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Emmanuel Macron appelle à "faire bloc" contre l'islamisme après la tuerie

Emmanuel Macron a rendu hommage aux quatre fonctionnaires de la Préfecture de police de Paris tués.
Le président Macron appelle à "faire bloc" contre l'islamisme Le Journal horaire / 19 sec. / mardi à 14:00
Le président français Emmanuel Macron a promis mardi "un combat sans relâche" contre "le terrorisme islamiste". Il a rendu hommage aux quatre fonctionnaires de la préfecture de police de Paris tués par un collègue radicalisé jeudi dernier.

Le chef de l'État, accompagné notamment du Premier ministre Edouard Philippe, s'est exprimé en fin de matinée devant les cercueils alignés dans la cour de la préfecture, où l'auteur de l'attentat, un informaticien, a été abattu après avoir poignardé ses collègues.

Ils "sont tombés sous les coups d'un islam dévoyé et porteur de mort qu'il nous revient d'éradiquer", a-t-il lancé, en appelant "la nation toute entière" à "se mobiliser" face à "l'hydre islamiste", à "faire bloc" en bâtissant "une société de vigilance".

Clé USB

Selon le quotidien Le Parisien, les services antiterroristes ont mis la main sur une clé USB contenant des vidéos de propagande du groupe djihadiste État islamique et des coordonnées de collègues. Cette clé a été retrouvée dans le bureau de l'agresseur, selon une source proche du dossier.

Les enquêteurs cherchent d'éventuels complices dans les milieux radicaux et à éclaircir la nature des informations auxquelles l'assaillant a pu avoir accès à la préfecture de police, où il travaillait depuis 2003, "là même où l'État traque terroristes et criminels", a souligné Emmanuel Macron.

Les forces de l'ordre figurent parmi les objectifs récurrents des organisations djihadistes, alors que les attentats islamistes ont fait, avec cette dernière attaque, 255 morts en France depuis 2015. Les victimes de la préfecture, trois hommes et une femme, ont été décorés de la Légion d'honneur mardi, à titre posthume, par le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner, devant quelques centaines de personnes rassemblées sous la pluie.

"C'est bien fait"

Depuis l'attaque, beaucoup cherchent à comprendre comment le tueur a pu passer sous les radars de détection. Selon le ministère, il avait donné des signes de possible radicalisation au sein de la direction du renseignement de la Préfecture de police (DRPP) qui l'employait.

Selon un rapport interne de la DRPP, l'informaticien, qui était habilité secret défense, aurait déclaré à deux collègues "C'est bien fait" après l'attentat djihadiste en janvier 2015 contre l'hebdomadaire Charlie Hebdo (12 morts), mais ces derniers n'ont pas transmis de signalement écrit à leur hiérarchie. "Les signaux d'alerte auraient dû être suffisants pour déclencher une enquête en profondeur", a accusé Christophe Castaner.

ats/gma

Publié mardi à 15:00 - Modifié samedi à 08:27