Modifié le 09 décembre 2019 à 12:48

Prison avec sursis pour Jean-Luc Mélenchon après son coup de sang

Jean-Luc Mélenchon répond aux journalistes après le verdict.
Jean-Luc Mélenchon condamné à trois mois de prison avec sursis Le Journal horaire / 23 sec. / le 09 décembre 2019
Le dirigeant de la France insoumise Jean-Luc Mélenchon a été condamné lundi à trois mois de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Bobigny. Il a été sanctionné pour rébellion et provocation lors de la perquisition agitée au siège de son parti en octobre 2018.

Le juge a suivi les réquisitions du parquet et Jean-Luc Mélenchon devra également s'acquitter d'une amende de 8000 euros. Le député Bastien Lachaud, l'eurodéputé Manuel Bompard, le président de l'association "L'Ere du peuple" Bernard Pignerol et Muriel Rozenfeld, l'attachée de presse du mouvement, sont quant à eux condamnés à des amendes entre 2000 et 7000 euros.

"C'est un jugement politique", a réagi à la sortie de l'audience Jean-Luc Mélenchon, qui espérait être relaxé. Selon lui, cela vient clore "un feuilleton judiciaire inventé par (la Garde des Sceaux Nicole) Belloubet et (le président Emmanuel) Macron".

Seul le député Alexis Corbière a été relaxé après la perquisition houleuse menée le 16 octobre 2018 au siège de la France insoumise dans le cadre de deux enquêtes préliminaires du parquet de Paris: sur les comptes de la campagne présidentielle de 2017 et sur les conditions d'emploi d'assistants d'eurodéputés du parti.

"La République c'est moi"

Devant les caméras de télévision, Jean-Luc Mélenchon s'était opposé avec virulence à la perquisition. Il avait alors appelé ses proches à "enfoncer la porte" pour entrer dans les locaux où la perquisition était en cours.

Il avait notamment affirmé: "La République c'est moi". On le voyait également bousculer un représentant du parquet ainsi qu'un policier qui tentait de s'interposer.

ats/gma

Publié le 09 décembre 2019 à 11:40 - Modifié le 09 décembre 2019 à 12:48