Publié mardi à 11:52

A Hong Kong, l'exécutif n'écarte pas l'idée d'appeler la Chine à l'aide

Carrie Lam.
A Hong Kong, l'exécutif n'écarte pas l'idée d'une aide chinoise Le Journal horaire / 13 sec. / mardi à 10:00
La cheffe de l'exécutif hongkongais, Carrie Lam, a indiqué mardi qu'elle n'écarterait pas la possibilité d'accepter l'aide de Pékin pour résoudre la crise politique dans son territoire, qui est face à une contestation de plus en plus violente de la mouvance pro-démocratie.

Alors que les Hongkongais ont repris mardi le travail après un week-end prolongé, Carrie Lam, qui est une des cibles de la colère des manifestants, a estimé que son gouvernement était capable de régler cette crise. Mais elle a ajouté qu'elle pourrait appeler Pékin à la rescousse si la situation dérapait encore.

"A ce stade, je suis toujours convaincue que nous devons trouver une solution nous-mêmes. C'est aussi la position du gouvernement central qui pense que Hong Kong doit affronter seul le problème", a-t-elle expliqué lors de sa conférence de presse hebdomadaire. "Mais si la situation devient très grave, alors aucune option ne peut être exclue si nous voulons que Hong Kong ait une deuxième chance."

Inculpations pour port de masque prohibé

La région semi-autonome du sud de la Chine est depuis quatre mois le théâtre de manifestations et d'actions quasi quotidiennes qui ont encore dégénéré ces derniers jours en des affrontements entre policiers et radicaux, lesquels se sont en outre livrés à des actes généralisés de vandalisme.

La récente flambée de violences a suivi la décision annoncée vendredi par Carrie Lam d'invoquer une vieille loi d'urgence remontant à l'époque coloniale pour interdire le port du masque lors des manifestations.

Des dizaines de milliers de manifestants ont manifesté ces trois derniers jours le visage masqué pour réaffirmer qu'ils ne respecteraient pas la mesure. A ce stade, un étudiant et une femme de 38 ans ont été inculpés lundi pour port de masque prohibé, et libérés sous caution.

afp/vkiss

Publié mardi à 11:52