Modifié le 20 décembre 2019 à 14:46

Le Brexit de Johnson de retour devant le Parlement britannique

Le Premier ministre britannique Boris Johnson entend soumettre l'accord de Brexit au vote du Parlement de Westminster avant Noël.
Le Brexit de Johnson de retour devant le Parlement britannique Le 12h30 / 2 min. / le 20 décembre 2019
Après trois reports du Brexit, trois ans et demi de crise politique et deux élections, les députés britanniques entament vendredi l'adoption de l'accord de sortie de l'Union européenne négocié par Boris Johnson. De quoi ouvrir la voie à un divorce fin janvier.

A la tête d'une majorité de 365 députés sur 650 sièges à la Chambre des communes depuis son écrasante victoire aux législatives du 12 décembre, le Premier ministre conservateur devrait cette fois sans difficulté obtenir le soutien des parlementaires, largement acquis à sa cause de réaliser le Brexit. Le texte doit être voté en deuxième lecture vendredi en début d'après-midi à Westminster en vue d'une adoption finale après les fêtes.

Vers une sortie le 31 janvier

Après l'assentiment de la reine, il ne restera alors plus qu'au Parlement européen de le ratifier pour que le Royaume-Uni sorte de l'Union européenne le 31 janvier après 47 ans d'une vie commune mouvementée. Pour Boris Johnson, ce jour est celui de la réalisation de la "promesse faite au peuple britannique" que le vote sur le Brexit soit "emballé pour Noël", selon une déclaration transmise par ses services.

>> Lire : Boris Johnson place le Brexit et la santé en tête de son programme législatif

Le chef du gouvernement conservateur, au pouvoir depuis la fin juillet, a fait du Brexit la priorité numéro un de son programme, détaillé par la reine Elizabeth II jeudi lors de son traditionnel discours organisé lors d'une nouvelle session parlementaire.

ats/asch

Publié le 20 décembre 2019 à 11:41 - Modifié le 20 décembre 2019 à 14:46

Période de transition

Le texte que soumet Boris Johnson au Parlement prévoit une période de transition jusqu'au 31 décembre 2020, pendant laquelle les Britanniques continueront d'appliquer les règles européennes et d'en bénéficier. Ils verseront leur contribution financière, mais sans siéger dans les institutions ni participer aux décisions.

Le projet de loi prévoit également de permettre à la justice britannique le pouvoir de revenir sur les décisions de la Cour européenne de Justice