro 1 ne commencera pas avant 2027 ou 2028, et celui du réacteur 2 est aussi différé à une fenêtre allant d'avril 2024 à mars 2026.

Chacune de ces tâches doit durer deux ans.

Des travaux plus compliqués que prévu

TEPCO a publié cette image prise par un robot télescopique de combustible fondu à l'intérieur de l'Unité 2 du réacteur de Fukushima Daiichi (décembre 2019). [Tokyo Electric Power Co. - Keystone/ap]TEPCO a publié cette image prise par un robot télescopique de combustible fondu à l'intérieur de l'Unité 2 du réacteur de Fukushima Daiichi (décembre 2019). [Tokyo Electric Power Co. - Keystone/ap]Les autorités et la compagnie Tokyo Electric Power Co. (Tepco) qui gère le démantèlement, se rendent compte au fil des avancées que les travaux sont bien plus compliqués que prévu: "Le retrait du combustible usé est en cours dans la piscine du réacteur 3, et c'est une succession de problèmes."

"Le procédé industriel mis en œuvre est très complexe et il est difficile de faire des prévisions. Le plus important, c'est la sécurité des travailleurs", a insisté le ministre japonais de l'Industrie.

Pour le moment, le gouvernement et Tepco estiment que le démantèlement complet de la centrale prendra une quarantaine d'années.

Nombre de spécialistes jugent toutefois que compte tenu de l'état du site, l'échéancier est difficilement tenable.

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Etat catastrophique

Le tsunami du 11 mars 2011 a ravagé les installations, provoqué la fusion des cœurs de trois des six réacteurs de la centrale, en mettant hors service les systèmes de refroidissement.

Jeudi, l'Autorité japonaise de sûreté nucléaire a diffusé des images de l'intérieur du bâtiment principal du réacteur 3, entrailles où aucune intervention humaine n'a été réalisée depuis plus de huit ans.

Une capture d'écran des images diffusées par l'autorité japonaise de régulation nucléaire à l'intérieur de l'Unité 3 de la centrale de Fukushima (décembre 2019). [Nuclear Regulation Authority Japan - NHK-World]Une capture d'écran des images diffusées par l'autorité japonaise de régulation nucléaire à l'intérieur de l'Unité 3 de la centrale de Fukushima (décembre 2019). [Nuclear Regulation Authority Japan - NHK-World]

Une explosion s'était produite dans ce bâtiment et l'intérieur s'avère être dans un état catastrophique, avec des portes fracassées, des décombres partout, des tuyauteries déchiquetées et des niveaux d'expositions aux radiations extrêmement élevés.

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afp/sjaq

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