Modifié le 27 décembre 2019 à 21:27

Des dizaines de victimes dans des attaques djihadistes au Burkina Faso

Après une attaque au centre de Ouagadougou, au Burkina Faso, en 2018 (image d'illustration).
Une attaque djihadiste fait 35 victimes, surtout des femmes, au Burkina Faso Le 12h30 / 1 min. / le 25 décembre 2019
Trente-cinq civils, dont 31 femmes, ont été tués mardi dans une attaque djihadiste à Arbinda, dans le nord du Burkina Faso, une des plus meurtrières de l'histoire de ce pays sahélien. Le groupe Etat islamique a revendiqué l'attaque deux jours après.

C'est le président burkinabè Roch Kaboré en personne, à qui a souvent été reproché son manque de poigne face aux groupes djihadistes, qui a annoncé sur Twitter le macabre bilan de la première attaque, qualifiée de "barbare".

Quatre soldats et trois gendarmes ont également péri, et "80 terroristes ont été neutralisés" (tués), selon le président et l'état-major des armées burkinabè, qui avait annoncé l'attaque plus tôt dans un communiqué.

Revendication

Les djihadistes de la Province d'Afrique de l'Ouest de l'Etat islamique (PAOEI) ont revendiqué dans un communiqué diffusé vendredi l'attaque d'un poste militaire du nord du Burkina Faso qui a coûté la vie mardi à 35 civils et à sept soldats.

Le mouvement précise qu'un de ses membres a commis un attentat suicide à la voiture piégée dans l'enceinte de la base d'Arbinda, située dans la province du Soum.

Mardi matin, "un nombre important de terroristes ont attaqué simultanément le détachement militaire et les populations civiles d'Arbinda", dans la province du Soum, selon l'état-major des armées. L'attaque, d'une "rare intensité", a duré "plusieurs heures".

"Dans leur fuite, les terroristes ont lâchement assassiné 35 civils, dont 31 femmes, et blessé six personnes", a précisé le ministre de la communication.

Une des attaques les plus meurtrières

Il s'agit d'une des attaques les plus meurtrières qu'ait connues ce pays pauvre d'Afrique de l'Ouest, en proie depuis 2015 à des attaques djihadistes récurrentes, comme ses voisins le Mali et le Niger.

Le président Kaboré a salué "l'engagement et la bravoure" des Forces de défense et de sécurité, qui ont "repoussé l'attaque contre le détachement d'Arbinda". "Une centaine de motos, de l'armement et des munitions en grande quantité ont également été récupérés", selon l'état-major.

Le Burkina Faso suit un deuil national de deux jours, mercredi et jeudi, après l'attaque d'Arbinda.

Autre attaque dans la nuit de mardi à mercredi

Une dizaine de soldats burkinabé ont également été tués dans la nuit de mardi à mercredi lors d'une seconde attaque contre un détachement militaire, ont rapporté mercredi à l'AFP des sources sécuritaires.

Selon elles, "une dizaine de militaires ont été tués dans cette embuscade qui a eu lieu à Hallalé", localité située près de Tongomael dans la province du Soum, la même région où s'est produite mardi matin l'attaque d'Arbinda. Plusieurs terroristes auraient été "neutralisés."

Plus de 700 morts

Depuis 2015, les attaques djihadistes au Burkina ont fait plus de 700 morts et environ 560'000 déplacés et réfugiés, d'après les Nations unies.

>> Interview de Philippe Randin, directeur de l’ONG Nouvelle Planète, dans Forum:

Philippe Randin, directeur de l'ONG "Nouvelle Planète".
echo-solidaire.org
Forum - Publié le 25 décembre 2019

afp/pym

Publié le 25 décembre 2019 à 22:33 - Modifié le 27 décembre 2019 à 21:27