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Fin du programme de rachat d'armes à feu en Nouvelle-Zélande

Des armes dans un magasin de Christchurch, en Nouvelle-Zélande. [Jorge Silva - Reuters]
Fin du programme de rachat des armes semi-automatiques en Nouvelle-Zélande / La Matinale / 1 min. / le 20 décembre 2019
Un programme de rachat d'armes à feu semi-automatiques lancé en Nouvelle-Zélande après l'attaque de Christchurch en mars s'est achevé vendredi. La police a récupéré plus de 56'000 armes, mais de nombreux fusils désormais illégaux seraient encore en circulation.

Seulement neuf jours après les attentats contre les mosquées de Christchurch, qui ont fait 51 morts en mars dernier, le gouvernement néo-zélandais avait prohibé la possession de fusils semi-automatiques, comme celui utilisé par le tireur présumé.

La mise en place d'un programme de rachat accompagné d'une amnistie est l'un des éléments-clé de cette interdiction. Cette mesure permettait aux propriétaires qui ramenaient leurs armes d'être défrayés sans se voir poser aucune question.

"Pas de prolongation"

"Il n'y aura pas de prolongation: toute personne possédant une arme désormais illégale pourra perdre son permis d'armes à feu et pourrait être condamnée à une peine d'emprisonnement pouvant aller jusqu'à cinq ans", a souligné la police néo-zélandaise.

Selon elle, 56'350 armes ont été rendues et quelque 188'000 pièces détachées. Mais seul un tiers des quelque 170'000 armes en circulation aurait été ramené, selon des chiffres cette fois non confirmés par la police.

Vers un registre des armes

Le gouvernement travaille à présent sur une deuxième salve de réformes, avec notamment l'instauration d'un registre des armes. Cela permettrait de savoir précisément où est chaque arme à feu dans le pays et de s'assurer que seules des personnes habilitées en sont propriétaires.

Ainsi, ne pourraient pas obtenir d'armes à feu les personnes condamnées pour des crimes violents, qui promeuvent l'extrémisme ou présentent une fragilité mentale, dont les personnes ayant déjà tenté de se suicider.

jvia avec ats

Reportage à Wellington: Richard Tindiller

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