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Les émeutes au Chili font quinze morts, le président réunit les partis

Violentes émeutes à Santiago, au Chili. [Esteban Felix - AP Photo/Keystone]
De violentes émeutes contre les conditions sociales paralysent toujours le Chili / Le 12h30 / 1 min. / le 22 octobre 2019
Le président chilien Sebastian Piñera réunit mardi les partis politiques pour tenter de trouver une issue à la violente crise sociale qui secoue le Chili depuis cinq jours, née de protestations contre la hausse des prix des transports. Au moins quinze personnes ont trouvé la mort.

Les manifestations ont débuté vendredi pour protester contre une hausse du ticket de métro. La mesure a été suspendue par le président mais les émeutes se sont poursuivies, nourries par la colère face aux conditions socio-économiques et aux inégalités.

Alors que de nouvelles manifestations et des grèves étaient annoncées, le président conservateur qui jugeait dimanche son pays "en guerre" a changé de ton. Lundi soir, dans un message à la nation, il a annoncé une réunion avec l'ensemble des forces politiques.

Couvre-feu

"Demain, je me réunirai avec les présidents des partis, aussi bien du gouvernement que de l'opposition, pour explorer et j'espère avancer vers un accord social qui nous permette de nous rapprocher tous unis, avec rapidité, efficacité et responsabilité, vers de meilleures solutions aux problèmes qui affectent les Chiliens", a déclaré le chef de l'Etat.

Les quelque 7,5 millions d'habitants de Santiago ont passé une troisième nuit sous couvre-feu. Le bilan des morts dans des incendies et des pillages est monté à quinze mardi. Un total de 239 civils ont été blessés, ainsi qu'une cinquantaine de policiers et militaires. Plus de 2000 personnes ont été arrêtées, selon un dernier bilan.

Militaires dans les rues

L'état d'urgence en vigueur depuis vendredi soir dans la capitale est également appliqué à neuf autres des 16 régions du pays. Près de 10'000 policiers et soldats sont déployés. C'est la première fois que des militaires patrouillent dans les rues depuis la fin de la dictature du général Augusto Pinochet (1973-1990).

Les manifestations pourraient s'amplifier avec l'appel lancé par la Centrale unitaire de travailleurs (CUT), la plus grande confédération syndicale du pays, et 18 autres organisations ont appelé à des grèves et manifestations pour mercredi et jeudi à Santiago.

afp/gma

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